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A433 La guérison divine (Chapitres 1 à 4).

Livre du Dr Jay Snell.

L’original peut être consulté en anglais à l’adresse suivante :
http://jaysnell.org/Book9HTM/table_of_contents.htm

Traduit en français par Henri Viaud-Murat.

Chapitre 1. Pourquoi Jésus-Christ veut guérir chaque Chrétien, et par quels moyens Il veut le faire.

            La mort de Christ fait référence à deux grandes alliances de l'Ancien Testament : l'Alliance conclue avec Abraham, et l'Alliance de la Loi de Moïse. Beaucoup considèrent que la Loi de Moïse est séparée et distincte de l'Alliance conclue avec Abraham, mais il n'en est rien. D'après le Nouveau Testament, la Loi de Moïse a été ajoutée à l'Alliance avec Abraham, et elle est restée valide jusqu'à la mort de Christ. Cela étant dit, nous devons nous poser deux questions : quelle est la relation entre la Loi de Moïse et l'Alliance conclue avec Abraham, et quel est le rapport avec le sujet de la guérison divine ? Nous allons répondre à ces deux questions.

Pourquoi il est nécessaire que Jésus guérisse tous les Chrétiens.

            Dans l'Alliance conclue avec Abraham, Dieu avait promis au genre humain un certain nombre de choses stupéfiantes. A commencer par Abraham, Dieu lui avait promis, ainsi qu'à ses descendants et, finalement, à tout le genre humain, le salut pour leur âme, la guérison pour leur corps, la prospérité financière et matérielle, et le bien-être pour leurs familles (Voir en note finale du document A434 la liste des références bibliques de l'Alliance conclue avec Abraham dans le livre de la Genèse - NdE). Dans l'ère du Nouveau Testament, les Chrétiens sont greffés sur le tronc d'Abraham, de telle sorte que les promesses faites par Dieu à Abraham appartiennent à tous les Chrétiens qui lisent ces lignes.

            Tout Chrétien a donc le droit, dès à présent, de recevoir la guérison pour son corps, la prospérité financière et matérielle, et le bien-être pour sa famille, en plus du salut pour son âme. Tout cela était inclus dans les promesses faites par Dieu à Abraham, à ses descendants et, de manière prophétique, à toutes les nations.

            Près de quatre cent trente ans plus tard, Dieu ajouta la Loi à cette alliance conclue avec Abraham, afin de régler le problème des péchés commis par les descendants d'Abraham. Mais Dieu a voulu régler le problème de ces péchés de telle manière que les descendants d'Abraham ne puissent pas perdre les bénédictions représentées par le salut de leur âme, la guérison de leur corps, la prospérité financière et matérielle, et le bien-être de leurs familles. En d'autres termes, Dieu a introduit la Loi pour régler le problème du péché d'une manière qui leur permettait de maintenir les bénédictions promises à Abraham, en ce qui concernait le salut de leur âme, la guérison de leur corps, la prospérité financière et matérielle, et le bien-être de leurs familles.

            Beaucoup considèrent la Loi de Moïse comme un simple moyen de rendre les Juifs conscients de leur culpabilité. Ils considèrent que Dieu avait conçu la Loi pour attirer la culpabilité et la condamnation sur Son peuple, en lui donnant une série d'interdictions auxquelles personne ne pouvait obéir, et faisant ainsi de la Loi un "instrument de mort" et un "instrument de condamnation." C'est effectivement ce que la Loi aurait été, si Dieu n'y avait pas inclus tout un système de sacrifices. Par conséquent, dans l'Ancien Testament, quand un Juif péchait, il lui suffisait d'offrir le bon sacrifice, dans le bon esprit, pour que toutes les bénédictions promises à Abraham continuent à s'écouler sur lui dans toute leur plénitude, que ce soit pour le salut de son âme, pour la guérison de son corps, pour sa prospérité financière ou matérielle, ou pour le bien-être de sa famille.

            Autrement dit, Dieu a ajouté la Loi à l'Alliance faite avec Abraham pour pouvoir régler le problème du péché, tout en conservant le bénéfice des promesses faites à Abraham et à sa descendance. Dieu avait donné dans la Loi toute une série de commandements et d'interdictions. Quand un Juif violait une loi particulière, mais dès qu'il accomplissait le sacrifice requis, il continuait à recevoir le bénéfice des quatre bénédictions promises à Abraham, et que nous avons déjà mentionnées. En revanche, quand un Juif commettait un péché, mais qu'il n'accomplissait pas le sacrifice requis, toutes les bénédictions promises à Abraham cessaient immédiatement de se manifester dans sa vie. Il perdait sa guérison, sa prospérité, le bien-être pour sa famille, et même son salut, tant qu'il n'avait pas offert le sacrifice exigé. Mais dès qu'il se repentait de son péché, et qu'il manifestait sa repentance en offrant le sacrifice demandé, les bénédictions promises à Abraham recommençaient à se déverser sur lui, à l'instant même où il avait offert son sacrifice.

            Quand Jésus vint, Il est devenu le sacrifice ultime pour le péché, selon la Loi de Moïse. Par conséquent, quand un Juif reçoit Christ comme étant son sacrifice ultime pour le péché, selon la Loi de Moïse, cela signifie qu'il continue à bénéficier, sans interruption, des bénédictions associées à l'alliance avec Abraham. Il conserve donc ce qu'il avait déjà par l'alliance avec Abraham, grâce à son droit de naissance, c'est-à-dire le salut de son âme, la guérison de son corps, la prospérité matérielle et financière, et le bien-être pour sa famille.

            En revanche, le Juif qui refuse d'accepter Jésus en tant qu'ultime sacrifice divin pour le péché, selon la Loi de Moïse, et qui préfère se confier dans le sacrifice des taureaux et des boucs, celui-là perd toutes les bénédictions reçues en vertu de sa naissance sous l'alliance avec Abraham. En effet, Dieu n'accepte plus le sang des taureaux et des boucs ! Ce Juif-là est tout autant sur la voie de l'enfer et de la perdition que n'importe quel païen.

            Lorsqu'un païen accepte Christ comme son Sauveur personnel, il est greffé sur le tronc d'Abraham, et participe à ses bénédictions. Grâce à cette greffe, il peut recevoir les mêmes bénédictions qui étaient celles des Juifs depuis le Livre de la Genèse : salut, guérison, prospérité, et bien-être pour sa famille. Par cette greffe dont nous bénéficions, nous qui faisons partie des païens et des Gentils, nous faisons partie de la descendance d'Abraham. Nous devenons membres du groupe des descendants d'Abraham. En outre, les païens greffés sur le tronc d'Abraham reçoivent les mêmes bénédictions qui étaient autrefois réservées aux Juifs. A présent, Juifs et païens sont héritiers des mêmes bénédictions promises à Abraham.

Jésus a accompli six choses pour abolir la Loi de Moïse.

            La mort de Christ a représenté l'ultime sacrifice divin pour le péché. Par Sa mort, d'une part, Il a ratifié l'alliance avec Abraham et, d'autre part, Il a aboli la Loi de Moïse. Lisez les deux passages ci-dessous :

"Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié" (Ephésiens 2 : 14-16).

"Il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix" (Colossiens 2 : 14).

Ces passages nous révèlent que Jésus, par Sa mort, a accompli six choses en ce qui concerne la Loi :

            1. Il l'a renversée.
            2. Il l'a anéantie.
            3. Il l'a abolie.
            4. Il l'a détruite.
            5. Il l'a effacée.
            6. Il l'a clouée à la croix.

            Par conséquent, la mort de Jésus est directement reliée aux deux grandes alliances de l'Ancien Testament, l'Alliance conclue avec Abraham, et l'Alliance conclue par la Loi de Moïse. Par Sa mort, Jésus a ratifié la première alliance, et aboli la seconde.

            Puisque la mort de Jésus a ratifié l'alliance conclue avec Abraham, qui nous garantissait la guérison pour nos corps, il est donc parfaitement normal que les Ecritures répètent à de multiples reprises que la volonté de Dieu soit toujours de nous guérir. En effet, c'est un fait établi que les Ecritures nous expliquent abondamment cette vérité.

            Elles nous l'expliquent en ceci que Dieu a prévu au moins huit moyens pour nous transmettre cette guérison. J'aurai l'occasion de parler en détail de ces moyens utilisés par Dieu pour nous transmettre la guérison. L'un de ces moyens ne requiert même pas la foi de celui qui reçoit la guérison, tandis que les sept autres requièrent un acte de foi de la part du malade. Par conséquent, nous étudierons ces huit moyens de guérison en deux parties distinctes.

Première partie : Premier moyen de guérison divine.

            Dieu guérit par l'onction du Saint-Esprit et le don des guérisons.

"Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, au point qu'on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient" (Actes 19 : 11-12).

            "Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit" (1 Cor. 12 : 7-9).

