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A430 La guérison divine par la foi en Jésus-Christ

Par F.F. Bosworth

Traduit de l'Américain par Henri Viaud-Murat (légèrement condensé) . Titre original : Christ the Healer. Première publication en 1924 aux U.S.A.
Publié autrefois sur le site Internet paroledevie.org (site fermé depuis Août 2007).

Table des Matières

Préface
1 Pour ceux qui ont besoin de guérison
2 Jésus nous a-t-Il racheté de nos maladies
3 La guérison est-elle pour tous
4 La compassion du Seigneur
5 Comment saisir la guérison
6 La foi vivante
7 La confession de notre foi
8 Le champ de Dieu
9 Pourquoi certains ne sont-ils pas guéris
10 L'écharde de Paul
11 Témoignages

Préface de la 7° édition de 1948

En publiant en 1924 la première édition de ce livre, nous n'aurions jamais rêvé que les vérités présentées dans cet ouvrage allaient bénir des foules aussi nombreuses, dans tant de pays du monde. Tout au long de ces années, les fruits portés par ces messages ont été une démonstration de la vérité de cette déclaration inspirée, dans Ephésiens 3 :20, que Dieu "peut faire... infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons."

Au cours des vingt-quatre années qui suivirent, cinq autres éditions importantes ont été imprimées et lues par des milliers de pasteurs et de chrétiens, qui nous ont écrit pour nous dire à quel point ils avaient été éclairés et bénis, dans leur âme et dans leur corps, par la lecture répétée de ces messages.

Nous nous sommes efforcés d'employer un vocabulaire à la portée de tout le monde. Nous avons reçu un flot continuel de témoignages, de la part de ceux qui avaient été convertis et miraculeusement guéris, par la foi qu'ils ont eux-mêmes reçue en lisant et méditant les vérités bibliques que nous avons tenté d'expliquer clairement.

Nous avons prouvé des milliers de fois, et nous continuons à le prouver, que la simple présentation de la Parole de Dieu écrite, à l'intelligence et au cœur de ceux qui sont affligés de maladies incurables, suffit à les conduire à une pleine assurance, à la fois pour ce qui concerne la guérison de leur corps, et pour ce qui concerne la guérison de leur âme.

Nous sommes donc de plus en plus émerveillés d'avoir le privilège de planter la "semence incorruptible", la Parole de Dieu, dans le cœur de ceux pour lesquels Jésus est mort. Quelle glorieuse réalité, pour chacun de nous, que d'avoir été racheté à grand prix, pour que nous devenions le Jardin du Seigneur, dans lequel Sa semence impérissable, la Parole de Dieu, doit être continuellement plantée, arrosée, et cultivée, pour qu'elle produise ses prodiges présents et éternels !

Il y a dans cette "semence" divine des possibilités que l'intelligence humaine ne peut pas concevoir, de même qu'il y a dans une toute petite semence, à l'état potentiel, un arbre qui est un million de fois plus grand que la semence. Si nous continuons à planter ces semences dans le jardin de Dieu, comme un fermier le fait pour son champ, nous pourrons accomplir, en tant qu'enfants de Dieu, des choses mille fois plus grandes que celles qu'accomplissent les hommes avec leurs talents humains, parce que Dieu accomplira Ses promesses.

Nous avons également découvert que ceux qui avaient pu lire nos messages sur la guérison divine étaient parvenus à en avoir une compréhension beaucoup plus complète que ceux qui avaient eu l'occasion de m'entendre prêcher dans une réunion publique. Lorsque ces messages écrits avaient pu être fréquemment relus et étudiés par ceux pour lesquels nous avons prié par la suite, nous avons eu la preuve qu'ils produisaient de bien meilleurs résultats dans leur âme et leur corps, que dans le cas de personnes qui désiraient que l'on prie pour elles sans qu'elles aient suffisamment entendu la Parole de Dieu pour avoir la foi.

Nous lançons donc cette septième édition en priant de tout cœur pour que des milliers d'autres personnes puissent savoir comment saisir les nombreuses bénédictions promises dans la Bible. "Nous désirons que chacun de vous... imite ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses" (Hébreux 6 :11,12).

Miami, Floride, le 5 Mai 1948. F. F. Bosworth

CHAPITRE 1

Pour ceux qui ont besoin de guérison

Avant que l'on puisse avoir une foi ferme pour la guérison de notre corps, nous devons nous débarrasser de toute incertitude concernant la volonté de Dieu dans ce domaine. Une foi vivante ne peut pas aller au-delà de notre connaissance de la volonté révélée de Dieu. Avant de tenter de mettre notre foi en action pour obtenir une guérison, il nous faut connaître ce que les Ecritures enseignent à ce sujet, à savoir que c'est tout autant la volonté de Dieu de guérir le corps que de sauver l'âme. Les messages de ce livre expliquent et mettent l'accent sur les passages de l'Ecriture qui vous convaincront définitivement de cette vérité. Ce n'est que lorsque vous savez que Dieu promet ce que vous recherchez que toute incertitude peut être enlevée, et qu'une foi ferme devient possible. Chaque promesse de Dieu est une révélation de ce que Dieu est vivement désireux de faire pour nous. Tant que nous ne connaissons pas la volonté de Dieu, nous n'avons rien sur quoi appuyer notre foi.

Il est important que l'intelligence de ceux qui recherchent la guérison soit "renouvelée", afin d'être mise en harmonie avec la pensée de Dieu révélée dans la Bible, telle que nous la présentons dans ces pages. La foi qui nous permet de saisir les bénédictions promises par Dieu nous est donnée lorsque nous connaissons, et agissons, selon la Parole de Dieu (Romains 10 : 17). Une attitude mentale correcte, c'est-à-dire une "intelligence renouvelée" (Romains 12 : 2), nous permet à tous d'avoir une foi ferme.

Nous recevons constamment le témoignage de personnes pour lesquelles on avait souvent prié, mais sans succès, et qui ont été merveilleusement guéries en lisant ce livre. De nombreuses personnes se sont également converties en lisant ces messages.

Vous seriez étonnés si vous pouviez voir le flot continuel de témoignages que nous recevons de tout le pays. Au cours des quelques années passées, nous avons reçu plus de 225.000 lettres écrites par les auditeurs de nos émissions de radio et par leurs amis, que, pour la plupart, nous n'avons jamais connus.

La Parole est une semence

Jésus dit que la Parole est une semence. C'est une semence de la vie divine. Si vous cherchez la guérison, et si vous n'êtes pas convaincu, par la Parole de Dieu, que c'est la volonté de Dieu de vous guérir, c'est comme si vous tentiez d'obtenir une récolte alors qu'aucune semence n'a été plantée. Il serait impossible à un fermier de croire qu'il va obtenir une récolte, tant qu'il n'est pas certain que la semence a bien été plantée.

Dieu ne veut pas que l'on obtienne une récolte sans avoir d'abord planté la semence, c'est-à-dire sans que l'on connaisse Sa volonté et qu'on agisse selon Sa volonté. Jésus a dit : "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira." L'affranchissement de la maladie vient quand on a connu la vérité. Dieu ne fait jamais rien en dehors de Sa Parole. "Il envoya sa parole et il les guérit" (Psaume 107 : 20). Ce sont des Paroles prononcées par le Saint-Esprit. Toutes les œuvres de Dieu sont faites dans la fidélité à Ses promesses.

Si vous êtes malade, et que vous savez personnellement que c'est la volonté de Dieu de vous guérir, c'est comme si une semence était plantée dans vos pensées et votre cœur. Elle n'est pas plantée tant qu'elle n'est pas connue et reçue dans la foi. Aucun pécheur ne peut devenir chrétien avant d'avoir su que c'est la volonté de Dieu de le sauver. C'est la Parole de Dieu, plantée, arrosée et gardée fermement dans la foi, qui guérit l'âme et le corps. Cette semence doit rester plantée, et il faut continuer à l'arroser, jusqu'à ce qu'elle produise la récolte attendue.

Si vous dites : "Je crois que le Seigneur est capable de me guérir", sans savoir, par la Parole de Dieu, qu'Il veut vous guérir personnellement, c'est comme si un fermier disait : "Je crois que Dieu est capable de me donner une récolte, sans avoir planté ni arrosé la semence." Dieu ne peut pas sauver l'âme d'un homme sans que cet homme ait d'abord connu la volonté de Dieu dans ce domaine. En effet, on est sauvé par la foi, en faisant confiance à la volonté révélée de Dieu. La guérison, c'est le salut du corps.

