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A172 Réponses à  des Catholiques (4/5)

Article de Joe Mizzi.

Source http://www.justforcatholics.com

Joe Mizzi est Maltais, et exerce un ministère auprès des Catholiques, notamment de ceux qui veulent être sauvés.

Question 20 : Je suis un Catholique très fervent. Je suis entièrement à Jésus, et je veux donner ma vie à Jésus. Mais y a-t-il quelque signe qui pourrait me dire si la Religion Catholique est vraie ou fausse ?

Réponse de Joe Mizzi :

Je peux constater l'amour évident que vous avez pour Jésus ! J'en remercie le Seigneur, et je Le prie qu'Il fasse grandir en vous cet amour de plus en plus. Nous ne pourrons jamais assez aimer Jésus !

Je vous félicite pour votre attitude. Vous croyez, mais vous êtes assez courageux pour poser des questions concernant votre foi. Comme Marie, quand l'ange Gabriel lui a dit qu'elle aurait un Fils. Elle a cru, puis elle lui a demandé comment cela pourrait se faire, puisqu'elle n'était pas mariée. J'espère, et je prie, que vous continuerez à chercher, et à poser des questions concernant la foi en Jésus-Christ. "Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon" (1 Thessaloniciens 5 :21). Dieu bénira vos recherches, et vous donnera une foi plus forte et plus mûre.

En fait, ce que vous me demandez, c'est ceci : "Comment, par quelle méthode, puis-je éprouver et examiner ma foi ? Dois-je m'attendre à recevoir un signe de Dieu ?"

Non. Vous n'avez besoin d'aucun signe. Car si vous receviez un signe surnaturel, comment pourriez-vous savoir s'il ne s'agit pas d'un signe mensonger, envoyé par l'ennemi de nos âmes ? Nous avons un meilleur et plus sûr moyen de connaître la vérité concernant les doctrines de notre religion.

Je suis sûr que vous vous rappelez, dans les Evangiles, que Jésus a souvent enseigné et discuté avec les Juifs. Très souvent, le problème était celui de la vérité. Ils voulaient savoir si Jésus et Ses enseignements venaient vraiment de Dieu. Ils voulaient connaître la véritable religion. Et voici comment Jésus agissait c: Il confrontait toujours les gens aux Saintes Ecritures. A Son époque, il n'y avait que les écrits de l'Ancien Testament. Jésus leur disait : "Il est écrit…" Pour Jésus, cela réglait la question !

Je vais vous donner un exemple. On a posé à Jésus une question sur la résurrection. Les Sadducéens ne croyaient pas en la résurrection. Voici la réponse de Jésus :

"Jésus leur répondit : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit : Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n'est pas Dieu des morts, mais des vivants" (Matthieu 22 :29-32).

Notez tout d'abord qu'ils étaient dans l'erreur parce qu'ils ne connaissaient pas les Ecritures. Si vous voulez connaître la vérité, pour tout ce qui touche à des questions spirituelles, vous devez connaître la Sainte Bible. Ensuite, Jésus faisait uniquement référence aux Ecritures en discutant avec les Juifs pour leur montrer qu'ils étaient dans l'erreur. Il leur dit : "N'avez-vous pas lu… ?"

Jésus vous dirait la même chose. Si vous voulez connaître la vérité, si vous voulez savoir si une doctrine particulière est vraie ou non, lisez la Bible. Vérifiez vous-même dans la Bible ! C'est là que vous trouverez instruction et correction !

Question 21 : Dans la Bible, nous lisons que des familles entières ont été baptisées ensemble. Il est probable qu'il y avait aussi des bébés dans ces familles. C'est donc une bonne preuve en faveur du baptême des enfants !