            Gardez fermement à l'esprit qu'il s'agit là du seul moyen de guérison divine qui ne requiert aucun acte de foi de la part de celui qui reçoit la guérison. Il s'agit de cette célèbre "onction" dont nous faisons si grand cas dans nos églises charismatiques. Mais, en faisant un aussi grand cas de cette "onction," on l'a aussi rendue dangereuse. Elle est devenue dangereuse, parce que nous avons donné l'impression aux non-initiés que si l'on n'est pas guéri dans l'une de nos grandes conventions de guérison, alors tout est perdu. Nous avons donc entretenu deux impressions fausses : que Dieu ne les aime pas, et que ce n'est pas la volonté de Dieu de les guérir. Alors ils laissent tout tomber. Et s'ils laissent tout tomber, ils peuvent mourir si leur maladie est grave.

            Ceux qui dirigent aujourd'hui le mouvement de la guérison divine doivent corriger cette terrible erreur, qui a consisté à trop mettre l'accent sur l'onction, à l'exclusion des sept autres moyens de guérison divine proposés par la Bible. Nous devons insister aussi fortement sur deux vérités bibliques : la première, c'est que l'onction du Saint-Esprit n'est que l'un des huit moyens de guérison prévus par Dieu. Nous devons souligner le fait que cette onction est souveraine. Elle est sous le contrôle exclusif du Seigneur. Personne ne peut influencer Dieu, ni forcer Dieu à toucher ou à guérir telle ou telle personne au cours d'une réunion. Dieu est absolument souverain dans ce domaine.

            En d'autres termes, Dieu guérit certains malades d'une manière miraculeuse, au moyen de l'onction du Saint-Esprit manifestée par certains ministères. Il me semble toutefois que cette onction se manifeste surtout dans de grands rassemblements de guérison, et qu'un grand nombre de malades n'y sont pas guéris. Je voudrais souligner ici que ce n'est pas la grandeur ou la réputation de l'homme de Dieu conduisant la réunion de guérison qui importe. Vous ne pouvez pas avoir la certitude que vous allez être guéri par cette onction. Bien que Dieu puisse toucher et guérir des malades assis à côté de vous, vous pouvez très bien ne pas être guéri vous-même par cette onction miraculeuse.

            Vous ne pouvez donc pas dépendre de cette onction. Mais vous pouvez toujours dépendre des sept autres moyens de guérison divine. Vous pouvez toujours recevoir une guérison par l'un de ces moyens. Ces moyens de guérison sont toujours disponibles pour transmettre la guérison à tous les Chrétiens.

            Je lance un appel aux ministères qui dirigent le mouvement de la guérison divine. Je leur demande de mettre l'accent sur les sept autres moyens utilisés par Dieu pour guérir Ses enfants, tout autant que sur l'onction du Saint-Esprit, qu'ils ne peuvent pas contrôler. Trop d'enfants de Dieu meurent prématurément parce que nous mettons trop l'accent sur l'onction du Saint-Esprit, tout en ne le mettant pas assez sur les sept autres moyens de guérison divine.

Deuxième partie : Les sept autres moyens de guérison divine.

            Ces sept autres moyens de guérison divine exigent un acte de foi de la part de celui qui veut être guéri. Grâce à l'un ou l'autre de ces sept moyens, tout Chrétien doit pouvoir recevoir une guérison du Seigneur Jésus. Il n'est pas obligé de transmettre la guérison par un don des guérisons ou par Son onction souveraine au cours d'une réunion. Puisque le Seigneur n'est pas obligé de guérir tous les malades de cette manière, tous ceux qui exercent des responsabilités dans le mouvement de la guérison divine ne devraient-ils pas affirmer clairement cette vérité, afin que ce soit clair dans l'esprit de tous ?

Deuxième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison au moyen de l'imposition des mains.

"Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris" (Marc 16 : 17-18).

En ayant recours à ce moyen, vous devez accomplir un acte de foi très simple. Vous devez simplement poser vos mains sur le malade, et dire : "Au nom de Jésus, sois guéri !" Si c'est vous qui êtes malade, vous pouvez choisir de demander à un Chrétien de vous imposer les mains.

Troisième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison au moyen de l'onction d'huile, accompagnée de la prière de la foi.

"Ils chassaient beaucoup de démons, et ils oignaient d'huile beaucoup de malades et les guérissaient" (Marc 6 : 13).

"Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace" (Jacques 5 : 14-16).

            En ayant recours à ce moyen, l'acte de foi que vous devez faire est également très simple. Vous devez oindre d'huile le malade et demander à Dieu de le guérir, sur la base de Sa propre Parole. Si c'est vous qui êtes malade, vous devez demander à des anciens de l'Eglise de venir prier pour vous.

Quatrième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison quand vous croyez dans votre cœur, et que vous confessez de la bouche.

"Je vous le dis en vérité, si quelqu'un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrive, il le verra s'accomplir" (Marc 11 : 23).

L'acte de foi que vous devez faire ici consiste à commander, au nom de Jésus, à la maladie de quitter votre corps, ou le corps de la personne pour laquelle vous priez. Vous obtiendrez tout ce que vous aurez dit. Il se peut que la guérison ne se manifeste pas au moment où vous donnez l'ordre. Dans ce cas, persévérez à donner votre ordre, même si vous devez le faire plusieurs fois, à plusieurs heures, jours ou semaines d'intervalle. Vous obtiendrez la victoire, pourvu que vous n'arrêtiez pas de résister, jusqu'à ce que la victoire se manifeste. Pour avoir la victoire, il vous faut mener une guerre incessante contre la maladie.

Cinquième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison quand deux ou plusieurs personnes s'accordent sur la terre et dans le cœur.

"Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux" (Matthieu 18 : 19-20).

Dans ce cas, vous devez trouver un autre Chrétien qui est d'accord avec vous pour demander votre guérison, ou la guérison d'un malade. Assurez-vous cependant que celui qui sera d'accord avec vous soit un véritable Chrétien, et pas seulement quelqu'un qui se dit Chrétien.

Sixième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison quand vous croyez que vous la recevez lorsque vous priez.

"C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et vous le verrez s'accomplir" (Marc 11 : 24).

Dans les Ecritures, le fait de croire implique un acte de foi correspondant à ce que l'on croit. Dans votre cas, vous devez vous comporter "comme si vous étiez guéri," avant même de voir votre guérison manifestée. En d'autres termes, faites des projets d'avenir exactement comme si votre maladie était déjà passée. C'est cela "croire," dans la Bible.

Septième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison au moment de la Sainte Cène, lorsque vous comprenez sa signification et que vous en recevez le bénéfice par la foi.

"Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts" (1 Cor. 11 : 26-30).

            Dans ce cas, votre part consiste à comprendre la différence entre le corps du Seigneur et Son sang. Son sang a été versé pour la rémission de vos péchés. Son corps a été meurtri pour votre guérison physique. Quand vous prenez la Sainte Cène avec une claire compréhension de cette différence, Dieu fera passer dans votre corps la guérison qui a été acquise pour vous quand Christ a été meurtri dans Son corps physique.

Huitième moyen de guérison.

            Dieu donne la guérison quand on utilise le Nom de Jésus comme un bélier ou un marteau.

"Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai" (Jean 14 : 13-14).

"Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l'heure de la prière : c'était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l'aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n'ai ni argent, ni or ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu" (Actes 3 : 1-8).

            Votre part consiste ici tout simplement à commander à la maladie de partir, au Nom de Jésus. La signification précise du mot grec traduit par "demander" aux versets 13 et 14 de Jean 14 est en réalité "commander." Quand ce mot est employé dans le sens de "demander quelque chose, " ou "demander une chose quelconque," il devrait plutôt être traduit par "commander." Quand ce mot est employé en relation avec Dieu, il devrait être traduit par "demander de la manière la plus ferme possible. Nous ne pouvons pas "commander Dieu." Mais nous sommes autorisés à ordonner que quelque chose se produise, au Nom de Jésus.

            Par conséquent, comme la maladie fait partie de ces "choses quelconques" que nous pouvons demander, notre part consiste simplement à commander à la maladie de partir, au Nom de Jésus. Continuez à lui ordonner de partir, tant qu'il y a des symptômes. Pour beaucoup de maladies, il est nécessaire de continuer à leur ordonner de partir pendant un certain temps, avant de constater une victoire complète. Commencez donc dès à présent, et continuez à ordonner à la maladie de partir, jusqu'à ce que vous obteniez une complète victoire au Nom de Jésus. La plupart des guérisons reçues en employant les moyens 2 à 8 sont obtenues à la suite d'une véritable guerre. C'est un processus qui peut s'étendre sur un temps relativement long.

Chapitre 2. Pourquoi la guérison de votre corps est-elle comprise dans la Sainte Cène, et comment vous pouvez être guéri au moment où vous la prenez.

Dans la première épître aux Corinthiens, l'apôtre Paul démontre que la guérison physique est offerte par la Sainte Cène.

"Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts" (1 Cor. 11 : 23-30).