Quand vous priez pour la guérison en utilisant ces paroles mortelles pour la foi : "Si c'est Ta volonté, Seigneur...", vous ne plantez pas la semence, mais vous la détruisez. La "prière de la foi" qui guérit le malade doit suivre (et non précéder) l'introduction de la semence (la Parole), qui seule peut soutenir la foi.

Le Saint-Esprit dit de l'Evangile que c'est "une puissance de Dieu pour le salut", dans tous ses aspects, physiques et spirituels. Tout l'Evangile est pour "toute créature" et pour "toutes les nations." L'Evangile ne nous laisse pas dans l'incertitude, pour prier avec un "si c'est Ta volonté." L'Evangile nous montre quelle est la volonté de Dieu. Ces paroles du Saint-Esprit : "Il s'est chargé de nos maladies" (Matthieu 8 : 17), font partie de l'Evangile, au même titre que ces paroles : "Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois" (1 Pierre 2 : 24).

Les promesses de l'Evangile, qu'elles soient pour l'esprit ou pour le corps, ne peuvent être reçues par la seule prière. La semence est impuissante tant qu'elle n'est pas plantée. Beaucoup, au lieu de dire : "Prie pour moi", devraient d'abord dire : "Enseigne-moi la Parole de Dieu, afin que je puisse coopérer intelligemment avec Lui pour ma guérison." Nous devons savoir quels sont les bénéfices que nous apporte le Calvaire, avant de pouvoir nous en saisir par la foi. David dit bien : "Lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies."

Lorsque nous avons été suffisamment éclairés, notre attitude envers la maladie devrait être la même que notre attitude envers le péché. Notre détermination à voir notre corps guéri devrait être aussi ferme que notre détermination à voir notre âme guérie. Le fait que Christ ait porté sur Lui nos péchés et nos maladies est certainement une raison valable pour Lui faire confiance maintenant pour être délivrés de ces choses. Lorsque nous nous en remettons résolument à Dieu, dans la prière, pour être pardonné de nos péchés, nous devons croire, par l'autorité de Sa Parole, que notre prière a été entendue. Nous devons faire de même lorsque nous prions pour la guérison.

Après avoir été suffisamment éclairés par les promesses de Dieu, et en croyant simplement que notre prière a été entendue, avant même que nous puissions voir la réponse (comme Jésus nous l'a commandé dans Marc 11 : 24), puis en mettant en pratique Hébreux 10 : 35-36, nous pouvons toujours voir s'accomplir n'importe quelle promesse de Dieu. C'est la volonté de Dieu que chaque Chrétien pratique avec succès Hébreux 6 : 11-12.

Entre le moment où nous avons résolument remis à Dieu la guérison de notre corps, et celui de la manifestation complète de notre guérison, nous pouvons, et nous devons, apprendre l'une des leçons les plus précieuses de notre vie chrétienne. Cette leçon consiste à pratiquer ce qui est enseigné dans Hébreux 6 : 36. Seules les promesses de Dieu peuvent affermir notre foi. Lorsque Jonas eut prié pour obtenir miséricorde, il n'abandonna pas sa confiance, parce qu'il n'avait encore aucune preuve visible que sa prière avait été exaucée. Non, il demeura ferme dans sa confiance, et il ajouta même, à l'avance, un sacrifice d'actions de grâces (Jonas 2 : 9). Dans Hébreux 13 : 15, le Saint-Esprit nous commande de tous faire cela "continuellement."

Les promesses de Dieu produisent leurs prodiges lorsque nous contemplons les réalités éternelles (Ses promesses, Sa fidélité, etc.), lorsque nous les pratiquons et refusons d'être troublés par les choses temporelles qui leur semblent contraires. Dieu accomplit toujours Ses promesses lorsqu'Il peut obtenir de nous une juste coopération. Il nous accepte toujours et Il œuvre toujours en notre faveur, lorsque nous observons Marc 11 : 24 et Hébreux 10 : 35-36. "Je le rassasierai de longs jours" est une promesse de Dieu dont nous pouvons tous nous saisir (Psaume 91 : 16).

Des instructions complètes

Au Chapitre 4 des Proverbes, du verset 20 au verset 22, nous trouvons les instructions les plus complètes concernant la manière de recevoir la guérison :

"Mon fils, sois attentif à mes paroles, prête l'oreille à mes discours. Qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton cœur. Car c'est la vie pour ceux qui les trouvent, c'est la santé pour tout leur corps."

La Parole de Dieu ne peut pas être santé pour notre âme ou notre corps, si elle n'est pas d'abord entendue, reçue, et considérée attentivement. Remarquez qu'il est dit ici que la Parole de Dieu n'est vie que pour ceux-là seuls qui la "trouvent." Si vous voulez recevoir la vie et la guérison de Dieu, prenez le temps de trouver les paroles de l'Ecriture qui promettent de tels résultats.

Quand la Parole de Dieu devient santé pour tout votre corps, votre cancer disparaît, votre tumeur s'en va, votre goitre fond. Nous avons vu la Parole produire ces résultats des milliers de fois, lorsqu'elle est reçue et mise en pratique. Des milliers de personnes ne sont pas en bonne santé aujourd'hui, parce qu'elles n'ont pas réussi à "trouver" les Paroles de Dieu qui produisent la guérison. C'est la méthode divine qui nous permet de recevoir les bénédictions que Dieu a prévues pour nous. Beaucoup n'ont pas pu recevoir leur guérison, tout simplement parce qu'ils n'ont pas suivi cette méthode.

Dieu dit que lorsque nous faisons ce qu'Il nous dit dans l'Ecriture, Ses Paroles deviennent "santé pour tout notre corps." De quel corps s'agit-il ? Du corps de ceux qui ont "trouvé" et considéré attentivement les Paroles de Dieu qui parlent de ce sujet. C'est exactement de la même manière que la Parole de Dieu devient santé pour notre âme.

On ne peut pas regarder dans deux directions différentes en même temps

Dans ce passage très détaillé, Dieu nous dit exactement comment "être attentif" à Ses paroles. Il dit : "Qu'elles ne s'éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton cœur." Au lieu de garder nos yeux fixés sur nos symptômes, et d'être préoccupés par eux, que notre regard ne s'éloigne pas des Paroles de Dieu. C'est-à-dire que nous devons continuellement regarder ces paroles et, comme Abraham, être fortifiés par la foi en ne considérant que les promesses de Dieu et rien d'autre. De même qu'une semence ne peut accomplir son œuvre que si elle demeure dans le sol, ainsi, la "semence incorruptible" de Dieu ne peut agir efficacement en nous que si elle est gardée "dans le fond de notre cœur." Cela ne veut pas dire de temps en temps, mais continuellement. Beaucoup ont échoué parce qu'ils n'ont pas réussi à faire cela.

Nous devons faire comme les fermiers

Lorsque nous sommes attentifs aux Paroles de Dieu, en ne les éloignant pas de nos yeux, et en les gardant dans le fond de notre cœur, la semence est alors dans "une bonne terre", dont Jésus a dit qu'elle "portait du fruit", et dont Paul dit qu'elle "travaille puissamment." Une fois que le fermier a planté sa semence, il ne la déterre pas chaque jour pour voir comment elle va, mais il dit : "Je suis heureux que ce soit fait", et il croit que la semence a commencé son œuvre. Pourquoi ne pas avoir la même foi en cette "semence incorruptible", la Parole de Christ, dont Il a dit qu'elle est "esprit et vie", et ne pas croire qu'elle est déjà en train d'accomplir son œuvre, sans attendre de voir. Si un fermier, qui ne bénéficie d'aucune promesse précise, peut avoir foi dans la nature, pourquoi le Chrétien ne pourrait-il pas avoir foi dans le Dieu de la nature ?