Réponse de Joe Mizzi :

Il y a quatre passages dans la Bible qui nous parlent de baptêmes de familles entières. Mais aucun d'entre eux ne prouve clairement que des bébés aient été baptisés :

  • "Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies. L'une d'elles, nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thyatire, était une femme craignant Dieu, et elle écoutait. Le Seigneur lui ouvrit le cœur, pour qu'elle fût attentive à ce que disait Paul. Lorsqu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande : Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et elle nous pressa par ses instances" (Actes 16 :13-15).
  • "Alors le geôlier, ayant demandé de la lumière, entra précipitamment, et se jeta tout tremblant aux pieds de Paul et de Silas ; il les fit sortir, et dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille. Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui étaient dans sa maison. Il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens. Les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il avait cru en Dieu" (Actes 16 :29-34).
  • "Cependant Crispus, le chef de la synagogue, crut au Seigneur avec toute sa famille. Et plusieurs Corinthiens, qui avaient entendu Paul, crurent aussi, et furent baptisés" (Actes 18 :8).
  • "J'ai encore baptisé la famille de Stéphanas ; du reste, je ne sache pas que j'aie baptisé quelque autre personne" (1 Cor. 1 :16).

Vous pouvez immédiatement constater qu'aucun de ces passages ne prouve que des bébés aient été baptisés. Au mieux, ils pourraient simplement indiquer la possibilité que des petits enfants aient été baptisés, car il est possible que ces familles comportaient des enfants ou des bébés. Dans le cas du geôlier, il fut baptisé, lui et sa famille. Mais il est aussitôt ajouté : "Et il se réjouit avec toute sa famille de ce qu'il avait cru en Dieu". Cela signifie que toute sa famille crut en Dieu. Tous ceux qui ont été baptisés ont cru, ce qui signifie que ceux qui ont été baptisés ne pouvaient pas être des bébés, qui ne peuvent pas croire.

Dans le cas de Crispus, il est clairement écrit qu'il "crut au Seigneur avec toute sa famille".

Ces passages qui nous parlent de baptêmes en famille ne constituent donc pas des arguments très forts et conclusifs en faveur du baptême des bébés. Deux de ces passages, loin de démontrer le baptême des bébés ou des petits enfants, démontrent clairement que le baptême a suivi la foi personnelle en Jésus-Christ.

Question 22 : Que disent les Ecritures à propos du baptême ?

Réponse de Joe Mizzi :

Le baptême est un sujet qui provoque beaucoup de controverses. Qui doit être baptisé ? De quelle manière baptiser ? Et, ce qui est plus important, quelle est la signification du baptême ?

J'aimerais parler brièvement de cette question fondamentale : Est-ce que le baptême est la cause, l'instrument du salut, ou est-il le signe que l'on est sauvé ? En d'autres termes, est-ce que l'on est sauvé par le baptême, ou ne doit-on baptiser que ceux qui ont été préalablement sauvés ?

L'Eglise Catholique enseigne que le baptême est l'instrument du salut, et que c'est le rite du baptême d'eau qui procure la justification et la régénération.

"Par le baptême, tous les péchés sont pardonnés, le péché originel et tous les péchés personnels… Non seulement le baptême purifie de tous les péchés, mais il fait aussi du néophyte une nouvelle créature" (Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphes 1263 et 1265).

En outre, selon l'enseignement de l'Eglise Catholique, le baptême agit "ex opere operata", c'est-à-dire par le fait même que l'acte du baptême ait été accompli (Catéchisme, paragraphes 1127 et 1128). Cela permet donc d'administrer efficacement le baptême à des bébés, et d'affirmer qu'ils sont donc nés de nouveau et purifiés du péché originel, même s'ils ne peuvent pas exercer leur foi personnelle en Christ.

Je suis convaincu que cette doctrine catholique ne peut être prouvée par la Bible. En revanche, une étude des références bibliques concernant le baptême d'eau montre que, dans l'Eglise apostolique, le baptême était administré après la conversion, c'est-à-dire à ceux qui avaient entendu l'Evangile, qui s'étaient repentis, et qui avaient cru en Christ. La Bible enseigne que ceux qui croient en Christ sont nés de nouveau et pardonnés. Il est donc impossible que le baptême, en lui-même, soit l'instrument de la régénération et de la justification. Le baptême est nécessairement le signe d'une réalité qui précède l'acte lui-même.