            Remarquez l'usage du mot "nouvelle" au verset 25, quand Jésus parle de la "nouvelle alliance." Le mot grec utilisé n'est pas "neos," qui signifie "nouveau dans le temps." Mais il s'agit du mot grec "kainos," qui signifie "nouveau en qualité." La nouvelle alliance n'était pas nouvelle dans le temps. Elle existait déjà. Il s'agissait de cette même alliance conclue avec Abraham, que Jésus a ratifiée avec Son propre sang, en lui conférant une qualité qu'elle n'avait pas auparavant. Par cette ratification, Jésus avait donné une qualité nouvelle à cette alliance conclue avec Abraham. Par conséquent, notre Nouvelle Alliance, ou encore Nouveau Testament, est toujours l'alliance avec Abraham, mais à laquelle a été conférée une qualité nouvelle.

            Dans le chapitre précédent, j'ai écrit : "Puisque la mort de Jésus a ratifié l'alliance conclue avec Abraham, qui nous garantissait la guérison pour nos corps, il est donc parfaitement normal que les Ecritures répètent à de multiples reprises que la volonté de Dieu soit toujours de nous guérir. En effet, c'est un fait établi que les Ecritures nous expliquent abondamment cette vérité.'

Les Ecritures nous expliquent cette vérité tout particulièrement dans la Sainte Cène. Dans ce chapitre, je veux vous montrer quel rapport existe entre la mort de Jésus et la guérison de notre corps, en démontrant que la guérison est contenue dans la Sainte Cène.

Qu'est-ce que la Sainte Cène, et quelle est sa signification ?

            Quand Dieu et Abraham conclurent leur alliance, aux chapitres 12, 13, 15, 17 et 22 de la Genèse, Dieu fit à Abraham soixante promesses distinctes. Ce sont ces soixante promesses qui constituent, collectivement, l'alliance avec Abraham. En outre, cette alliance était une alliance d'amitié, conclue par le sang.

            A l'époque de l'Ancien Testament, une alliance d'amitié conclue par le sang représentait la forme d'alliance la plus solennelle et la plus irrévocable. Cette alliance était encore plus irrévocable que celle du mariage. Il était possible de briser un mariage par le divorce. Mais il était impossible de briser une alliance d'amitié conclue par le sang. Elle était irrévocable jusqu'à la mort. En outre, elle liait aussi les familles pendant des générations. Telle était l'alliance conclue entre Dieu et Abraham.

            Les Indiens d'Amérique pratiquaient une forme d'alliance de sang. Vous avez déjà vu ces westerns où un Indien se liait d'amitié avec un blanc. Ils entaillaient leurs poignets, frottaient leurs entailles, et mêlaient leur sang. Ils devenaient ainsi frères de sang. C'est une image exacte de l'alliance conclue avec Abraham.

            Cette alliance était accompagnée d'une fête, au cours de laquelle on sacrifiait des animaux. La chair et le sang de ces animaux représentaient la chair et le sang des deux peuples qui concluaient l'alliance. Toutefois, dans la Genèse, Abraham dut donner son propre sang, au travers du rite de la circoncision, au lieu d'avoir recours au sang d'un animal. En outre, tous les mâles nés dans une famille juive devaient passer par ce rite de la circoncision. En versant ainsi leur sang, ils entraient eux aussi dans cette alliance d'amitié conclue entre Dieu et Abraham et tous ses descendants. Cela dura jusqu'à la mort de Christ.

            Au moment de la mort de Christ, c'est le propre sang de Dieu qui a été versé pour accomplir et ratifier l'alliance faite avec Abraham. Pourquoi dire cela ? Parce que la Bible dit que Jésus était Dieu incarné sous forme humaine. Par conséquent, le sang de Jésus était le sang de Dieu Lui-même. Quand Jésus a été attaché à la croix, le sang qui a jailli de Son corps, de Son visage, de Sa tête, de Son dos, de Ses mains et de Ses pieds, tout le sang qu'Il a versé ce jour-là, était le sang de Dieu Lui-même. Des centaines d'années après Abraham, c'est le sang de Dieu Lui-même qui a finalement été versé pour confirmer et ratifier cette alliance d'amitié scellée dans le sang. Vous savez que quand Dieu et Abraham ont conclu leur alliance, dans la Genèse, le sang de Dieu n'avait pas été versé. C'étaient la chair et le sang d'animaux qui s'étaient substitués à la chair et au sang de Dieu, mais Abraham avait dû verser son propre sang, lors de sa circoncision.

            Toutefois, quand Jésus est mort, c'est bien le propre sang de Dieu qui a été versé pour ratifier cette alliance d'amitié conclue avec Abraham dans le sang. A présent, Dieu et Abraham ont tous deux ratifié cette alliance par leur propre sang. Par conséquent, Jésus nous a laissé la Sainte Cène, où sont représentés le corps et le sang du Fils de Dieu.

            Quand une alliance d'amitié était conclue par le sang, il y avait toujours une fête, au cours de laquelle les deux parties mangeaient la chair et buvaient le sang de l'animal qui avait été sacrifié comme substitut. Cependant, dans le Nouveau Testament, on utilise le pain et le vin pour représenter le corps et le sang de la victime. Dans les cultures païennes, on continue à manger la chair et à boire le sang des victimes. Les participants croient ainsi recevoir la vie de la victime sacrifiée. A partir de ce moment-là, ceux qui étaient entrés dans cette alliance d'amitié possédaient deux vies : leur propre vie, et la vie du partenaire avec lequel ils avaient conclu cette alliance.

            La Sainte Cène représente la fête substitutive qui matérialise l'alliance de sang et d'amitié conclue entre Dieu et Abraham. C'est pour cela que le Seigneur Jésus nous a laissé cette ordonnance, au cours de Son dernier repas avec Ses disciples, juste avant de ratifier l'alliance conclue avec Abraham, en versant Son sang et en mourant sur la croix. C'est l'une des dernières choses qu'Il a accomplies sur la terre. Depuis lors, comme la Sainte Cène représente le corps et le sang de Dieu, elle doit nécessairement accomplir une œuvre dans la vie de ceux qui y participent. Car nous possédons à présent deux vies : notre propre vie, et la vie de Dieu Lui-même, qui est devenu notre partenaire dans cette alliance d'amitié conclue par le sang. Puisque nous possédons la vie de Dieu, cela entraîne deux conséquences. Quand nous prenons la Sainte Cène, nous absorbons dans tout notre être ce qui est prescrit pour représenter le corps et le sang du Seigneur. Ensuite, le Saint-Esprit demeure en nous pour faire passer concrètement dans notre vie tout ce que Jésus a accompli pour nous dans Sa vie et dans Sa mort. Rappelez-vous qu'Il nous a acquis la guérison de nos maladies par Ses meurtrissures. Nous avons déjà été guéris, et nous le sommes toujours.

            Le pain et le vin, qui représentent le corps et le sang de Dieu, nous rappellent deux vérités. Tout d'abord, le sang de Jésus nous a purifiés de nos péchés et nous a donné le salut de notre âme. Ensuite, le corps meurtri de Jésus nous a donné la guérison physique de notre corps. Vous savez, bien entendu, que la Bible n'associe aucunement le sang de Jésus à la guérison de notre corps. Mais elle dit que le corps de Jésus a été meurtri pour que nous puissions être guéris. Ainsi, le sang concerne le pardon de nos péchés, et le corps concerne la guérison de nos maladies.

            "Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché" (1 Jean 1 : 7).

Dans le verset ci-dessus, le verbe "purifie" est employé en grec au temps présent continu. Cela signifie que le sang de Jésus-Christ Son Fils nous purifie en permanence de tout péché, et continue à nous purifier de tout péché.

            Mais le corps de Jésus a été meurtri pour notre guérison. Esaïe affirme que nous sommes guéris par Ses meurtrissures. Pierre confirme que nous avons été guéris par Ses meurtrissures.

"Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris" (Esaïe 53 : 5).

"Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris" (1 Pierre 2 : 24).

Où étaient ces meurtrissures ? Ces meurtrissures étaient sur Son corps. Le corps de Jésus-Christ a été battu si sauvagement, qu'il n'avait plus d'apparence humaine. Vous savez, la loi permettait aux soldats romains de battre les prisonniers avec un fouet garni de pièces métalliques, juste avant de les crucifier. Bien souvent, les condamnés mouraient à la suite de cette flagellation. Quand les soldats avaient achevé leur œuvre, les victimes étaient, dans les meilleurs des cas, dans un état de choc. Tout leur corps était réduit à l'état de charpie.

            Le fouet romain ressemblait à un fouet de bouvier américain, avec neuf lanières, dont chacune se terminait par un petit morceau de métal ou de pierre. Chacun des coups arrachait un morceau de chair et de peau. J'ai lu certains récits qui montraient que le fouet s'enroulait autour du corps de la victime, leur déchirait parfois le ventre, d'où sortaient alors leurs entrailles. D'autres disaient que le visage des victimes était pratiquement arraché, et que même leurs dents étaient projetées dans leur gorge, après avoir été arrachées par les extrémités métalliques du fouet. Certaines victimes mouraient même avant que la flagellation soit achevée.

            On peut donc comprendre dans quel état se trouvait Jésus. Son corps était entièrement meurtri, de la tête aux pieds, sa chair et sa peau pendaient en lambeaux. Il avait été entièrement déchiqueté par la flagellation. Esaïe et Pierre affirment tous deux que nous avons été guéris par ces meurtrissures, et que nous sommes toujours guéris aujourd'hui.