Le Psalmiste dit : "Ta Parole m'a rendu la vie." Paul nous dit que c'est la Parole qui "travaille puissamment" dans la vie de ceux qui croient. Chaque Parole de Dieu est "esprit et vie", et travaillera en nous si nous la recevons et si nous y prêtons attention. Lorsque nous recevons la Parole de Dieu et que nous lui obéissons, nous pouvons dire avec Paul : "La puissance de Dieu travaille puissamment en moi." Ainsi, la Parole de Dieu devient la Puissance de Dieu. Elle est "esprit et vie." Si le champ dans lequel la semence a été plantée pouvait nous parler, il dirait : "La semence travaille puissamment en moi."

Trois choses essentielles

Ce passage des Proverbes nous décrit quelle est la méthode du Seigneur pour obtenir les promesses de la Parole de Dieu :

1. Nous devons avoir une oreille attentive : "Prête l'oreille à mes discours."

2. Nous devons avoir des yeux fermement fixés : "Qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux."

3. Nous devons avoir un cœur qui les garde au plus profond de lui-même : "Garde-les dans le fond de ton cœur."

Lorsque vos yeux sont fixés sur vos symptômes, et lorsque vos pensées sont plus occupées par ces symptômes que par la Parole de Dieu, vous avez planté dans votre terrain une mauvaise semence, qui ne produira pas la récolte désirée. Vous avez planté dans votre champ des semences de doute. Vous essayez d'obtenir une certaine récolte en utilisant des graines étrangères. Il est impossible de semer des mauvaises herbes pour récolter du blé. Peut-être que vos symptômes annoncent la mort, mais la Parole de Dieu vous annonce la vie, et vous ne pouvez pas regarder en même temps dans deux directions opposées.

Quelle sorte de semence avez-vous planté ?

Quelle sorte de semence avez-vous dans votre champ ? "Que les Paroles de Dieu ne s'éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton cœur." C'est-à-dire : "Garde les yeux continuellement fixés sur la seule preuve que Dieu te donne pour ta foi." Dieu dit à tous les incurables, en parlant du serpent d'airain : "Quiconque le regardera conservera la vie" (Nombres 21 : 8). Le verbe "regarder" est ici au temps présent continuel. Il ne signifie pas "jeter un simple coup d'œil", mais il veut dire : "Que Ses Paroles ne s'éloignent pas de tes yeux. Garde-les dans le fond de ton cœur."

Les motifs qui retiennent notre attention sont extrêmement puissants. C'est notre Père Céleste qui parle. Le Ciel tout entier se tient derrière Ses Paroles. Ces choses qui nous sont dites possèdent une vertu vivifiante et revigorante. Ces paroles sont vie pour tous ceux qui les trouvent, et santé non seulement pour l'âme, mais pour le corps. Non seulement pour une certaine partie du corps, mais pour "tout le corps."

Lorsqu'un inventeur découvre un médicament capable de guérir un seul membre du corps, il peut faire fortune. Mais nous avons ici un médicament pour tout le corps, de la tête au pied. Nous avons un Médecin dont la compétence est infinie, qui "guérit toutes nos maladies."

"La démonstration des choses qu'on ne voit pas"

Après avoir planté votre semence, vous croyez qu'elle est en train de pousser, avant même que vous puissiez la voir grandir. C'est la foi qui est la "démonstration des choses que l'on ne voit pas." En Christ, vous possédez une démonstration parfaite pour votre foi. Tout homme ou toute femme peut être complètement débarrassé de ses doutes en regardant uniquement et fermement la seule preuve que Dieu nous ait donnée pour notre foi. La foi naît et grandit quand on ne considère que ce que Dieu dit. Il nous sera alors plus facile de croire que de douter. Car les preuves sur lesquelles peut s'appuyer notre foi sont bien plus fortes que celles qui peuvent alimenter nos doutes. Ne doutez pas de votre foi, mais doutez de vos doutes, car vous ne pouvez leur faire confiance !

Oh ! Quelle bénédiction nous recevons lorsque nous regardons à Christ avec foi ! Nous trouvons Vie, lumière, liberté, amour, joie, conseil, sagesse, compréhension, santé parfaite, toutes choses en réalité, lorsque nous fixons nos regards sur le Crucifié. Personne n'attache jamais en vain son regard sur le Grand Médecin.

Tous ceux qui regardaient le serpent d'airain, qui était un type de Christ, conservaient la vie. "Et leur visage ne se couvrait pas de honte", dit le Psalmiste. Humainement parlant, ils étaient tous incurables, mais ils furent à la fois pardonnés et guéris en portant leurs regards sur le serpent d'airain. Celui qui place sa confiance en Christ n'aura pas à rougir de l'avoir fait. Le temps et l'éternité lui prouveront qu'il a eu raison d'avoir confiance.

Ce livre montrera à ceux qui ont besoin d'être guéris quels passages de la Parole de Dieu ils devront recevoir et considérer avec attention. Certains ont été miraculeusement guéris en lisant le chapitre suivant.



CHAPITRE 2

Jésus nous a-t-Il
rachetés de nos maladies ?

Note à l'attention du lecteur : Si l'on vous a enseigné à regarder la maladie comme une "écharde dans la chair" que vous devez garder, nous vous exhortons vivement à lire tout d'abord le chapitre intitulé : "L'écharde de Paul" avant de lire tout autre chapitre. Sinon, vous ne pourrez probablement pas saisir la puissance des arguments scripturaires présentés dans les autres chapitres de ce livre.

Avant de répondre à la question posée ci-dessus, j'attire votre attention sur quelques vérités enseignées dans l'Ecriture sur ce sujet.

Les Ecritures déclarent, dans Romains 5 : 12, que "par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort." Il est ici clairement établi que la mort est entrée dans le monde par le péché. Il est donc clair que la maladie, qui est l'antichambre de la mort, est aussi entrée dans le monde par le péché. Ainsi, puisque la maladie est entrée par le péché, son véritable remède doit être trouvé dans la rédemption accomplie par Christ. Puisque le diable est celui qui oppresse (Actes 10 : 38), quelle puissance peut le chasser, quand la nature ne peut plus agir, sinon la puissance du Fils de Dieu ? Si la maladie progresse jusqu'au stade où la nature ne peut plus rien pour nous guérir, il en résultera une mort certaine, à moins qu'elle ne soit ôtée par la puissance de Dieu. Tout médecin honnête admettra cela, car les médecins ne prétendent pas guérir, mais seulement aider la nature. Ainsi, lorsque Dieu veut agir pour suppléer à la nature défaillante, tout ce qui bloquera Sa puissance rendra la guérison impossible. C'est pourquoi Jacques dit : "Confessez vos péchés les uns aux autres... afin que vous soyez guéris." Cela signifie que si vous ne les confessez pas, vous ne pouvez pas être guéri.

Lorsque la maladie a progressé au-delà des limites de l'action de la nature, ni la nature, ni les médecins, ni même la prière, ne peuvent guérir le malade, s'il ne confesse pas ses péchés. A moins que Dieu, pour une raison dont Il reste Souverain, n'enlève la maladie. Puisque la maladie fait partie de la malédiction, son véritable remède doit être trouvé à la croix. Car qui peut ôter la malédiction, si ce n'est Dieu, et comment Dieu pourrait-il le faire d'une manière juste, sinon par la substitution de Christ ? La Bible enseigne, ainsi que l'a dit quelqu'un, que la maladie est le châtiment physique de l'iniquité, mais que Christ a porté dans Son corps toutes les conséquences physiques de nos péchés, et que notre corps est donc juridiquement libéré de la maladie. Par la rédemption de Christ, nous pouvons tous obtenir, comme une partie des "prémices de notre héritage", la "vie de Jésus... manifestée dans notre chair mortelle", pour prendre le relais de la nature, jusqu'à ce que notre œuvre soit achevée. De même que nous pouvons recevoir les "prémices" de notre salut spirituel, nous pouvons aussi recevoir les "prémices" de notre salut physique.

Revenons à présent à la question posée.

Jésus nous a-t-Il rachetés de nos maladies lorsqu'Il a expié nos péchés ?

