A111 Shrek, spectacle Hollywoodien pour enfants.
Source http://www.crossroad.to/articles2/Shrek.htm
Shrek est une production de "Dream Works", un jeune studio hollywoodien qui veut être "réellement créatif" et résolument différent des studios Disney. C'est un film d'animation de 90 minutes, réalisé par Andrew Jackson, qui fait appel à la haute technologie, utilisant des images de synthèse et des techniques proches de celles du jeu vidéo. Il a été présenté au festival de Cannes en mai 2001, au moment où il sortait en salle aux Etats-Unis. Dès juillet 2001, il était distribué dans les salles de cinéma françaises. Il est également disponible maintenant sous forme de vidéo-cassettes et de DVD. (Le DVD est en partie interactif.)
Dream Works, qui produit aussi des CD de musique et des spectacles télévisés, prépare actuellement "Shrek 2".
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Dans cette histoire, située dans un cadre médiéval, une sorcière a envoûté la Princesse Fiona, et cette malédiction pourra être ôtée seulement par le baiser de son amant. La Princesse Fiona est enfermée dans une tour sous la garde d'un dragon, et elle attend son héros.
Pendant ce temps, un ogre nommé Shrek, individu malodorant, et un âne bavard font connaissance. Ces deux êtres sont des "exclus", esseulés dans l'univers hostile du seigneur des lieux, Lord Farquaad. On a l'impression que jamais ils n'arriveront à s'entendre. Shrek est amer et solitaire ; quant à l'âne, c'est un casse-pieds et une "grande gueule". Cependant la quête chevaleresque pour arracher la princesse aux griffes du dragon cracheur de feu finit par créer entre eux un attachement indéfectible. A la fin de leur périple, les quatre victimes (les quatre exclus), deviennent une équipe victorieuse.
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Tout au long du spectacle, les spectateurs de "Shrek" entendent bien des grossièretés inutiles. Les jurons et les plaisanteries malsaines font penser aux dessins animés récents de Disney. Hollywood s'emploie, dirait-on, à répandre l'idée que plus on est grossier, plus on est "cool", et que la muflerie est vraiment à l'ordre du jour. Très réceptif à ce message, le monde continue à mettre sens dessus-dessous les valeurs traditionnelles.
Dans son article intitulé : "Fractured Fairy Tale" (Conte féerique brisé) du 18/05/01 dans le "San Francisco Chronicle", le critique de cinéma Mick LaSalle écrit ceci : "Quoique 'Shrek' se déroule dans un univers fantastique, ce dessin animé met en scène des attitudes caractéristiques de notre monde actuel. Quoiqu'il relate, au fond, une histoire plus honnête et plus chaleureuse que la plupart des dessins animés, il a des aspects cassants, blessants, et parfois caustiques".
On retrouve cette attitude autoritaire chez la princesse, experte en kung-fu (art martial). Elle remet les pendules à l'heure pour Robin des Bois et ses compagnons : "Pillons les riches et distribuons leurs biens aux pauvres". On retrouve les mêmes caractéristiques chez l'âne, qui lorsqu'il voit se profiler l'amour, déclare qu'il est temps "de se réveiller et de flairer les phéromones." On la retrouve dans la bande-son, quand la chanteuse Joan Jett déclare qu'elle "se fout éperdument de sa mauvaise réputation."
C'est une attitude qui se moque du "socialement correct" et ouvre la porte à la cruauté. Quand l'ogre, insensible comme à l'habitude, souffle dans une grenouille pour la transformer en ballon, la princesse Fiona emboîte aussitôt le pas. Faisant fi de toute douceur féminine, elle saisit un serpent et le tord pour en faire un ballon en forme de chien. Cette jolie princesse ne semble pas demander mieux que de prendre modèle sur les comportements de son grossier chevalier servant. Elle se met à lui ressembler de plus en plus.
"Voyez le caractère démagogique et cynique de certains des spectacles destinés aujourd'hui aux très jeunes enfants, par exemple "Le retour de la Momie", "Le Conte du Chevalier", ou "Shrek". Au lieu de proposer des histoires merveilleuses qui seront l'occasion d'un dépaysement véritable, ces nouveaux films démagogiques exaltent un monde déjà bien connu des enfants et font usage de repères qu'ils se sont déjà donnés : ils produisent de l'autosatisfaction." (cité de Hollywood's Ploy Story)
Ce conte en appelle aussi à la compassion humaine et conduit le spectateur à s'identifier, non aux gens ordinaires, mais à ceux qui sont indisciplinés, vulgaires, rebelles à toute règle, et à ceux qui parlent trop ou trop peu.