            Le pain et le vin que nous prenons lors de la Sainte Cène représentent le corps et le sang de Dieu Lui-même. Dieu a ratifié l'alliance conclue avec Abraham, afin de nous garantir toutes les bénédictions qui lui avaient été promises, c'est-à-dire le salut de notre âme, la guérison de notre corps, la prospérité financière et matérielle, et le bien-être pour notre famille. Le corps de Jésus-Christ nous a donné la guérison, car la Bible affirme que c'est par Ses meurtrissures que nous avons été guéris, et que nous le sommes toujours. Ces meurtrissures, qui ont transformé Son corps en une masse de chair sanguinolente, nous ont acquis la guérison.

            Le livre du prophète Esaïe dit qu'à un moment donné, quand les bourreaux en ont eu fini avec Jésus, Il était un sujet d'effroi. Son visage était tellement défiguré qu'il ne ressemblait plus à un visage humain. Plus rien, dans le corps de Jésus, ne ressemblait à un corps humain. Car Il avait été battu au point qu'on ne Le reconnaissait plus. Il n'avait même plus l'apparence d'un être humain.

"De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l'homme…" (Esaïe 52 : 14).

            Quand Il a été cloué à la croix, Ses os sont sortis de leurs jointures. Sa langue s'est mise à enfler, et a commencé à l'étouffer, car Il a dit que Sa langue s'attachait à Son palais :

"Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours ! De nombreux taureaux sont autour de moi, des taureaux de Basan m'environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, semblables au lion qui déchire et rugit. Je suis comme de l'eau qui s'écoule, et tous mes os se séparent ; mon cœur est comme de la cire, il se fond dans mes entrailles. Ma force se dessèche comme l'argile, et ma langue s'attache à mon palais ; tu me réduis à la poussière de la mort. Car des chiens m'environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds. Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent ; ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique. Et toi, Eternel, ne t'éloigne pas ! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours !" (Psaume 22 : 11-19).

            Les soldats romains Lui ont bandé les yeux, Lui ont arraché la barbe, et lui demandaient de prophétiser pour leur dire qui L'avait frappé, s'Il était le Fils de Dieu.

"Ils lui voilèrent le visage, et ils l'interrogeaient, en disant : Devine qui t'a frappé" (Luc 22 : 64).

"Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant : Christ, prophétise ; dis-nous qui t'a frappé" (Matthieu 26 : 67-68).

            Jésus a été tellement frappé et battu qu'on ne pouvait plus Le reconnaître. Son corps n'était plus qu'une masse de chair hachée. Mais la flagellation infligée à Son corps a procuré la guérison physique à tous ceux qui sont au bénéfice de l'alliance conclue avec Abraham. Il a versé Son sang pour nos péchés, mais on a meurtri Son corps pour que nous soyons guéris. La Sainte Cène représente la fête qui accompagne l'alliance d'amitié conclue par le sang. Le corps et le sang de Jésus sont représentés par le pain et le fruit de la vigne. C'est ce que Jésus nous a laissé, quand Il a partagé Son dernier repas avec Ses disciples.

De quelle manière pouvons-nous recevoir la guérison en prenant la Sainte Cène ?

            Nous devons partager cette alliance d'amitié conclue par le sang, et prendre ce pain et ce vin qui représentent le corps et le sang de Jésus-Christ. C'est notre part. En prenant la Sainte Cène, nous devons comprendre que Jésus, par Sa mort, nous a acquis la guérison qui était comprise dans l'alliance conclue entre Dieu et Abraham. La Sainte Cène nous permet de recevoir dans tout notre être tout ce que Jésus a accompli pour nous. En particulier, Il a accompli notre guérison, par la flagellation qu'Il a subie pour nous.

            Juste avant Sa mort, Jésus a été flagellé pour que nous soyons guéris. Les soldats L'ont battu sans merci et L'ont cloué à la croix. De ces meurtrissures qui nous ont guéris, Son sang a coulé jusqu'au sol. Pour que nous soyons guéris, Il a accepté de laisser Son corps être transformé en une masse de chair méconnaissable. C'est au cours de cette flagellation, et aussi après, sur la croix, que Dieu a ratifié l'alliance avec Abraham, par le sang de Jésus. Pendant des siècles, les descendants d'Abraham avaient versé leur propre sang huit jours après leur naissance, lors de la circoncision. Mais quand Jésus est mort, c'est Dieu qui a versé Son propre sang pour ratifier cette alliance conclue avec Abraham. Par Sa mort, Jésus a ratifié l'alliance, mais c'est Son corps qui a été réduit en lambeaux pour nous assurer la guérison physique comprise dans cette alliance.

            Bien plus, la flagellation et la mort de Jésus ont brisé l'emprise de la Loi de Moïse, en la détruisant. Car Jésus a cloué la Loi à la croix avec Lui, et l'a abolie. La Loi a donc disparu de la face de la terre quand Jésus l'a clouée à la croix.

            La Sainte Cène est donc la fête substitutive, qui rappelle que Dieu nous a donné Son corps et Son sang. Ce sang produit une purification continuelle de nos péchés, et ce corps meurtri nous donne la guérison physique. Il n'est donc pas étonnant que la Bible affirme que par les meurtrissures que Jésus a reçues sur Son corps, nous avons été guéris, et nous le sommes toujours.

            Pouvons-nous faire référence à quelque chose d'encore plus explicite. Oui. Lisons ce passage de la première épître aux Corinthiens, qui concerne toujours la Sainte Cène :

"C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts" (1 Cor. 11 : 27-30).

Que signifie "manger le pain ou boire la coupe du Seigneur indignement" ?

            Que signifie le mot "indignement" employé au verset 27 ? La plupart des interprétations affirment que cela concerne ceux qui mangent le pain et qui boivent le vin alors qu'ils n'en sont pas dignes. Si cette interprétation était juste, alors personne ne serait digne de participer au repas du Seigneur, parce que personne n'en est digne. Peu importe si vous avez l'air d'un petit saint à vos yeux. Ce n'est pas cela qui vous rend digne. Ce passage doit donc avoir une autre signification. En d'autres termes, ce n'est pas la personne qui est indigne, mais c'est la manière dont vous prenez ce pain et ce vin.

            Quelle serait donc la manière indigne de prendre le pain et le vin, manière qui attirerait sur vous une condamnation ? Avant de répondre à cette question, je dois vous poser une autre question, et y apporter la réponse. De quelle condamnation s'agit-il ? Quelle condamnation pouvez-vous attirer sur vous-même, si vous prenez le repas du Seigneur d'une manière indigne ?

Quelle condamnation pouvez-vous attirer sur vous-même, si vous prenez le repas du Seigneur d'une manière indigne ?

            Quelle est donc cette condamnation ? Signifie-t-elle que vous perdez alors votre salut ? Absolument pas. De quoi s'agit-il donc ? Tout simplement du fait que vous ne pouvez pas recevoir votre guérison physique. Vous gardez toujours la purification de vos péchés, mais vous ne pouvez plus recevoir votre guérison physique. Pourquoi donc ? Voici la réponse. En quoi consiste la manière indigne de prendre la Sainte Cène ? Cette manière indigne de prendre la Cène caractérise ceux qui ne discernent pas le corps du Seigneur quand ils prennent le pain. La condamnation consiste à ne pas être guéri, pour une seule raison : on n'a pas discerné le corps du Seigneur.

            En d'autres termes, le fait de ne pas discerner le corps du Seigneur nous fait prendre la Cène indignement, et la condamnation qui en résulte consiste à ne pas pouvoir recevoir la guérison physique dont nous avons besoin. En grec, le verbe "discerner" s'écrit "diakrino." Cela signifie "juger, apprécier clairement." Par conséquent, "discerner" implique la notion de "discriminer," de "faire une distinction entre plusieurs choses."

            Ainsi, vous devez vous assurer de ne pas prendre le repas du Seigneur indignement, afin de ne pas attirer sur vous une condamnation et de ne pas être guéri. Vous devez "juger" le sacrifice du Seigneur et faire une distinction entre ce que vous apporte Son sang et ce que vous apporte Son corps.

            Paul enseigne donc que ceux qui sont condamnés sont ceux qui ne font aucune distinction entre le corps et le sang du Seigneur. Nous ne prenons pas en considération le fait que Son corps a été meurtri pour que nous recevions la guérison physique.

            Nous savons pourquoi le sang de Jésus a été versé. Beaucoup de gens vont à l'église aujourd'hui pour s'assurer qu'ils ont une bonne assurance qui les préservera de l'enfer. Mais le salut, c'est bien plus que cela. Nous savons ce que signifie le sang. Nous savons que le sang nous assure le salut. Nous savons que le sang nous purifie de tout péché, et nous purifie continuellement. Mais nous passons tout notre temps, semaine après semaine, à écouter cette histoire pour enfants. Bien entendu, il ne s'agit pas simplement d'une histoire pour enfants. Il s'agit de l'histoire la plus importante qui soit !) Mais si c'est la seule chose que nous entendions pendant dix, quinze ou vingt ans, vous ne pouvez être qu'un bébé en Christ ! Vous n'avez pas beaucoup mûri ! Il vous faut développer votre foi, au point de savoir tout ce que la Bible dit, et de le mettre en pratique.