Si, comme certains l'enseignent, la guérison n'est pas comprise dans l'expiation accomplie par Jésus-Christ, pourquoi voyons-nous dans tout l'Ancien Testament des types d'expiation accompagner la guérison du corps ? Dans Exode 12, pourquoi est-il demandé aux Israélites de manger l'agneau de la Pâque pour avoir de la force physique, si ce n'est pour que nous puissions recevoir la vie et la force dans notre corps, par Christ, qui est "notre Pâque", comme le dit l'apôtre Paul ? 735 années après l'institution de la Pâque, nous lisons dans 2 Chroniques 30 : 20 (traduction du texte original) : "L'Eternel exauça Ezéchias, et il guérit le peuple" lorsqu'ils eurent rétabli la Pâque. C'est pourquoi Paul, dans 1 Corinthiens 11 : 30, dit aux Corinthiens que c'est parce qu'ils n'ont pas su "discerner le corps" de "Christ, notre Pâque", qu'il y avait parmi eux "beaucoup d'infirmes et de malades."

La Sainte Cène est plus qu'une ordonnance, parce qu'il nous est possible de communier à Christ lorsque nous partageons les symboles de Sa mort, et les bénédictions que cette mort nous a acquises. En Christ nous trouvons la vie pour notre corps comme pour notre esprit, et il n'y a certainement pas de meilleure occasion pour nous prévaloir du privilège d'avoir "la vie de Jésus... manifestée dans notre chair mortelle" (2 Corinthiens 4 : 11).

La guérison telle qu'elle est enseignée dans l'Ancien Testament

Dans Lévitique 14 : 18, nous voyons le sacrificateur accomplir l'expiation pour la purification du lépreux. Pourquoi faudrait-il une expiation pour la guérison de la lèpre, si la guérison ne nous était pas acquise dans l'expiation accomplie par Christ ? Les modèles qui nous sont présentés dans les chapitres 14 et 15 du Lévitique nous montrent que la maladie était invariablement guérie au travers d'une expiation.

Même si nous ne devions pas aller plus loin dans notre message, ceci devrait répondre parfaitement à la question que nous avons posée, parce que toutes ces expiations annoncent et préfigurent le Calvaire.

Jésus nous dit, dans Luc 4 : 19, qu'Il a été oint pour "publier une année de grâce du Seigneur." Il faisait référence à l'année du Jubilé, dans l'Ancien Testament.

Lévitique 25 : 9 nous montre que les bénédictions de l'année du Jubilé devaient être annoncées au son de la trompette, le Jour des Expiations. Ce jour-là, un bélier était offert en sacrifice comme expiation pour le péché, et le propitiatoire était aspergé de sang. Aucune bénédiction n'était accordée tant que le sang de l'expiation n'avait pas été répandu sur le propitiatoire. Le trône de Miséricorde serait alors devenu un trône de Jugement, si le propitiatoire n'avait pas été aspergé de sang. Ceci nous enseigne que nous ne pouvons recevoir aucune miséricorde ni aucune bénédiction de l'Evangile, si ce n'est par l'expiation de Christ.

La restitution de tout ce qui a été perdu par la chute

Par la chute, nous avons tout perdu. Jésus nous a tout restitué par Son expiation. C'est le Jour des Expiations que Dieu a dit : "Chacun de vous retournera dans sa propriété." De même, nous devons aujourd'hui respecter l'ordre suivant : tout d'abord, le Calvaire, et ensuite la trompette de l'Evangile, pour proclamer à toute créature qu'Il s'est "chargé de nos péchés et de nos maladies", en nous montrant par là que chacun peut à présent "retourner dans sa propriété."

L'un des sept noms rédempteurs de Dieu est "Yaweh-Rapha" (Je suis l'Eternel qui te guérit). Ceci nous montre à quels bienfaits perdus tout homme peut retourner, dans notre dispensation. Dans notre ère de l'Evangile, les deux possessions essentielles qui nous sont restituées sont la santé pour notre âme et pour notre corps. C'est pourquoi le pardon et la guérison étaient universellement offerts partout où Christ a "proclamé l'année de grâce du Seigneur", afin que l'homme "intérieur", comme l'homme "extérieur", soient en bonne santé, prêts à servir le Seigneur, et prêts à accomplir toute bonne œuvre, jusqu'à la fin de leur course terrestre.

Certains chrétiens fondamentalistes reprochent à la Science Chrétienne de croire que l'on puisse être sauvé sans passer par le Calvaire. Ils commettent pourtant la même erreur : croire en la guérison, mais sans croire qu'elle peut être reçue sans passer par le Calvaire. C'est pour moi un mystère que quelqu'un puisse dire que le sang de Jésus n'avait pas besoin d'être versé pour être efficace, alors que tous les sacrifices de sang de l'Ancien Testament proclament le contraire, de même que ce verset, selon lequel "sans effusion de sang il n'y a pas de rémission de péchés." Adopter une religion d'où le sang est exclu, c'est adopter une religion d'idées, une construction humaine qui peut satisfaire l'homme. Mais personne ne connaîtra cette joie indicible et pleine de gloire, que connaissent ceux qui ont été sauvés par le sang de Christ. C'est pour moi un grand mystère de voir ces chrétiens fondamentalistes proclamer que la guérison peut nous être donnée sans faire aucune référence à la mort de Christ. L'Ecriture ignore complètement un salut qui serait accordé sans sacrifice, quelle que soit la partie de notre être concernée.

Si la guérison du corps doit être offerte et prêchée sans faire référence au Calvaire, pourquoi fallait-il attendre le Jour des Expiations pour que la trompette annonce les bénédictions de l'année du Jubilé ? Paul dit que c'est "en Lui" que toutes les promesses de Dieu sont oui et amen. Ce qui revient à dire que toutes les promesses de Dieu, y compris Sa promesse de guérir, n'existent et ne sont efficaces que grâce à la seule œuvre rédemptrice de Christ.

La guérison n'est pas réservée à l'époque du Millenium

Certains pasteurs s'efforcent de reléguer la guérison du corps à l'époque du Jour du Millénium, mais Jésus a dit : "Aujourd'hui (et pas au jour du Millénium), cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie." C'est au sein de l'Eglise (et pas pendant le Millénium), que Dieu a établi des docteurs, accompli des miracles, accordé des dons de guérisons, etc. Au cours du Millénium, personne dans l'Eglise n'aura besoin de guérison, parce que nous recevrons tous des corps glorifiés avant le Millénium, lorsque nous partirons à la rencontre du Seigneur dans les airs, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité. S'il nous fallait reléguer la guérison à l'époque du Millénium, nous devrions en faire autant pour ce qui concerne les docteurs que Dieu a établis dans l'Eglise, ainsi que pour les dons de guérisons. Dire que la guérison est réservée au Millénium revient à dire que nous sommes déjà maintenant dans le Millénium, parce que Dieu guérit des multitudes aujourd'hui.

Dieu promet à tous de répandre Son Saint-Esprit sur toute chair au cours de "l'année de grâce du Seigneur", c'est-à-dire la dispensation du Saint-Esprit. Il vient pour accomplir en notre faveur toutes les bénédictions de la rédemption, pour nous donner les "prémices" de notre héritage spirituel et physique, jusqu'à ce que le dernier ennemi, c'est-à-dire la mort, soit détruit, et que nous soyons ainsi introduits dans la plénitude de notre héritage.

La foi vient de ce que l'on entend

La raison pour laquelle tant de malades aujourd'hui ne récupèrent pas leur héritage physique est qu'ils n'ont pas entendu la trompette le proclamer. La foi vient de ce que l'on entend, et ils n'ont pas entendu. Parce que de nombreux pasteurs ont détraqué leur trompette pendant qu'ils étaient dans leur école biblique. Ceci me rappelle l'histoire d'un homme que j'ai connu, et qui jouait du trombone dans un orchestre de cuivres. Au début d'une répétition, des gamins avaient introduit un petit clou dans l'embouchure de son instrument. Lorsqu'il soufflait, l'air repoussait la tête du clou à l'intérieur du trombone, ce qui ne lui permettait pas de produire un son bien net. Mais il continua à jouer pendant toute la répétition sans s'apercevoir du problème. Certains prédicateurs sont comme cet homme. Ils soufflent bien dans la trompette de l'Evangile, mais ils ne se rendent pas compte qu'ils ne produisent que la moitié du son qu'ils devraient produire. Comme le dit Paul, ils ne donnent pas "tout le conseil de Dieu."