Pour prouver mes affirmations, je dirai ceci :

  1. Le baptême d'eau était toujours administré à des gens qui s'étaient d'abord convertis.
  2. On peut vérifier cette vérité en lisant les passages suivants : Matthieu 28 :19 ; Marc 16 : 15-16 ; Actes 2 :38 ; 2 :41 ; 8 :12-13 ; 8 :36-37 ; 10 :47-48 ; 16 :14-15 ; 16 :32-34 ; 18 :8 ; 19 :4-5 ; 22 :16 ; 1 Pierre 3 :21. Remarquez l'emploi de mots tels que "repentance", "croire", "foi", et "invoquer le nom du Seigneur". Tous ces mots décrivent une conversion préalable à Christ.

  3. Tous ceux qui se repentent et qui croient en Christ sont nés de nouveau et pardonnés.
  4. Ceci est enseigné partout dans la Bible. Par exemple : "Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui" (1 Jean 5 :1). Et encore : "Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ" (Romains 5 :1).

    Ainsi, quand un Chrétien obéit à l'ordre du Seigneur et entre dans l'eau du baptême, il est déjà né de nouveau et justifié, puisqu'il a déjà "cru", et qu'il est dans la foi. Il est clair que le baptême ne peut pas être la cause de sa régénération, ni de sa justification.

  5. Aucun passage biblique ne peut être vraiment invoqué pour défendre une autre position.
  6. Certains versets de la Bible semblent enseigner que le baptême donne la purification des péchés. Toutefois, un examen plus attentif montre qu'il n'en est rien.

    Dans Actes 22 :16, nous lisons qu'Ananias dit à Paul : "Et maintenant, que tardes-tu ? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur" (Actes 22 :16). Certains en concluent trop rapidement que c'est le baptême qui lave des péchés. Toutefois, grammaticalement, "lavé de tes péchés" est rattaché à "en invoquant le nom du Seigneur", pas à "sois baptisé". Quand quelqu'un invoque le nom du Seigneur pour être sauvé, il est purifié de ses péchés. Le baptême est alors le signe visible de la purification de ses péchés.

    De même, dans 1 Pierre 3 :21, l'apôtre dit ceci : "Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ".

    L'apôtre veut dire que nous devons éviter de croire que c'est le rite du baptême en soi qui nous sauve. Le baptême ne pourrait que nous purifier des souillures du corps. Le rite du baptême n'est rien en soi, et il ne produit aucun effet spirituel, s'il n'est pas accompagné d'une "bonne conscience envers Dieu". Le baptême ne peut donc sauver un bébé qui, en raison de son âge, ne peut pas invoquer personnellement Dieu, comme la Bible l'exige.

  7. La position de l'Eglise Catholique n'est pas prouvée par le témoignage de la Bible.

Pour prouver la doctrine Catholique de la régénération par le baptême, il faudrait prouver que le baptême entraîne la justification et la régénération, sans la foi personnelle en Christ. Pourtant, la Bible associe toujours le baptême à la foi. Par exemple :

"Ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts" (Colossiens 2 :12).

"Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ" (Galates 3 :26-27).

Notez que la Bible ne sépare pas le baptême d'une foi personnelle en Christ, comme le fait l'Eglise Catholique en prétendant que des bébés sont régénérés par le sacrement du baptême.

En résumé, l'ordre correct indiqué par la Bible pour être sauvé est le suivant : Tout d'abord, la prédication de l'Evangile, suivie par une foi personnelle en Jésus-Christ. Ceux qui croient sont alors régénérés et justifiés. Christ commande alors à ceux qui sont devenus Ses disciples, et qui croient en Lui, d'être baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit :

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28 :19-20).