            Ainsi, vous allez pouvoir cesser de vous demander si vous êtes sauvé ou non. Vous cesserez de vous interroger sur votre salut, quand vous comprendrez réellement ce que signifie ce simple verset : "Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché" (1 Jean 1 : 7). Le temps utilisé pour le verbe grec nous montre qu'il s'agit d'une purification constante. Non seulement le sang de Jésus-Christ me purifie de tout péché, mais il continue en ce moment même à me purifier en permanence. Quand vous avez bien compris ceci, vous cessez de vous demander avec inquiétude si vous êtes sauvé ou non, et vous progresserez vers le prochain degré de maturité, où vous pourrez grandir pour mieux servir Dieu.

            Aussi longtemps que vous resterez un bébé spirituel, vous vivrez dans la crainte. Il n'y a aucune puissance divine dans la crainte. Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais un esprit de puissance. Vous devez surmonter votre crainte, sinon vous n'aurez jamais aucune puissance dans votre vie. Toutes les expériences que vous ferez vous anéantiront, parce que vous n'agirez pas dans la foi. Vous devez dépasser ce manque d'assurance concernant votre salut.

            Ainsi, la condamnation dont parle Paul et que vous attirerez sur vous si vous prenez la Cène indignement signifie tout simplement que vous ne serez pas guéri de votre maladie. Parce que vous n'avez pas fait de distinction entre le sang de Christ et le corps de Christ. Vous les avez confondus en prenant le repas du Seigneur, en pensant que la Cène ne fait que commémorer le salut de votre âme. Vous n'accordez aucune importance à cette grande vérité biblique qui vous dit que les meurtrissures subies par Jésus sur Son précieux corps vous permettent de recevoir la guérison physique. En prenant la Cène, vous ne pensez qu'au salut de votre âme. Pourtant, vous restez malade. Pour quelle raison ?

            Parce que vous n'avez pas compris que le corps de Jésus avait été meurtri, battu et déchiré pour que vous ayez la guérison de toutes vos maladies, tout comme Son sang a été versé pour la purification de vos péchés et pour votre salut.

Une triple condamnation : infirmité, maladie et mort.

            Relisez 1 Corinthiens 11 : 30, qui nous dit que beaucoup de Chrétiens sont infirmes, malades ou morts prématurément, parce qu'ils n'ont pas fait de distinction entre le sang et le corps du Seigneur. Ils n'ont pas discerné le corps du Seigneur !

"Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts" (1 Cor. 11 : 29-30).

Nous devons étudier soigneusement les mots qui sont employés ici.

Tout d'abord le mot "infirmes." Ce mot est aussi traduit à d'autres endroits par "faible, sans forces."

Etes-vous physiquement faible et sans forces ? C'est parce que vous ne savez pas ce que le corps de Jésus a accompli. Vous êtes donc faible. Ce manque de connaissance vous empêche de mettre votre foi en action, et cela vous affecte physiquement, parce que ce sont les meurtrissures de Jésus qui vous guérissent. Quand nous ne savons pas quel est le bénéfice que nous retirons du corps meurtri de Jésus, nous ne pouvons pas mettre notre foi en action. Quand nous sommes dans l'ignorance, ou quand nous avons la connaissance, mais que nous ne mettons pas notre foi en action, nous sommes physiquement faibles.

            Ce passage dit que beaucoup sont non seulement infirmes, mais aussi malades. Le mot grec employé ici ne se retrouve que cinq fois dans le nouveau Testament et il signifie à chaque fois une maladie physique. Il faut vraiment tordre les Ecritures pour dire que ce mot désigne une maladie spirituelle. Il est toujours employé pour désigner une maladie physique. Ceux qui ne discernent pas le corps du Seigneur ne sont donc pas délivrés de leurs infirmités et de leurs maladies.

            Paul dit aussi que beaucoup sont morts prématurément. Paul utilise un mot grec qui est traduit par ailleurs par "endormis." Ce mot fait référence à la mort, mais uniquement quand il concerne ceux qui sont au bénéfice de l'alliance conclue avec Abraham. (Voir 1 Thessaloniciens 4 : 13-15, Actes 7 : 60, 1 Cor. 7 : 39, 15 : 6 et 18 : 51, et 2 Pierre 3 : 4). Quand Paul écrit donc que beaucoup "dorment," il veut dire en réalité qu'ils sont morts. Ils sont morts prématurément, parce qu'ils n'ont pas compris qu'ils devaient faire une distinction entre le sang de Jésus et Son corps, afin de recevoir la bénédiction attachée aux meurtrissures du corps de Jésus. Au lieu de guérir de leur maladie, ils sont morts prématurément.

            En prenant le pain et le vin, lors de la fête du repas du Seigneur, nous commémorons l'alliance d'amitié conclue par le sang de Jésus. Ces éléments représentent le corps et le sang de Jésus, qui était Dieu incarné dans une chair humaine. En prenant ce saint repas, nous participons aux bénédictions comprises dans cette alliance d'amitié conclue entre Dieu et Abraham. Nous devons le comprendre, et agir par la foi, en accord avec ce que nous avons compris. Quand Jésus est mort, Dieu a ratifié l'alliance qu'Il avait conclue avec Abraham, au moyen de Son propre sang. Par la mort de Jésus, Dieu a aussi aboli la Loi. Sachez donc discerner le corps du Seigneur, et vous aurez la victoire.

"Père, enseigne-nous pleinement la signification du repas du Seigneur, afin que nous puissions être guéris en prenant la Sainte Cène. Au Nom de Jésus, amen !"

Chapitre 3. La raison pour laquelle votre corps a déjà été guéri de la maladie. Vous n'avez donc plus à rester malade quand la maladie vous frappe.

            Etant donné que la mort de Jésus a ratifié l'alliance avec Abraham, nous avons la garantie de la guérison de notre corps. Les Ecritures affirment à de nombreuses reprises que, grâce à cette ratification, la volonté de Dieu est de nous donner à tout moment une complète guérison. Dans ce chapitre, nous allons prouver que la guérison de notre corps est comprise dans notre rédemption. Nous allons voir que notre corps a déjà été racheté de la maladie et de l'infirmité. Nous étudierons attentivement Romains 8 : 22-23, passage utilisé par ceux qui critiquent la guérison divine de notre corps.

"Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. Et ce n'est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l'adoption, la rédemption de notre corps" (Romains 8 : 22-23).

            Certains prétendent que nous ne pouvons pas honnêtement proclamer la guérison de notre corps, parce que notre corps n'aurait pas encore été racheté. Ils déclarent que seuls notre esprit et notre âme ont été rachetés, mais que notre corps ne l'a pas encore été. Ils se servent du passage ci-dessus pour l'affirmer. Ils disent donc que nous ne pouvons pas prier avec foi, en croyant que Dieu doive guérir notre corps chaque fois que nous tombons malades. En d'autres termes, nous ne pourrions pas prier en connaissant la volonté de Dieu concernant la guérison de notre corps.

            Si cela était le cas, il est certain que cela contredirait directement ce que je crois personnellement. Car je crois que c'est la volonté de Dieu de guérir chacun de Ses enfants. Je ne crois pas que ce soit la volonté de Dieu qu'un seul de Ses enfants soit malade et reste malade. Je crois que c'est ce que la Bible enseigne, et je peux le prouver.

            Quelqu'un pourrait me dire : "Si notre corps est déjà racheté, comment pouvez-vous expliquer ce verset ci-dessus, qui nous dit clairement que nous attendons la rédemption de notre corps ? Si notre corps était déjà racheté, comment pourrions-nous encore attendre sa rédemption ?"

            Il est vrai que nous attendons encore la rédemption de notre corps, mais pas de la manière dont ces critiques le pensent. Comme nous allons le voir, cette conception selon laquelle notre corps n'est pas encore racheté est fondée sur un manque de compréhension.

Quelle différence y a-t-il entre la rédemption acquise et la rédemption manifestée ?

            Considérez le mot grec traduit par "rédemption" au verset 23 ci-dessus. Il s'agit du mot "apolutrosis." Il signifie "délivrance, ou rachat au moyen d'une rançon." Ce mot, dans les Ecritures, est uniformément traduit par "rédemption."

            Ce mot signifie clairement qu'il s'agit d'une rédemption qui a déjà été accomplie. Car la rançon a été payée à la croix, et elle concerne à la fois notre esprit, notre âme et notre corps.

Je vais employer une image pour illustrer ce qui s'est passé. Supposons que je possède une montre ancienne, et que j'aie besoin d'argent. Je vais donc déposer ma montre au mont-de-piété, ou chez un prêteur sur gages, et je reçois 20 euros en échange de ma montre. Je dois revenir un mois plus tard pour rembourser cette somme, avec les intérêts dûs, pour récupérer ma montre.