De même que dans le Lévitique nous voyons que la guérison était invariablement obtenue en raison d'une expiation, de même, Matthieu 8 : 17 déclare nettement que Christ a guéri toutes les maladies en raison de Son expiation. "Il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies." Puisqu'Il a porté nos maladies, et que Son expiation s'étend à nous tous, il serait donc nécessaire que tous soient guéris pour que s'accomplisse cette prophétie. Jésus guérit toujours aujourd'hui tous ceux qui viennent à Lui avec une foi vivante, "afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé..."

Puisqu'à cette époque plus enténébrée, tous avaient le privilège d'être guéris, certainement, dans cette "meilleure" dispensation, qui comporte une "meilleure" alliance et de "meilleures" promesses, Dieu n'a pas retiré la miséricorde dont Il avait fait preuve dans l'Ancien Testament. Si cela avait été le cas, cela signifierait que nous en aurions été privés par la venue de Christ et par Son expiation.

Dans Nombres 16 : 46-50, lorsque 14.700 personnes périrent de la plaie, Aaron, en tant que sacrificateur, dans son ministère de médiation, se tint en faveur du peuple, entre les morts et les vivants, et il fit une expiation pour que la plaie soit ôtée et que les malades soient guéris. Ainsi, Christ, notre Médiateur, nous a rachetés par Son expiation de la "plaie" du péché et de la maladie.

Le type du serpent d'airain

Nous lisons encore, dans Nombres 21 : 9, que les Israélites étaient tous guéris lorsqu'ils regardaient le serpent d'airain qui avait été élevé, et qui était un type d'expiation. Si la guérison n'est pas comprise dans l'expiation de Jésus, pourquoi ces Israélites mourants devaient-ils regarder à cette préfiguration de l'expiation de Christ, pour recevoir la guérison de leur corps ? Puisque le pardon et la guérison leur étaient donnés au travers d'une préfiguration de l'expiation, pourquoi ne nous seraient-ils pas donnés au travers de l'expiation de Christ Lui-même ? De même que leur malédiction a été ôtée quand le serpent d'airain a été élevé, ainsi, Paul nous dit que notre malédiction a été ôtée lorsque Christ a été élevé (Galates 3 : 13).

Dans Job 33 : 24-25, nous lisons encore : "J'ai trouvé une rançon (une expiation) ! Et sa chair a plus de fraîcheur qu'au premier âge, il revient aux jours de sa jeunesse." Nous voyons ici que la chair de Job a été guérie par le moyen d'une expiation. Pourquoi notre chair ne le serait-elle pas ?

David commence le Psaume 103 en demandant à son âme de bénir l'Eternel et de "n'oublier aucun de ses bienfaits." Puis il précise : "C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies." Comment Dieu pardonne-t-Il le péché ? Evidemment, par l'expiation de Christ. Il guérit la maladie de la même manière, parce que l'expiation de Christ est l'unique moyen par lequel l'homme déchu puisse recevoir n'importe quelle bénédiction divine. Comment Dieu pourrait-Il sauver l'homme tout entier, si ce n'est par l'expiation de Christ ?

Dans 1 Corinthiens 10 : 11, Paul nous dit que "ces choses leur sont arrivées pour servir d'exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles." Dans Galates 3 : 7, 16, 29, le Saint-Esprit nous montre clairement que ces choses sont pour les païens tout comme pour Israël. "Reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham... Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité... Et si vous (les païens) êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse." "Nous ne sommes donc plus des étrangers, mais des concitoyens des saints dans la maison de Dieu."

Les sept noms rédempteurs de Yaweh

Pour moi, un autre argument décisif prouvant que la guérison est comprise dans l'expiation de Christ peut être trouvé dans les sept noms rédempteurs de Dieu. Dans sa Bible, Scofield a rédigé une note sur ces noms rédempteurs. Il dit que le Nom de Dieu, Yaweh, est sans aucun doute le nom rédempteur du Seigneur, car il signifie : "Celui qui existe par Lui-même et qui Se révèle." Selon lui, ces sept noms rédempteurs ont été choisis parce qu'ils révèlent progressivement et de mieux en mieux la nature de Dieu. Puis il ajoute : "Dans Sa relation rédemptrice avec l'homme, Yaweh possède sept noms composés qui Le révèlent comme Celui qui satisfait tous les besoins de l'homme dans sa condition déchue."

Puisque ces noms révèlent une relation rédemptrice entre Dieu et les hommes, chacun d'eux doit faire référence au Calvaire, lieu de notre rédemption. Et les bénédictions que chaque nom révèle doivent être obtenues au travers de l'expiation. C'est ce que les Ecritures enseignent clairement.

Voici quels sont les sept noms rédempteurs de Dieu :

1. YAWEH-SHAMMAH (Ezéchiel 48 : 35) : "L'Eternel est ici (ou : présent)." Ce nom nous révèle le privilège de jouir de Sa présence, privilège acquis par la rédemption. Il a dit : "Voici, je suis toujours avec vous." La preuve que cette bénédiction nous est accordée par l'expiation se trouve dans le fait que "nous avons été rapprochés par le sang de Christ."

2. YAWEH-SHALOM (Juges 6 : 24) : "L'Eternel notre Paix." Ce nom nous révèle le privilège d'avoir Sa Paix, privilège acquis par la rédemption. C'est pourquoi Jésus dit : "Je vous laisse ma paix." Cette bénédiction est comprise dans l'expiation, parce que "le châtiment qui nous procure la paix est tombé sur lui", lorsqu'Il a fait la paix par le sang de Sa croix.

3. YAWEH-RAAH (Psaume 23 : 1) : "L'Eternel est mon Berger." Il est devenu notre Berger en donnant "Sa vie pour Ses brebis." Ce privilège nous a donc aussi été acquis par la rédemption.

4. YAWEH-JIREH Genèse 22 : 14) : "L'Eternel pourvoira." Le Seigneur a pourvu une offrande. Christ est l'Offrande livrée pour notre complète rédemption.

5. YAWEH-NISSI (Exode 17 : 15) : "L'Eternel est notre Bannière (ou : notre Vainqueur, notre Chef)." Par la croix, Christ a triomphé des principautés et des dominations. C'est là qu'Il a acquis pour nous, par Son expiation, le privilège rédempteur de pouvoir dire : "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ."

6. YAWEH-TSIDKENU (Jérémie 33 : 16) : "L'Eternel notre Justice." Il est devenu notre justice en portant nos péchés sur la croix. Nous possédons donc, par la rédemption, la bénédiction et le privilège de recevoir le "don de la justice."

Le Seigneur est notre Médecin

7. YAWEH-RAPHA (Exode 15 : 26) : "Je suis l'Eternel qui te guérit." Ce nom est donné pour nous révéler le privilège, acquis par la rédemption, de recevoir la guérison. Ce privilège nous a été obtenu par l'expiation de Christ, car Esaïe, dans son chapitre 53 consacré à la rédemption, déclare (dans la version originale) : "Il s'est chargé de nos maladies et a porté sur lui nos douleurs." J'ai préféré parler de ce nom en dernier, pour les besoins de ma démonstration. Il faut remarquer que la toute première alliance que Dieu a conclue avec Son peuple, après le passage de la Mer Rouge, qui préfigure tellement bien notre rédemption, était une alliance de guérison. C'est à ce moment-là que Dieu S'est révélé comme Celui qui est notre Médecin, par ce tout premier nom rédempteur qui scellait l'alliance : "Je suis l'Eternel qui te guérit." Ceci n'est pas seulement une promesse, c'est "une loi et une ordonnance." Parallèlement à cette antique ordonnance, nous trouvons, dans le commandement donné par Jacques 5 : 14, une ordonnance formelle pour la guérison au nom de Jésus-Christ. Chaque église doit considérer cette ordonnance comme aussi sacrée et aussi obligatoire à observer que la Sainte Cène et le Baptême chrétien. Etant donné que YAWEH-RAPHA est l'un des sept noms rédempteurs, qui scelle l'alliance de guérison, Christ, dans Sa position glorifiée actuelle, ne peut pas plus abandonner Son ministère de guérison qu'Il ne peut abandonner les ministères révélés par chacun des six autres noms rédempteurs. Les bénédictions révélées par ces sept noms rédempteurs seraient-elles absentes de notre dispensation, qualifiée de "meilleure" ?