Question 23 : Les théologiens Catholiques disent que le baptême est nécessaire pour être sauvé, selon Jean 3 :5 et Marc 16 :16. Qu'en pensez-vous ?

Réponse de Joe Mizzi :

Aucun des deux passages que vous citez n'enseigne que le baptême d'eau soit nécessaire pour être sauvé. Examinons-les de plus près.

Tout d'abord Jean 3 :5 : "Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu" (Jean 3 :5).

Quand ils lisent le mot "eau", les Catholiques pensent aussitôt qu'il fait référence au baptême. Ils lisent ce passage de la manière suivante : "Si un homme ne naît pas par le baptême, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu". Cela est surprenant, parce que cela signifierait qu'avant l'institution du baptême chrétien, personne n'avait pu entrer dans le Royaume de Dieu ! Pourtant, Jésus a dit : "C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors" (Luc 13 :28). Pourtant, Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, n'ont jamais été baptisés !

C'est donc une erreur de croire que le mot "eau" fait référence au baptême chrétien. Jésus reproche à Nicodème son ignorance concernant la nouvelle naissance par l'eau et l'Esprit. Quand Nicodème lui demande comment cela peut être possible, Jésus lui répond : "Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses !" (verset 10).

Nicodème était docteur de la Loi. Il connaissait bien les Ecritures de l'Ancien Testament. Selon Jésus, il aurait dû savoir ce que signifie "être né d'eau et d'esprit". Pourtant, l'Ancien Testament ne mention ne pas le baptême chrétien, qui n'avait pas encore été institué par Jésus. Nicodème n'avait aucun moyen de savoir que l'eau dont parlait Jésus faisait référence au baptême. Par conséquent, cela devait signifier autre chose que le baptême d'eau.

En étudiant les Ecritures, nous voyons que l'eau fait référence à la purification de l'âme par le Saint-Esprit et par la Parole de Dieu, lors de la régénération. Dans Ezéchiel 36 :24-27, Dieu promet qu'Il purifiera Son peuple par l'eau, et qu'Il lui donnerait Son Esprit. Christ purifie Son peuple par l'eau de la parole (Ephésiens 5 :26). Les Chrétiens sont lavés par l'Esprit de Dieu (1 Cor. 6 :11).

Prenons ensuite le second passage cité : "Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné" (Marc 16 :15-16).

Protestants et Catholiques sont d'accord sur le fait que tous les Chrétiens doivent être baptisés. En ce cens, tous sont d'accord sur la nécessité d'un baptême.

Ils divergent cependant sur les rôles distincts de la foi et du baptême. Les Chrétiens Evangéliques enseignent qu'on est sauvé quand on croit à l'Evangile. On est sauvé par la foi, avant d'être baptisé. Le baptême est donc considéré comme un signe de la réalité spirituelle du salut.

En revanche, les Catholiques enseignent que l'on n'est pas sauvé tant que l'on n'est pas baptisé, même si l'on croit. Ils enseignent qu'un bébé peut être sauvé par le baptême d'eau, avant même d'avoir entendu le message de l'Evangile et de croire personnellement à Jésus-Christ.

Le problème central est donc de savoir si c'est la foi, ou le baptême, qui est l'instrument du salut. Le passage de Marc montre clairement que la foi est le facteur crucial du salut, car Jésus ajoute : "Celui qui ne croit pas sera condamné".

Le fait d'affirmer que la foi n'est pas suffisante pour le salut est contraire aux milliers d'années de l'histoire de la rédemption. Depuis le commencement du monde, jusqu'à l'époque où Jésus a instauré le baptême, tous ceux qui ont été sauvés l'ont été par la foi. Et pourtant, aucun d'entre eux n'a été baptisé.