            A la date prévue, je retourne payer la somme, mais je dis au prêteur sur gages : "Maintenant que j'ai payé ma dette, je ne vous dois plus rien. Je dois aller faire une course, et je vous demande de me garder ma montre un moment. Je reviendrai la chercher plus tard dans la journée. Voulez-vous me la garder ?" Ma demande est acceptée.

            Rappelez-vous que j'ai réglé complètement ma dette. Je ne dois plus rien. Simplement, je n'ai pas encore récupéré ce qui m'appartient. Elle est toujours chez le prêteur sur gages, bien que je ne lui doive plus rien. J'ai racheté cet objet, mais je ne l'ai pas encore récupéré.

            C'est la vraie signification du terme "rédemption" utilisé dans Romains 8 : 23. Cela signifie que notre corps a bien été racheté, mais que Jésus a encore laissé notre corps sur cette terre. Il ne l'a pas encore emmené avec Lui dans le Ciel. Mais le prix du rachat a bien été payé. Ce prix a été la mort de Jésus. Les Ecritures nous affirment constamment que le prix de notre rachat a été payé.

            Il était nécessaire que je vous explique la véritable signification du mot "rédemption," pour que vous cessiez de croire que notre corps n'a pas été racheté, à partir d'une mauvaise compréhension de Romains 8 : 23. Notre corps a bien été racheté, mais sa rédemption n'est pas encore manifestée. Sa rédemption sera manifestée au moment de l'enlèvement de l'Eglise.

            Nous ne pouvons donc pas nous appuyer sur Romains 8 : 23 pour en conclure que Dieu ne veut pas nous guérir, parce que notre corps ne serait pas encore racheté. Ceux qui croient que notre corps n'est pas racheté ne peuvent donc pas prier Dieu pour leur guérison, en croyant que Dieu veut toujours nous guérir. Débarrassons-nous donc pour toujours de l'idée que notre corps n'est pas déjà racheté ! Jésus a payé par Son sang le prix de notre rédemption totale. La "rançon" a été versée ! Dans ce cas, bien entendu, la "rançon" qui a été payée est la vie même de Christ.

            Cette rançon, qui assure notre rédemption, nous a délivrés de l'emprise et des pièges du diable. Le prix payé est le sang de Jésus. Ce prix payé nous a délivrés de l'emprise du péché et de Satan. Nous avons été libérés, et notre liberté résulte de notre rédemption. Voilà la signification réelle de cette rédemption. Notre liberté est acquise ! Même si elle n'est pas encore complètement manifestée. Mais elle est complètement acquise pour notre être entier, y compris notre corps.

            Puisque notre corps a été racheté, Dieu S'intéresse de très près à notre corps. Cela n'est-il pas logique ? Puisque le prix a été payé pour délivrer notre corps de l'emprise du péché et de Satan, Dieu doit donc S'intéresser de très près à notre corps. C'est ce que nous démontre Romains 8 : 11 :

"Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui" (Romains 8 : 11-17).

            Quand vous recevez le salut, l'Esprit de Dieu vient immédiatement en vous, et demeure dans votre être spirituel. Etant donné que l'Esprit de Dieu est en vous, et que votre corps a été racheté, la Bible nous dit que ce même Esprit, qui a ressuscité Christ d'entre les morts, vivifiera aussi (ou "donnera la vie à") votre corps mortel.

Raisons pour lesquelles Romains 8 : 11 ne concerne absolument pas l'enlèvement.

            Ceux qui s'efforcent de nous priver de notre guérison affirment que ce verset ne s'applique qu'au moment de notre résurrection et de l'enlèvement. Vous savez, il y a tant de choses qui sont reléguées au moment de l'enlèvement par ceux qui essayent de nous priver des bénédictions de Dieu ! S'ils trouvent quelque chose qui ne leur plaît pas, ils disent : "Bon, mais ce ne sera qu'au moment de l'enlèvement !" J'ose manifester mon désaccord ! Ce verset n'a rien à faire avec l'enlèvement, et je peux le prouver. En outre, je vais vous montrer pourquoi Romains 8 : 11 n'a rien à voir avec l'enlèvement. Les moqueurs affirment que Dieu vivifiera, ou donnera la vie à notre corps mortel au moment de l'enlèvement, quand les morts en Christ ressusciteront. Mais cette interprétation soulève beaucoup de problèmes.

Première raison pour laquelle Romains 8 : 11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Si ce verset s'appliquait à l'enlèvement, il faudrait réécrire complètement les versets 11 à 17. On devrait lire le verset 11 de cette manière :

"Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels AU MOMENT DE L'ENLEVEMENT par son Esprit qui habite en vous" (Romains 8 : 11).

            En outre, au verset 12, Paul tire une conclusion qui s'appuie sur ce qu'il vient de dire au verset 11. Il écrit : "Ainsi donc," pour montrer que le verset 12 suit logiquement le verset 11. Si le verset 11 s'appliquait à l'enlèvement, il devrait en être de même pour le verset 12. Il faudrait donc lire ce verset de la manière suivante :

"Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair APRES L'ENLEVEMENT."

Mais ce n'est pas tout. Les versets 13,14 et 15 commencent tous, en grec, par la préposition "gar," traduite en général par "car." Cette préposition fait toujours référence à ce qui vient d'être dit. Par conséquent, si le verset 12 s'applique au moment de l'enlèvement, il faudrait lire ainsi les versets suivants :

"Si vous vivez selon la chair APRES L'ENLEVEMENT, vous mourrez APRES L'ENLEVEMENT ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez APRES L'ENLEVEMENT, car APRES L'ENLEVEMENT tous ceux qui seront conduits par l'Esprit de Dieu seront fils de Dieu, mais APRES L'ENLEVEMENT. Et, APRES L'ENLEVEMENT, vous ne recevrez point un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous recevrez un Esprit d'adoption, par lequel nous crierons APRES L'ENLEVEMENT : Abba ! Père !"

            Mais ces absurdités de logique ne s'arrêtent pas là. Si Romains 8:11 ne s'appliquent qu'au moment de l'enlèvement, alors il faut aussi modifier les versets 16 et 17 :

"L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous serons enfants de Dieu APRES L'ENLEVEMENT. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'être glorifiés avec lui, MAIS SEULEMENT APRES L'ENLEVEMENT."

Voici, à présent, les conclusions que l'on peut retirer de tous ces non-sens.

Deuxième raison pour laquelle Romains 8 : 11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Un autre problème résulte de l'emploi par Paul du mot "mortel," quand il parle de notre "corps mortel." Il dit que Dieu "vivifiera" notre corps mortel. (NDT : La traduction française "rendra la vie" n'est pas bonne, et devrait être remplacée par "vivifiera.") Le mot grec traduit par "mortel" est "thnetos," mot apparenté au verbe "thanesko," qui signifie "mourir."

"Mortel" signifie "condamné à mourir." Cela concerne un corps physique qui est encore en vie, mais qui est engagé dans un processus de vieillissement qui s'achèvera par la mort. "Mortel" signifie "sujet à la mort." Nous savons que nous sommes des êtres mortels. Dieu est immortel. Il ne meurt pas. Tout ce qui est soumis à la mort est considéré comme mortel. Il y a un principe de mort qui opère en chacun de nous, et c'est ce principe de mort qui fait de nous des êtres mortels.

            Je voudrais que vous compreniez que Paul s'adresse à des hommes qui sont en vie au moment où il leur parle. S'il avait parlé de l'enlèvement, il aurait certainement dit quelque chose à propos de ceux qui sont déjà morts en Christ. Car ces derniers sont tellement importants pour le Seigneur qu'Il les ressuscitera premièrement, avant de transformer les mortels qui seront en vie au moment de l'enlèvement.

            En outre, si Paul voulait dire à des vivants que Dieu ressusciterait leur corps mortel au moment de l'enlèvement, cela signifierait qu'il se serait trompé, étant donné que l'enlèvement ne peut pas avoir lieu, tant qu'ils étaient encore dans leur corps mortel. Par conséquent, ce passage ne peut pas s'appliquer à l'enlèvement, mais il décrit ce que Dieu est en train de faire maintenant dans le corps de Chrétiens mortels.

En d'autres termes, le contexte montre que Paul ne peut pas affirmer dans ce verset que Dieu rendra la vie à votre corps mortel. Car votre corps mortel est déjà en vie. Ce verset ne concerne donc pas la résurrection.

Troisième raison pour laquelle Romains 8:11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Il est clair que dans ce verset Paul s'adresse à ceux qui sont vivants. Toutefois, ceux qui affirment que ce passage concerne l'enlèvement font remarquer que Paul, dans d'autres passages, révèle que notre corps physique sera changé juste avant l'enlèvement. Ils se servent donc de cela pour affirmer que Romains 8 : 11 concerne l'enlèvement.

            Considérez le verset 12 : "Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair." (NDT : Le "donc" fait référence à ce qui vient d'être dit, et en est la conséquence.) Paul emploie le présent : "nous ne sommes pas redevables…" Le temps présent, en grec, signifie qu'il s'agit d'une action ou d'un état qui continue au moment présent. Paul parlait à des Chrétiens de l'Eglise de Rome, qui étaient vivants au moment où il leur écrit. Il leur explique que, puisque Dieu a vivifié leur corps mortel par l'Esprit de résurrection, ils ne sont donc pas (maintenant) redevables à la chair pour vivre selon la chair.