Après avoir considéré certains exemples qui préfiguraient l'expiation de Christ, considérons la rédemption elle-même, telle qu'elle est décrite dans ce grand chapitre 53 du prophète Esaïe, qui décrit cette rédemption. C'est le plus grand des chapitres du plus grand des prophètes, qui établit pleinement la doctrine de l'expiation. Puisque les exemples de l'Ancien Testament enseignaient la guérison, il serait certainement incorrect et illogique de placer le modèle suprême à une position moins élevée.

Il S'est chargé de nos douleurs

Avant d'entrer dans l'étude de ce passage, puis-je souligner que les mots hébreux choli et makob ont été mal traduits par un certain nombre de versions. La version Segond les traduit par : "souffrances" (mauvaise traduction), et "douleurs" (bonne traduction). Tous ceux qui ont pris le temps d'examiner le texte originel ont pu constater, et cela a été reconnu d'une manière universelle, que ces deux mots signifient respectivement "maladies" et "douleurs." C'est ainsi qu'ils ont été traduits dans tout le reste de l'Ancien Testament. Le mot choli est traduits par "maladie" dans Deutéronome 7 : 15, 28 : 61, 1 Rois 17 : 17, 2 Rois 1 : 2, 8 : 8, 2 Chroniques 16 : 12, 21 : 25, etc. Le mot makob est traduit par "douleur" dans Job 14 : 22, 33 : 19, etc. Par conséquent, ce que le prophète dit, dans Esaïe 53 : 4, est : "Il s'est certainement chargé de nos maladies et a porté sur lui nos douleurs." Nous renvoyons le lecteur à n'importe quel Commentaire Biblique pour en obtenir des confirmations supplémentaires. Mais le meilleur commentaire est encore Matthieu 8 : 16,17.

Un commentaire inspiré

C'est Matthieu 8 : 16,17 qui prouve le mieux que Esaïe 53 : 4 ne parle pas de maladies de l'âme, et que les mots traduits par "maladie" et "douleur" ne concernent nullement des problèmes spirituels, mais des maladies physiques. Voici ce que dit ce passage : " Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies." Nous avons là un commentaire inspiré de ce verset 4 d'Esaïe 53, qui nous déclare clairement que le prophète parle des maladies physiques. Par conséquent, il faut traduire littéralement le mot choli par "maladie" dans Esaïe. C'est le même Saint-Esprit qui a inspiré ce verset et qui le cite dans Matthieu, pour démontrer le souci universel de Christ d'employer Sa puissance pour guérir les corps. Le fait de choisir tout autre interprétation revient à accuser le Saint-Esprit d'avoir fait une faute en citant Sa propre prophétie.

Je voudrais ici citer la version de l'érudit Dr Young (traduite littéralement en français) :

v. 3. Il était méprisé, et abandonné des hommes, un homme de douleurs (makob), et habitué à la maladie (choli). Comme quelqu'un qui détourne son visage de nous, il est méprisé et nous n'avons aucune considération pour lui.

v. 4. Certainement, il a porté nos maladies (choli), et il a emporté avec lui nos douleurs (makob). Et nous, nous avons pensé qu'il était frappé d'une plaie, châtié par Dieu et dans l'affliction.

v. 5. Mais il est percé pour nos transgressions, meurtri pour nos iniquités. Le châtiment de notre paix est sur lui, et, par ses meurtrissures, nous avons la guérison.

v. 6. Nous tous, nous avons erré comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun de notre côté, et Yaweh a veillé à ce que retombe sur lui le châtiment de nous tous.

v. 10. Et il a été dans le bon plaisir de Yaweh de le meurtrir. Il l'a rendu malade (choli). Et son âme constitue effectivement une offrande pour le péché. Il voit sa semence lever, et il prolonge ses jours.

v. 12... Il a été compté avec les transgresseurs, il a porté le péché de beaucoup d'hommes, et il intercède pour les transgresseurs.

Le Dr Isaac Leeser, qui a traduit la Bible de l'hébreu en anglais, donne de ces versets la traduction suivante :

v. 3. Il était méprisé et abandonné des hommes, homme de douleurs et habitué à la maladie...

v. 4. Mais ce ne sont que nos maladies qu'il a porté lui-même, et nos douleurs dont il s'est chargé...

v. 5. Et par ses meurtrissures, la guérison nous est assurée.

v. 10. Mais il a plu au Seigneur de l'écraser par la maladie.

Rotherham traduit ce verset 10 de la manière suivante : "Il a placé sur lui la maladie."

La traduction du Grand Rabbinat français est la suivante :

v. 3. Méprisé, repoussé des hommes, expert en maladies, il était comme un objet dont on détourne le visage, une chose vile dont nous ne tenions nul compte.

v. 4. Et pourtant ce sont nos maladies dont il était chargé, nos souffrances qu'il portait...

v. 5. Et c'est sa blessure qui nous a valu la guérison.

v. 10. Mais Dieu a résolu de le briser, de l'accabler de maladie...

La version d'André Chouraqui, connue pour être très proche du texte original, est la suivante :

v. 3. Méprisé, refusé par les hommes, homme de douleurs, pénétré de maladie...

v. 4. Ainsi, il portait nos maux, supportait nos douleurs...

v. 5. Mais en sa blessure nous sommes guéris.

v. 10. Yaweh désire l'accabler, l'endolorir...

Il ôte notre fardeau et le porte au Calvaire

Au verset 4, le mot traduit par le verbe "porter" (nasa en hébreu), signifie soulever, porter au loin, emporter à une longue distance. C'est un mot du vocabulaire Lévitique, qui est utilisé à propos du bouc émissaire, qui portait au loin, sur lui, les péchés du peuple. "Le bouc emportera (nasa) sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée, il sera chassé dans le désert" (Lévitique 16 : 22). De la même manière, Jésus a emporté sur Lui mes péchés et mes maladies "hors du camp", jusqu'à la croix. Cela signifie qu'au Calvaire, le péché et la maladie sont passés de moi sur Lui, et que le salut et la guérison sont passés de Lui sur moi.

Les mots hébreux traduits au verset 4 par "porter" (nasa) et "se charger de..." (sabal) sont exactement les mêmes que ceux qui sont utilisés aux versets 11 et 12 pour décrire le caractère substitutif de l'œuvre de Christ en ce qui concerne le péché : "Il se chargera (nasa) de leurs iniquités" (v.11) et "Parce qu'il a porté (sabal) les péchés de beaucoup d'hommes" (v.12). Ces deux mots impliquent l'idée de porter un lourd fardeau, et indiquent une substitution effective, et un enlèvement complet de la chose portée au loin. Lorsque Jésus a porté nos péchés, nos maladies et nos douleurs, Il les a emportés au loin, et les a complètement enlevés de nos vies. Ces deux termes parlent de substitution, et indiquent que notre fardeau a été porté par quelqu'un d'autre.

Quel que soit le sens donné aux verbes hébreux (nasa et sabal), le même sens doit être donné dans les deux situations, c'est-à-dire pour le fait de porter nos péchés, et celui de porter nos maladies. Modifier le sens dans une situation signifie que l'on aurait la liberté de le modifier dans l'autre. Aucun expert de l'Evangile ne discute le fait que ces verbes, appliqués au péché, ont un sens strictement substitutif et expiatoire. Par conséquent, ces mêmes verbes, appliqués à la maladie, doivent avoir exactement le même sens substitutif et expiatoire.

Le fait que Jésus a pris soin de guérir toute maladie et toute infirmité est considéré par Matthieu comme un accomplissement de ce qu'Esaïe avait prophétisé sur le serviteur de l'Eternel. Cela signifie que le Seigneur Jésus ne S'est pas contenté de compatir à nos souffrances, mais qu'Il a littéralement pris sur Lui, à notre place, les souffrances et les maladies que nous aurions dû justement porter. Par conséquent, non seulement Il les a emportées au loin, mais Il les a endurées dans Sa propre personne, pour nous en décharger.

Quand quelqu'un prend sur lui les souffrances qu'un autre aurait dû porter, il ne s'agit pas seulement d'un acte de compassion, mais d'une substitution, d'un remplacement d'une personne par une autre.

Il est donc clair que le fait, pour Jésus, de se charger de nos maladies et de nos douleurs, constitue une partie intégrante de Son œuvre rédemptrice, un bienfait qui nous est donné par Son expiation à notre place. Cela fait partie de la Doctrine de Christ Crucifié. Jésus est bien le Sauveur du corps comme Il est celui de l'esprit. Il va aussi loin que la malédiction a pénétré, pour y déverser Ses bénédictions avec abondance.