D'une façon générale, à l'heure actuelle, on pousse la jeunesse à choisir ses propres valeurs, à vibrer à l'unisson avec les masses opprimées. Notre jeunesse devient insensible dans bien d'autres domaines, en particulier en tout ce qui permet d'avoir une pensée juste sur Dieu. Il existe des travaux démontrant que les choses imaginées et l'expérience virtuelle laissent dans les mentalités des marques durables. Ces "souvenirs du virtuel" et les sentiments auxquels ils donnent naissance modifient les valeurs bien plus facilement que ne le font les expériences réelles.
Les animations extraordinaires de Dream Works engendrent l'empathie (mode de connaissance d'autrui qui fait appel à l'intuition et permet de se mettre à la place de quelqu'un d'autre) face aux émotions des personnages. De même, Joanne K. Rowling (auteur des livres Harry Potter) fait vivre à ses lecteurs des expériences imaginaires à l'Ecole des Sorciers en utilisant des procédés littéraires particulièrement séducteurs. Voilà pourquoi les "fans" de Harry Potter dans le monde entier ont appris à aimer la sorcellerie et à ressentir (dans leur imagination) les frissons d'effroi qu'elle produit.
Bien qu'il semble plus difficile de s'identifier aux personnages d'un conte de fées comme Shrek, le caractère séducteur n'en est pas moins puissant. Certains s'identifieront avec l'arrogant Lord Farquaad (seigneur local), qui met sa foi dans la puissance divinatoire d'un miroir magique. D'autres prendront plaisir à s'identifier avec la princesse Fiona dans sa cruauté lorsqu'elle chante un duo avec un oiseau qui se désintègre.
Ce qui semblerait être le meilleur moment, dans ce dessin animé, c'est celui où l'ogre Shrek est saisi d'un authentique remords quand on lui montre sa méchanceté. "Est-ce que tu peux me pardonner ?" demande-t-il à son ami l'âne. Oui, il éprouve du regret quand on dénonce sa culpabilité. Mais ne confondons pas de tels remords avec la repentance.
La repentance est un don, c'est une conviction de péché communiquée par le Saint Esprit à ceux qui sont d'accord pour reconnaître la vraie nature du péché, et pour s'en détourner par la grâce de Dieu afin de suivre le Seigneur. Cette grâce-là n'a aucune place dans les mondes mythiques de Shrek ou d'Harry Potter.
La clé de la victoire selon Dieu, ce n'est pas simplement de regretter nos péchés et d'essayer de mieux nous comporter. C'est de connaître Jésus-Christ tel qu'Il est réellement, et non au travers du filtre des vaines distractions qu'on nous présente aujourd'hui. C'est de recevoir Sa vie, de vivre de Sa force, et d'apprendre les valeurs de Sa Parole, loin des "valeurs" d'Hollywood.
Les trois premiers versets du Psaume 1 éclairent cette différence :
"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants,
Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs
Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs,
Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Eternel,
Et qui la médite jour et nuit !
Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau,
Qui donne son fruit en sa saison,
Et dont le feuillage ne se flétrit point :
Tout ce qu'il fait lui réussit."
La réussite dont il est question ici se rapporte à quelque chose de bien plus élevé que la simple réussite humaine. Elle n'exclut pas la douleur, la pauvreté, la solitude et le rejet, ces maux de la société sur lesquels Shrek et le système mondialiste actuel attirent notre attention. Il s'agit de ce que Dieu dit à Son peuple : "Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans ta faiblesse." (2 Corinthiens 12:9). Ceux qui suivent le Seigneur Jésus le savent bien : tous les spectacles du monde ne peuvent en rien se comparer à la paix et à la joie qu'on découvre dans les richesses spirituelles de Dieu. Il y a là un trésor éternel que les masses, aujourd'hui, ne peuvent pas même imaginer.
Parents chrétiens, avant de montrer un film ou un dessin animé à vos enfants, demandez au Seigneur si vos enfants vont se faire du bien en regardant ces choses, ou s'ils vont être influencés par un autre esprit, un esprit méchant, destructeur.