Lorsque le geôlier de Philippes a demandé ce qu'il devait faire pour être sauvé, l'apôtre Paul lui a répondu : "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé". Le geôlier crut, et il fut sauvé, selon la promesse de l'apôtre. Ayant été sauvé par la foi, le geôlier fut aussitôt baptisé. C'est le modèle du Nouveau Testament. On commence d'abord par entendre l'Evangile. Tous ceux qui croient sont sauvés. Et tous ceux qui sont sauvés sont baptisés.

(Note de Parole de Vie : Nous devons ajouter, mais c'est un autre problème, que le baptême d'eau, tel qu'il a été institué par Jésus, était un baptême d'eau par immersion. Cette immersion symbolise notre mort et notre résurrection en Jésus. Le mot grec "baptizô" signifie "immerger". Là encore, nous n'avons donc pas le droit de remplacer la Parole de Dieu par nos traditions humaines).

Question 24 : Quand vous étiez Catholique, vous étiez certain que l'Eucharistie était le corps et le sang de Jésus. Pourquoi ne le croyez-vous plus ?

Réponse de Joe Mizzi :

L'enseignement de l'Eglise Catholique concernant la présence physique de Jésus dans l'hostie est essentiellement fondé sur ces paroles de Jésus : "Ceci est mon corps… Ceci est le sang de la nouvelle alliance". La question fondamentale est la suivante : "Devons-nous comprendre les paroles de Jésus comme étant littérales (comme les Catholiques l'affirment), ou sont-elles symboliques (comme les Protestants l'assurent) ?"

Si les paroles de Jésus doivent être prises littéralement, alors :

  • Le pain cesse d'être du pain, et le vin cesse d'être du vin.
  • L'Eucharistie n'est pas seulement une commémoration de la mort de Jésus, mais c'est réellement un sacrifice.

Si les paroles de Jésus sont symboliques, alors :

  • Le pain reste du pain, et le vin reste du vin.
  • Le repas du Seigneur ne fait que commémorer la mort de Christ.

Prenez votre Bible, et posez-vous les questions suivantes :

  1. Est-ce que le pain et le vin deviennent le corps et le sang de Jésus, ou restent-ils du pain et du vin ?
  2. "Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne" (1 Cor. 11 :26).

    "Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père" (Matthieu 26 :29).

  3. Le repas du Seigneur est-il une commémoration de sa mort, ou un sacrifice ?

"Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu" (Hébreux 10 :12).

"Or, là où il y a pardon des péchés, il n'y a plus d'offrande pour le péché" (Hébreux 10 :18).

"Et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez" (1 Cor. 11 :24-25).

Personnellement c'est l'étude de la Bible qui m'a convaincu que le pain et le vin sont les symboles sacrés du corps de Jésus brisé sur la croix, et de Son sang versé au Calvaire pour la rémission de mes péchés. Il n'y a aucun changement de substance, le pain reste du pain, et le vin reste du vin. Jésus déclare expressément que ce repas doit être pris en mémoire de Lui, et qu'il n'y a plus besoin d'une nouvelle offrande pour le péché.

Puisque le pain et le vin sont pris en mémoire de Christ, il est essentiel que tous les Chrétiens participent au repas du Seigneur dans une attitude de repentance et de respect. Le fait de manger le pain et de boire le vin indignement serait faire preuve de dérision et de moquerie envers le corps et le sang de Christ, représentés par ces éléments. C'est pourquoi l'apôtre Paul nous donne cet avertissement : "C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur" (1 Cor. 11 :27).

Si quelqu'un piétine un drapeau, il fait preuve d'un manque de respect envers la nation représentée par ce drapeau, bien que le drapeau ne soit pas littéralement la nation. De même, celui qui prend le pain et le vin indignement sera coupable de déshonorer le Seigneur, Son corps et Son sang.

Etudiez la Bible, et croyez ce qui y est écrit, même s'il est très difficile de renoncer à tout ce que l'on vous a enseigné depuis votre enfance !