Suivez soigneusement la logique de Paul. Pour que Romains 8 : 11 puisse s'appliquer au moment de l'enlèvement, cela devrait signifier que les Romains auraient déjà été enlevés, ce qui n'est manifestement pas le cas. Ce passage ne s'applique donc pas, et ne peut pas s'appliquer à l'enlèvement.

            Si ceux qui s'opposent à la guérison divine avaient raison, et que Romains 8 : 11 s'appliquait à l'enlèvement, il faudrait en tirer les conclusions logiques. Cela signifierait qu'après l'enlèvement, nous aurions deux manières de vivre notre vie : nous pourrions vivre encore selon la chair et selon nos désirs personnels, ou vivre selon l'esprit et par la foi. Supposons un instant que ce serait le cas.

            La foi consiste à connaître la volonté de Dieu, et à agir conformément à cette connaissance. C'est cela marcher ou vivre selon l'esprit. En revanche, marcher ou vivre selon la chair consiste à suivre nos désirs personnels, à vivre selon notre volonté propre, à piloter nous-mêmes notre vie et notre destinée.

Mais sera-t-il possible pour les Chrétiens, après l'enlèvement, de continuer à vivre selon leur volonté propre et de marcher selon la chair ? Absolument pas ! Pourtant, voilà à quoi l'on aboutit, logiquement, si l'on croit que Romains 8 : 11 ne s'accomplira qu'au moment de l'enlèvement ! Après l'enlèvement, nous n'aurons plus la possibilité de vivre selon la chair. Paul envisageait donc une option qui ne nous est ouverte qu'au moment présent, avant l'enlèvement.

            Il n'est donc pas étonnant que Paul dise que nous devons continuellement choisir de ne pas être redevables à la chair, pour vivre selon nos propres pensées et nos propres plans, contrairement aux païens, qui, eux, n'ont pas le choix. Ils sont continuellement redevables aux limitations de la chair et de ses tendances. Hélas, les Chrétiens charnels continuent à vivre comme des païens !

            Mais aucun Chrétien n'est obligé de vivre de cette manière. Nous ne sommes plus redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Nous pouvons connaître la pensée de Dieu sur n'importe quel sujet, et agir en conséquence. Nous ne sommes plus obligés de suivre nos penchants charnels, parce que le Saint-Esprit a fait, et continue à faire quelque chose dans notre corps mortel. Au moment même où Paul vivait, enseignait et écrivait ses épîtres, le Saint-Esprit était en train de vivifier le corps mortel des Chrétiens. Sinon, Paul n'aurait pas écrit ce verset au présent. Il n'aurait pas pu dire, et n'aurait jamais dit, que nous ne sommes plus redevables à la chair pour marcher selon la chair. Il n'a pas dit que nous ne serons plus redevables à la chair à une époque future, sous prétexte que Romains 8 : 11 ne serait accompli qu'au moment de l'enlèvement.

            Vous devez bien comprendre ce qui suit. Non seulement il ne nous sera plus possible de marcher selon la chair après l'enlèvement, mais encore il ne nous sera plus possible de mourir après l'enlèvement. Ces arguments devraient suffire ! Si Romains 8 : 11 ne concerne que le moment de l'enlèvement, cela voudrait dire que nous pourrions mourir après l'enlèvement. C'est absurde.

            Par conséquent, si Romains 8 : 11 et suivants concernent le moment de l'enlèvement, Paul n'aurait même pas eu besoin d'écrire tout cela, pour la simple raison que nous serons tous au ciel ! Le simple bon sens devrait suffire à nous convaincre que ces versets ne peuvent pas s'appliquer à ceux qui vivront dans le ciel. Nous n'aurons plus alors le choix de vivre ou non selon la chair, alors que ce choix nous est laissé actuellement. Bien que nous puissions marcher selon la chair ici et maintenant, nous ne sommes pas obligés de le faire, parce que le Saint-Esprit injecte dans nos veines la vie et la nature même de Dieu, nous permettant de ne pas être redevables à la chair. En outre, après l'enlèvement, nous n'aurons plus la possibilité de mourir. Par conséquent, ce passage ne concerne rien de ce qui pourrait arriver à des Chrétiens après l'enlèvement, que ce soient les Romains ou nous-mêmes.

Quatrième raison pour laquelle Romains 8:11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Certains font remarquer que Paul emploie le futur, quand il écrit que le Saint-Esprit "vivifiera" notre corps mortel. Ils en déduisent que l'Esprit de Dieu ne le fera pas au moment présent, mais à un certain moment futur.

            Voici ce que je répondrai à cette absurdité hypothétique. Le futur du verbe grec est un "futur progressif." En grec, le futur progressif décrit ce qui existe dès à présent, et qui doit continuer dans le futur. Permettez-moi de l'illustrer avec Philippiens 1 : 6 : "Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ."

            Il s'agit d'un futur progressif. Dieu avait déjà commencé une œuvre dans la vie de ces gens. C'est ce qui est écrit, et Il dit aussi qu'Il continuera à faire jusqu'au retour de Jésus. C'est quelque chose qui a commencé dans le passé, qui continue dans le présent, et qui continuera dans le futur.

            Voici donc ce que Paul veut dire : Dieu est en train de faire quelque chose dans chaque cellule de votre corps par le Saint-Esprit, qui demeure en vous maintenant, et Dieu continuera à faire cela dans l'avenir. Notre corps a été racheté, tout comme notre âme et notre esprit. A cause de cette rédemption, le Saint-Esprit S'intéresse de très près à votre corps. Par conséquent, dès que le Saint-Esprit commence à S'installer en vous, Il commence aussi à vivifier chaque cellule de votre corps. Il commence à insuffler la vie de Dieu dans chaque cellule de votre nature humaine, et continuera à l'insuffler dans le futur.

Cinquième raison pour laquelle Romains 8:11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Examinons le mot "vivifier" (traduit parfois par "rendre la vie.") Il s'agit d'un mot grec qui combine le mot grec "zoe," qui signifie la "vie de Dieu," ou la "nature de Dieu," avec le mot grec poieô," verbe qui signifie "faire, produire." En d'autres termes, le Saint-Esprit est en train de produire, de répandre la vie de Dieu dans votre corps mortel en ce moment même. Savez-vous que chaque cellule, chaque organe de votre corps physique est en train, en ce moment même, de recevoir directement la vie de Dieu ? Au moment même où vous lisez ces lignes, le Saint-Esprit est dans tout votre être, en train d'insuffler la vie de Dieu dans tout votre système circulatoire ? Il y a trois mots grecs différents qui sont traduits par "vie" en français. Le mot "zoe" se rapporte à la vie de Dieu. Cette vie est associée à la nature même de Dieu. C'est une vie qui n'appartient qu'à Dieu. Et c'est cette vie qui est en train d'être insufflée, injectée dans toutes les cellules de votre corps physique, en ce moment même !

            Il n'est donc pas étonnant que Paul puisse affirmer que nous ne sommes plus redevables à la chair, pour vivre selon ce qu'elle veut nous dicter. Nous avons en nous une puissance qui nous libère de toutes les exigences et de toutes les œuvres de la chair ! Je ne suis plus obligé de succomber à la volonté de la chair ! Quand la maladie frappe, je ne suis plus obligé de la subir ! Mais si la maladie me frappe parce que je vis selon les principes de la chair, je suis alors à la merci de la profession médicale. Mais je ne suis plus obligé de vivre selon les limitations que la chair veut m'imposer ! Je ne suis plus redevable à cette puissance, car la puissance même de Dieu traverse toutes les cellules de mon corps ! C'est ce que l'Ecriture affirme.

Sixième raison pour laquelle Romains 8:11 ne s'applique pas à l'enlèvement.

            Mais voici l'argument irréfutable. Quelle est la définition du mot "rédemption" ? Il signifie "libération à la réception d'une rançon." Nous serons certainement tous d'accord sur le fait que le prix de notre rédemption est la mort de Christ. Si notre corps n’avait pas été racheté, cela voudrait dire que le prix de sa rédemption n’aurait pas encore été payé. Puisque le prix de notre rédemption est la mort de Jésus, il faudrait alors que Jésus paye pour la rédemption de notre corps au moment de l’enlèvement. Mais quel serait alors le prix de la rédemption de notre corps ? Pour que Romains 8 : 11 soit accompli au moment de l’enlèvement, il faudrait que Jésus meure à nouveau lors de l’enlèvement, car la Bible ne nous donne aucun autre moyen de rédemption que la mort de Jésus.

            Une telle éventualité est absurde. Romains 8 : 11 n’a donc rien à voir avec l’enlèvement. Quand vous lisez Romains 8 : 11, rappelez-vous que le mot "mortel" concerne des gens qui sont vivants. Rappelez-vous que le verbe grec est employé au temps présent au verset 12, ce qui signifie que nous sommes continuellement dégagés de l'obligation d'être redevables à la chair. Ne laissez donc personne vous faire croire qu'il s'agit d'une libération future ! La vie de Dieu continuera à se répandre dans notre corps mortel dans l'avenir, comme elle le fait en ce moment même.