La guérison divine, par une intervention directe du Seigneur, est un bienfait réservé à tous ceux qui croient, dans tous les temps de l'histoire de l'Evangile. Cela règle la question, pour tout prédicateur, de la nécessité de prêcher la guérison divine.

Toutes les guérisons accomplies par Jésus au cours de Son ministère terrestre ont été faites en vertu de l'expiation qu'Il allait bientôt accomplir. Il en est de même pour tous les péchés qu'Il a pardonnés pendant Son ministère terrestre, car "sans effusion de sang il n'y a pas de pardon de péchés."

La prophétie d'Esaïe déclare que Jésus "s'est chargé de nos maladies." "Nos" signifie qu'Il a porté les maladies de tous les hommes, dans tous les temps.

Ainsi, dans les seuls versets 4 et 5 de ce Chapitre 53, nous voyons que Jésus est mort pour :

NOS maladies

NOS douleurs

NOS péchés

NOS iniquités

NOTRE paix

NOTRE guérison, car "par ses meurtrissures nous sommes guéris."

Il nous faudrait tordre le sens de ces versets pour nous exclure de ces bénédictions.

Ce chapitre 53 est la plus claire affirmation de notre rédemption complète de toute douleur et de toute maladie, par la mort expiatoire de Christ. Si Jésus, dans Sa position glorifiée actuelle, était moins désireux de guérir tous les malades qu'au cours des jours de Son humiliation sur terre, Il devrait alors annuler la promesse faite dans Jean 14 : 12-13, et Il ne serait plus celui qui "est le même, hier, aujourd'hui, et éternellement."

Le fait que la guérison soit acquise par l'expiation de Jésus-Christ rend nécessaire la continuation de Son ministère de guérison dans Sa position actuelle, parce que Son œuvre rédemptrice concerne aussi tous ceux qui sont sur la terre depuis qu'Il a été élevé à la droite du Père. C'est pourquoi Il a promis qu'Il exaucerait tous ceux qui croient, et qu'Il leur permettrait d'accomplir les mêmes œuvres que Lui, et même de plus grandes encore. Tant que l'Eglise est restée sous la direction du Saint-Esprit, ces mêmes œuvres se sont poursuivies, comme le révèle l'histoire. Chaque fois qu'il s'est produit un réveil de la foi apostolique, nous voyons s'accomplir les mêmes miracles que ceux qui caractérisaient l'Eglise des apôtres.

L'apôtre Pierre écrit qu'Il "a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois", pour confirmer la prophétie d'Esaïe. Jésus n'a jamais péché, mais Il S'est chargé de nos péchés. Il n'a jamais été malade, mais Il S'est chargé de nos maladies sur la Croix.

Le verset 4 d'Esaïe 53 dit : "Et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié." Quelle est la punition du péché ? C'est l'angoisse de l'âme, l'anxiété mentale, la maladie et la mort. La maladie fait donc partie de la punition du péché. Il fallait donc que la maladie soit éliminée par l'expiation accomplie par le Seigneur Jésus.

Dieu ne nous aurait-Il donc délivré que d'une seule conséquence du péché, c'est-à-dire la mort spirituelle, sans nous délivrer aussi de toutes les autres conséquences ? Faudrait-il donc que cette amère conséquence du péché, la maladie, demeure en nous jusqu'à la fin de notre pèlerinage terrestre ? Loin de nous une pareille pensée ! Esaïe affirme que Jésus a été frappé pour l'iniquité de nous tous... Lui-même S'est écrié : "Tout est accompli !" Il n'y a rien d'inachevé dans l'œuvre de notre puissant Jésus ! Si cela avait été le cas, le prophète aurait dû dire que Jésus a été frappé "pour une partie seulement de l'iniquité de nous tous."

La Croix est un parfait remède pour l'homme tout entier

Deutéronome 28 : 15-62 parle de la "malédiction de la loi", qui devait s'attacher à tous ceux qui ne la respectaient pas. Cette malédiction incluait toutes sortes de maladies connues et inconnues de l'homme, dont beaucoup sont mentionnées dans ce passage. Or Galates 3 : 13 affirme de manière claire que "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois." Ce verset déclare que c'est bien sur la Croix que Jésus nous a rachetés de la malédiction de la loi. En d'autres termes, Il nous a rachetés de toutes ces maladies nommées dans Deutéronome 28 : la "peste", la "consomption" (tuberculose), la fièvre", "l'inflammation", "la chaleur brûlante", "le dessèchement", "la jaunisse", "la gangrène", "l'ulcère d'Egypte", "les hémorroïdes", "la gale", "la teigne", "le délire", "l'aveuglement", "l'égarement d'esprit", "l'ulcère malin", "les plaies grandes et de longue durée", "les maladies graves et opiniâtres", "toutes les maladies d'Egypte", et même "toutes sortes de maladies et de plaies qui ne sont point mentionnées dans le livre de cette loi." Ceci inclut donc des maladies comme le cancer, la grippe, la rougeole, les oreillons, et tout autre maladie découverte de nos jours. Puisque Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, et puisque la maladie fait partie de cette malédiction, Il nous a donc certainement rachetés de la maladie.

Rédemption est synonyme de Calvaire

Puisque Rédemption est synonyme de Calvaire, nous sommes donc rachetés de toute la malédiction, que ce soit dans notre corps, notre âme ou notre esprit. Et ce rachat ne peut s'accomplir que par l'expiation de Christ.

Puisque la maladie fait partie de la malédiction, comment Dieu pourrait-Il justement enlever cette partie de la malédiction et guérir le malade, sans d'abord le racheter de cette malédiction ? Puisque Jésus nous a rachetés de la malédiction de la loi, comment Dieu pourrait-Il nous justifier, tout en nous demandant en même temps de rester sous la malédiction de la loi ? Alors que l'apôtre Paul a dit : "Vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce" ? (Romains 6 : 14). Bref, comment un homme qui n'est plus sous la loi pourrait-il demeurer sous la malédiction de la loi ? Sinon, cela ne reviendrait-il pas à emprisonner à vie quelqu'un qui aurait été reconnu innocent par le tribunal, après qu'il a été lavé de toute accusation de meurtre ?

Paul affirme dans l'épître aux Romains que c'est Jésus "que Dieu a destiné à être une victime propitiatoire... afin de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus" (Romains 3 : 25-26).

En d'autres termes, s'il n'y avait pas eu l'expiation accomplie par Jésus, Dieu aurait été injuste s'Il avait justifié le pécheur. De même, Il serait aussi injuste s'Il guérissait le malade sans d'abord nous racheter de la maladie. Le fait que Dieu ait toujours guéri tous les malades est pour moi la meilleure preuve que la guérison est comprise dans l'expiation. Si la guérison n'était pas comprise dans l'expiation, comment les multitudes auraient-elles pu obtenir de Jésus une guérison que Dieu n'était pas disposé à donner ? "Il les guérissait tous."

Une question importante

Si le corps n'était pas touché par la rédemption, comment pourrait-il y avoir une résurrection ? Comment la corruption pourrait-elle "revêtir l'incorruptibilité", et ce qui est mortel "revêtir l'immortalité" ? Si nous n'avons pas été rachetés de la maladie, ne devrions-nous pas être soumis à la maladie dans les cieux, s'il était possible d'avoir la résurrection indépendamment de la rédemption ? Puisque la destinée future de l'homme est à la fois spirituelle et corporelle, il est donc nécessaire que sa rédemption soit aussi spirituelle et corporelle. Pourquoi le "dernier Adam" n'enlèverait-Il pas de nous tout ce que le "premier Adam" nous a légué ?

J'aimerais citer ici le témoignage d'un seul des centaines de malades qui ont été guéris simplement en m'écoutant prêcher que la guérison est comprise dans l'expiation. Ils ont été guéris en mettant en action leur propre foi, avant même d'avoir l'occasion de recevoir l'onction d'huile.