Question 25 : Je suis Catholique. Mais on ne m'a jamais enseigné que la messe était un sacrifice pour le péché, comme vous l'écrivez sur votre site Internet. La messe est la commémoration de la mort de Jésus sur la croix. En fait, Jésus a dit : "Faites ceci en mémoire de moi".

Réponse de Joe Mizzi :

Votre question est extrêmement importante. Car beaucoup de Catholiques, comme de Chrétiens Evangéliques, ignorent la nature réelle de la messe dans la doctrine catholique. Beaucoup croient qu'il s'agit d'une simple commémoration du sacrifice de Christ, comme la Sainte Cène que l'on prend dans les églises évangéliques. Pour l'Eglise Catholique, il ne s'agit nullement d'une commémoration ! L'Eglise Catholique Romaine affirme que la messe est un sacrifice réel pour le péché :

"La messe est le sacrifice non sanglant du corps et du sang de Christ... La messe est le même sacrifice que celui de la croix, parce que l'offrande et le sacrificateur sont les mêmes : Christ, notre Sauveur béni. Et le sacrifice de la messe est offert dans le même but que le sacrifice de la croix… Le sacrifice de la croix a été offert dans le but d'honorer et de glorifier Dieu, de Le remercier des grâces accordées au monde entier, de satisfaire la justice de Dieu concernant les péchés des hommes, et d'obtenir toutes les grâces et toutes les bénédictions" (Catéchisme de Baltimore).

"Sur la croix, Christ, notre Pâque, a été offert en sacrifice (1 Cor. 5 :7). Ce même sacrifice est répété à chaque messe, ce qui permet de poursuivre l'œuvre de notre rédemption" (Vatican II, Constitution Dogmatique de l'Eglise).

"Il existe dans l'Eglise Catholique un véritable sacrifice, la messe instituée par Jésus-Christ. Ce sacrifice est identique à celui de la croix, car Christ est à la fois le Sacrificateur et la Victime. La seule différence est dans la manière d'offrir ce sacrifice : il a été sanglant sur la croix, il est non sanglant sur l'autel de la messe. La messe est un sacrifice propitiatoire, pour l'expiation des péchés des vivants et des morts, pour lesquels elle est offerte. Christ a ordonné prêtres Ses apôtres, en leur donnant le pouvoir et l'ordre de consacrer Son corps et Son sang, afin de perpétuer et de renouveler Son sacrifice" (Concile de Trente).

"L'Eucharistie est ainsi un sacrifice, parce qu'elle re-présente (rend présent) le sacrifice de la croix" (Catéchisme de l'Eglise Catholique, paragraphe 1366).

Je vous prie donc de bien noter que la doctrine catholique affirme que la messe est vraiment un sacrifice pour le péché. Le but du sacrifice de la messe est de satisfaire la justice de Dieu et d'expier les péchés. L'Eglise Catholique prétend que, durant la messe, le sacrifice de Jésus sur la croix est "poursuivi", perpétué, "renouvelé", et "re-présenté".

Tout cela est en contradiction avec la Bible, qui enseigne que Christ S'est offert Lui-même une fois pour toutes. Ayant accompli notre rédemption, Il S'est assis à la droite de Dieu, et Il intercède pour nous. Il a institué le repas du Seigneur pour commémorer Sa mort, et non comme un sacrifice réel. Veuillez lire les passages suivants tirés de l'épître aux Hébreux. Ils nous prouvent que le sacrifice de Christ à la croix a été suffisant et parfait :

"Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Et ce n'est pas pour s'offrir lui-même plusieurs fois qu'il y est entré, comme le souverain sacrificateur entre chaque année dans le sanctuaire avec du sang étranger ; autrement, il aurait fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde, tandis que maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut" (Hébreux 9 :24-28).

"C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés" (Hébreux 10 :10-14).