A l'âge de huit ans, Mme Clara Rupert, de Lima, dans l'Ohio, avait eu une mauvaise coqueluche. En toussant, elle s'était rompu les muscles de l'un de ses yeux. Elle était devenue complètement aveugle de cet œil, qui était en outre complètement insensible à la douleur. Au cours de la campagne de réveil que nous avons conduite à Lima, elle eut l'occasion d'entendre une prédication sur l'expiation. Elle se dit dans son cœur : "Si c'est vrai, et c'est vrai parce que la Bible le dit, alors je suis tout aussi certaine de recevoir ce soir même ma guérison, quand je vais m'approcher de l'estrade, que j'étais certaine de recevoir mon salut, lorsque je me suis approchée de l'estrade de cette église Méthodiste, il y a quelques années, et que j'ai été sauvée." C'était tout à fait logique pour elle. Elle s'est donc approchée de l'estrade. Pendant que nous étions en train de prier pour les autres malades, elle demanda à Dieu de la guérir. Avant même que nous ayons pu l'oindre d'huile, elle bondit en pleurant, et retourna se jeter dans les bras de son père. L'auditoire se demandait pourquoi elle avait quitté la file d'attente sans recevoir l'onction d'huile. Son père lui demanda : "Que se passe-t-il, ma fille ?" Elle répondit : "Mon œil !" Il lui dit : "Quoi donc ? Est-ce qu'il te fait mal ?" Elle s'écria : "Non ! Je peux voir parfaitement !" Quelques mois plus tard, nous conduisions une campagne de réveil à Saint-Paul, dans le Minnesota. Nous rencontrâmes cette femme accompagnée de son mari. Ils s'étaient inscrits dans une Ecole Biblique et se préparaient à travailler pour le Maître. Son mari voulait prêcher l'Evangile de Christ, qui avait guéri sa femme avec une telle compassion.

Presque chaque jour, dans nos campagnes de réveil, nous pouvons entendre les témoignages de ceux qui ont été guéris à leur place, simplement en écoutant le message de l'Evangile.

Je ne suis pas le seul à prêcher que la guérison est comprise dans l'expiation. La plupart des meilleurs docteurs de l'Eglise, tels que A.B. Simpson, Andrew Murray, A.T. Pierson, et A.J. Gordon, ont compris et enseigné cette vérité. Le Dr R.A. Torrey, dans son livre consacré à la guérison divine, a écrit : "La mort expiatoire de Jésus-Christ nous a non seulement acquis la guérison physique, mais aussi la résurrection et la glorification parfaite de notre corps... De même que nous pouvons, sur cette terre, jouir des prémices de notre salut spirituel, ainsi nous pouvons y jouir également des prémices de notre salut physique... Chaque croyant, qu'il soit ou non ancien dans l'Eglise, a le privilège et le devoir de prier pour ses frères malades, dans la foi que Dieu entendra et guérira."

Esaïe commence son chapitre 53 par cette question : "Qui a cru à ce que nous avons annoncé ?" Puis il continue en disant qu'Il S'est chargé de nos péchés et de nos maladies. A cette question, on peut répondre en disant que seuls ceux qui ont entendu cette annonce ont pu y croire, parce que "la foi vient de ce que l'on entend." Ce message a pour but de prouver que la guérison nous est donnée par l'expiation, et qu'il s'agit bien là d'une partie de cet Evangile que Christ nous a commandé de prêcher au monde entier, à toute nation, à toute créature, dans une pleine puissance, et jusqu'à la fin de notre temps.

Voici à présent un certain nombre de parallèles bibliques entre :

l'homme "intérieur" et l'homme "extérieur"

Adam, par sa chute, a fait entrer le péché dans notre âme.

Adam, par sa chute, a fait entrer la maladie dans notre corps.

Le péché est donc une œuvre du malin.

La maladie est donc une œuvre du malin. "Jésus... allait de lieu en lieu, ... guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du diable" (Actes 10 :38)

Jésus a paru afin de détruire les œuvres du diable dans l'âme.

Jésus a paru afin de détruire les œuvres du diable dans le corps.

Le nom rédempteur "Yaweh-Tsidkenu" révèle Son plan de rédemption pour notre âme.

Le nom rédempteur "Yaweh-Rapha" révèle Son plan de rédemption pour notre corps.

Au Calvaire, Jésus S'est chargé de nos péchés.

Au Calvaire, Jésus S'est chargé de nos maladies.

Il a été "fait péché" pour nous (2 Cor. 5 :21) lorsqu'Il a "porté nos péchés" (1 Pierre II :24)

Il a été "fait malédiction" pour nous (Gal. 3.13) quand "Il a porté nos maladies" (Mat. 8 :37).

"Il a Lui-même porté nos péchés sur le bois" (1 Pierre II:24).

"... par les meurtrissures duquel vous avez été guéris."

"C'est Lui qui pardonne toutes tes iniquités" (Psaume 103 :3).

"C'est lui qui guérit toutes tes maladies" (Psaume 103 :3).

"Car vous avez été rachetés à grand prix : glorifiez donc Dieu dans votre... esprit."

Car vous avez été rachetés à grand prix : glorifiez donc Dieu dans votre corps" (1 Cor. 6 :20).

L'esprit a été racheté à grand prix.

Le corps a été racheté à grand prix.

Le fait de rester dans le péché glorifie-t-il Dieu dans notre esprit?

Le fait de rester malade glorifie-t-il Dieu dans notre corps?

Puisqu'Il a porté nos péchés, combien d'hommes Dieu doit-Il sauver, quand ils viennent à Lui ? "Quiconque croit."

Puisqu'Il a porté nos maladies, combien d'hommes Dieu doit-Il guérir, quand ils viennent à Lui ? "Il les guérissait tous."

Christ a porté nos péchés pour que nous puissions en être délivrés. Non pas SYMPATHIE (souffrir avec), mais SUBSTITUTION (souffrir à la place de...)

Christ a porté nos maladies pour que nous puissions en être délivrés. Non pas SYMPATHIE (souffrir avec), mais SUBSTITUTION (souffrir à la place de...)

Le fait que Jésus ait porté nos péchés dans Son corps n'est-il pas une raison suffisante pour que nous ayons tous foi en Lui pour qu'Il pardonne nos péchés ?

Le fait qu'Il ait porté nos maladies n'est-il pas une raison tout aussi suffisante pour que nous ayons tous foi en Lui pour qu'Il guérisse notre corps ?

La foi pour le salut vient du fait d'entendre l'Evangile : "Il a pris nos péchés."

La foi pour la guérison vient du fait d'entendre l'Evangile : "Il a pris nos maladies."

Nous devons donc prêcher l'Evangile du salut "à toute créature."

Nous devons donc prêcher l'Evangile de la guérison "à toute créature."

Christ promet que notre âme sera sauvée (Marc XVI:16).

Christ promet que notre corps sera guéri (Marc XVI:18).

A propos de l'ordonnance du baptême d'eau, la Bible enseigne que celui qui croit et qui sera baptisé sera sauvé (Marc XVI:16).

A propos de l'ordonnance de l'onction d'huile, la Bible enseigne que celui qui croit et qui reçoit l'onction d'huile sera guéri (Jacques V:14).

Nous avons l'ordre de baptiser "au nom du Seigneur" (Actes 2 :38).

Nous avons l'ordre d'oindre d'huile "au nom du Seigneur" (Jacques V:14).

Pendant la Sainte Cène, le vin est pris "en mémoire" de Sa mort pour le salut de notre âme (1 Cor. 11 :25).

Pendant la Sainte Cène, le pain est pris "en mémoire" de Sa mort pour la guérison de notre corps (1 Cor. 11 :23-24).

Le pécheur doit se repentir avant de croire en l'Evangile et d'être sauvé.

Le malade doit confesser ses péchés avant ... d'être guéri (Jacques 5 :16).

Le baptême d'eau est la preuve de notre consécration et de notre obéissance totales.

L'onction d'huile est le symbole et le signe de notre consécration au Seigneur.

Le pécheur doit accepter la promesse de Dieu comme vraie avant de sentir la joie du salut.

Le malade doit accepter la promesse de Dieu comme vraie avant de pouvoir se sentir bien.

"Mais à tous ceux qui l'ont reçue (la Parole), ... elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jean 1 :12-13).

"Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris" (Marc 6 :56).

CHAPITRE 3
La guérison est-elle pour tous ?

 

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Livre de Bosworth - La Guérison divine par la foi en Jésus-Christ.
format pdf - 102 pages