J'espère que vous vous confiez entièrement en notre Sauveur Vivant pour votre salut, sachant que par une seule offrande parfaite, Il a effacé vos péchés. Vous croyez déjà que l'Eucharistie n'est que la commémoration du sacrifice de Christ, et non un sacrifice réel pour le péché. Je vous exhorte donc à renoncer à l'enseignement de l'Eglise Catholique Romaine, parce qu'il n'est pas conforme à la Bible. Joignez-vous à une église chrétienne, où les saints se réunissent pour partager le pain et le fruit de la vigne, pour commémorer avec reconnaissance le sacrifice de notre Rédempteur, et Le louer pour Son œuvre parfaitement accomplie à la croix.

Question 26 : J'étais Catholique. J'ai gardé quelques crucifix, mais je les ai décrochés de mes murs. Que dois-je en faire ? Je sais que ce n'est pas réellement Jésus qui est sur le crucifix, mais j'ai l'impression que je Lui manquerais de respect si je jetais ces crucifix à la poubelle. Je crois que je ne devrais plus être attaché à ces objets. Dans mon église, pour un concert de Noël, un artiste local a peint un grand tableau représentant Jésus sur un cheval blanc, entouré de Ses saints. Est-ce juste de peindre un tableau représentant Jésus ? J'aimerais savoir ce que vous en pensez.

Réponse de Joe Mizzi :

Je comprends ce que vous ressentez, car je suis aussi passé par ces combats. Comme vous le dites, il semble que le fait de jeter des statues ou des représentations de Jésus soit un manque de respect. Puis-je vous suggérer une raison possible de ce sentiment ? Se peut-il que vous ne soyez pas encore complètement libéré de vos anciens systèmes de pensée ?

Gardez bien à l'esprit ce que Dieu nous demande. Il nous commande de ne jamais faire aucune image et de ne pas nous incliner devant elles, ni les honorer. Par conséquent, vous feriez bien d'enlever toutes les idoles de votre maison.

Je sais qu'un crucifix est fait pour représenter le Seigneur. Mais Dieu Lui-même n'approuve pas de telles pratiques. Quand il est sorti d'Egypte, le peuple d'Israël n'avait aucune intention de se faire une statue ou une image représentant une divinité païenne. Son intention était de faire une statue qui représenterait le Dieu d'Israël, Yaweh.

"Aaron leur dit : Otez les anneaux d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles, et apportez-les-moi. Et tous ôtèrent les anneaux d'or qui étaient à leurs oreilles, et ils les apportèrent à Aaron. Il les reçut de leurs mains, jeta l'or dans un moule, et fit un veau en fonte. Et ils dirent : Israël ! voici ton dieu, qui t'a fait sortir du pays d'Egypte. Lorsqu'Aaron vit cela, il bâtit un autel devant lui, et il s'écria : Demain, il y aura fête en l'honneur de l'Eternel !" (Exode 32 : 2-5).

Cette statue représentait le Seigneur, le Dieu d'Israël.

Que fit Moïse à cette statue qui représentait Dieu ? Il la détruisit, et Dieu approuva son acte. Quand vous commencez à penser comme cela, vous vous comportez comme Moïse, le serviteur de Dieu, et vous détruisez les statues et les images, parce que vous aimez et respectez suffisamment le Seigneur pour obéir à Sa Parole.

Je voudrais faire un commentaire à propos des représentations de Jésus que l'on peut trouver dans les églises évangéliques. Elles traduisent une séduction qui n'est pas moins grande que celle qui sévit dans l'Eglise Catholique. Vous rappelez-vous toujours le "Jésus" représenté par cet artiste dans votre église ? Vous rappelez-vous à quoi ressemblait son visage ? Tout ce que je peux dire, c'est qu'il s'agissait d'une représentation mensongère de Jésus !

Aujourd'hui, nous vivons par la foi, non par la vue. Pourtant, comme l'apôtre Pierre l'a dit : "Lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse" (1 Pierre 1 :8). Nous attendons Son apparition glorieuse. Alors nous Le verrons tel qu'Il est réellement, Lui, le Christ Vivant !

A suivre.