Jusqu'à présent, nous pouvons donc résumer ainsi ce que nous avons découvert à propos de notre corps :

1. Notre corps est déjà racheté.

2. Le rachat de notre corps n'est pas encore pleinement manifesté.

3. Le Saint-Esprit S'intéresse au plus haut point à notre corps.

4. Il est en train d'insuffler maintenant la vie de Dieu dans toutes les cellules de notre corps.

Preuves supplémentaires que Dieu S'intéresse à notre corps maintenant.

            Dans la première épître aux Corinthiens, nous voyons à quel point Dieu S'intéresse à notre corps :

"Les aliments sont pour le ventre, et le ventre pour les aliments ; et Dieu détruira l'un comme les autres. Mais le corps n'est pas pour l'impudicité. Il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres de Christ, pour en faire les membres d'une prostituée ? Loin de là ! Ne savez-vous pas que celui qui s'attache à la prostituée est un seul corps avec elle ? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Cor. 6:13-20).

            Le verset 13 dit que le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Permettez-moi de vous poser une question. Si le Seigneur est pour mon corps et que mon corps est pour le Seigneur, cela ne signifie-t-il pas clairement que le Seigneur S'intéresse à ma santé ? Vous pourriez parier tout ce que vous voudriez ! Oui, le Seigneur S'intéresse de très près à ma santé !

            Considérez le verset 15 : "Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ?" Vous connaissez cette ridicule doctrine qui affirme que nous devons glorifier Dieu par notre maladie. Pouvez-vous imaginer un Christ malade ? Il n'est écrit nulle part que Christ ait été malade un seul jour de Sa vie ! Je le répète, pouvez-vous imaginer un Christ malade ? Pouvez-vous imaginer Christ avec un cancer en phase terminale, même si la Bible dit que nous devenons réellement un membre du Corps de Christ ? Nos corps sont membres de Christ ! Comprenez-vous cela ? Il m'est impossible d'imaginer qu'un seul membre du corps du Seigneur soit malade ! Il m'est impossible de l'imaginer !

            Aux versets 15 et 16, Paul dit que les deux deviendront une seule chair. Il explique pourquoi un Chrétien ne devrait pas vivre une vie sexuelle impure. Si nous unissons notre corps, qui est uni à Christ, avec le corps d'une prostituée, nous unissons en fait Christ Lui-même à une prostituée. Christ et une prostituée deviennent une seule chair ! Cela démontre cette grande vérité biblique qui dit que nous sommes réellement un membre de Son corps physique. Son corps n'a jamais été malade. Nous devons rejeter les théologies qui ne sont pas fondées sur l'Ecriture. Nous devons déterminer qui nous sommes, ce qui nous appartient, et comment l'obtenir ! Nous devons nous tenir fermes sur nos pieds et commander au diable, qui a placé cette maladie sur l'un de nos bien-aimés, d'aller directement en enfer ! J'ai été uni à Christ. Vous avez été uni à Christ. Nous sommes membres de Son corps. Par conséquent, nous ne devons aucunement nous résigner à subir les insanités du diable !

            En outre, le verset 17 dit : "Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit." Paul parlait d'un seul corps, et maintenant d'un seul esprit ! Je fais à présent partie de ce même Esprit qui habitait Jésus quand Il marchait sur cette terre ! Nous sommes à présent un seul Esprit avec Lui ! Un seul corps et un seul Esprit ! Je suis membre de Son corps. Son Esprit et mon esprit sont à présent un ! Un ! Un ! Un ! Le peuple de Dieu et son Christ sont à présent un ! Il n'est pas étonnant qu'Il ait racheté notre corps humain ! Quand Il est mort pour nos péchés, Il est mort pour tous nos péchés, les péchés de notre âme, les péchés de notre corps, etc… Il est aussi mort pour nos maladies. Comme nos maladies se manifestent surtout dans notre corps, Christ a racheté notre corps de manière à pourvoir une rédemption pour nos maladies physiques. Le Saint-Esprit opère Son œuvre dans notre corps en ce moment même, et c'est pour cela que je suis une seule chair et un seul Esprit avec le Seigneur en ce moment même.

            Le verset 19 démontre cela d'une manière encore plus claire : "Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu…" Je suis un seul Esprit avec le Seigneur. Je suis un membre de Son corps. Il n'est donc pas étonnant que le Saint-Esprit soit en moi. Il ne peut pas en être autrement, n'est-ce pas ? Puisque je suis un membre de Son corps et que je suis un avec Son Esprit, il y a en moi le même Esprit qui était en Lui. Cela n'est-il pas logique ? Comprenez-vous la relation qui existe entre le corps et tout ce qui concerne Christ, conformément à la Parole de Dieu ? Comprenez-vous comment la Bible fait la lumière sur toute cette théologie moderne, incrédule et moqueuse, qui veut nous priver de presque tout ce que Dieu nous promet dans Sa Parole ? La plus grande partie de la théologie moderne nous frustre de la guérison et de la prospérité que Dieu nous promet. Il est donc vital que vous examiniez les Ecritures avancées par les apôtres du doute et de l'incrédulité pour vous persuader que la guérison et la prospérité ne vous appartiennent pas. Vous découvrirez que les passages qu'ils invoquent disent en fait exactement le contraire de ce qu'ils leur font dire !

            Ne comprenez-vous pas que votre corps a été racheté ? Notre corps est tellement racheté que Dieu l'a surnaturellement uni à Christ, et en a fait l'un des membres de Son propre corps ! Ne savez-vous pas que lorsque vous recevez le salut, votre esprit devient réellement un avec Son Esprit ? Il n'est donc pas étonnant que Son Esprit demeure en nous. Il n'est pas étonnant que notre corps devienne le temple du Dieu vivant ! Il n'est pas étonnant que mon corps soit le temple du Saint-Esprit, que j'ai reçu de Dieu ! La théologie moderne, qui affirme que mon corps n'a pas été racheté, est un mensonge ! Le prix de notre rédemption totale a été payé !

            Notez encore quelque chose au verset 19 : "Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes." Si je ne m'appartiens pas à moi-même, c'est que je Lui appartiens ! Si je Lui appartiens, IL est donc responsable de moi. Il est responsable de moi, car je suis un membre de Son propre corps. La Bible dit que je suis membre de Son corps. Comme Il est responsable de moi, qui suis un membre de Son corps, Il fera pour moi exactement ce que vous faites pour un membre de votre corps, quand il commence à vous faire mal : vous prendrez soin de lui, et vous le soignerez jusqu'à ce qu'il guérisse !

            Ainsi, dans tous les sens du terme, votre corps est vital pour le Seigneur. Car votre corps a été racheté. Il a été uni au corps même de Christ, et nous sommes devenus des membres de Son corps. Notre corps est tellement racheté que le Saint-Esprit vit en nous. C'est l'Esprit de Christ en nous qui devient un avec notre esprit. Je suis donc un temple, le temple du Saint-Esprit. Je ne m'appartiens plus à moi-même. Je suis une partie de Son corps, et mon esprit est maintenant un seul esprit avec Son Esprit !

            J'ai été racheté à grand prix. Ce prix était le sang de Jésus, et c'est grâce à ce prix que Dieu prend soin de mon corps. Mon corps a été racheté, et le prix était le sang de Jésus. C'est quand ce prix a été payé que j'ai été racheté. Mon corps a été "libéré au paiement de la rançon." C'est ce que la Bible dit. Je ne m'appartiens plus. Je suis donc sous Sa responsabilité. Quel Dieu serait-Il s'Il laissait l'un de Ses enfants malades ? Je ne laisserais jamais l'un de mes enfants malades. Dieu non plus !

            En outre, ce même passage dit : "Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." Je voudrais que vous compreniez bien ceci : votre corps et votre esprit appartiennent tous deux à Dieu.

            Nous avons déjà vu que notre rédemption, qui implique le versement d'une rançon, concerne notre corps, selon Romains 8 : 23. Nous avons aussi démontré que la rédemption de notre corps a déjà été acquise. La rédemption de notre corps est conforme à la Bible. Quand la Bible affirme que nous avons été racheté à grand prix, cela signifie que tout votre être a été racheté, et pas seulement une partie de votre être. C'est pour cette raison que la Bible nous demande de glorifier Dieu dans notre corps.

            A présent, examinons soigneusement ce que signifie ce mot "glorifier." Qu'est-ce que la Bible veut dire, quand elle nous demande de "glorifier Dieu ?" Quand j'étais encore un bébé, le premier lieu public où l'on m'a conduit a été l'école du dimanche de notre église. Il en a été de même pour mes enfants, et aussi pour mes petits-enfants. Mais j'ai découvert que nous considérons comme allant de soi un certain nombre de petites choses dont nous avons entendu parler depuis notre enfance, sans pouvoir réellement les définir avec précision. Si nous ne pouvons pas les définir, c'est donc que nous ne savons pas réellement ce que ces choses veulent dire. Le mot "glorifier" fait partie de ces "petites choses." Nous n'avons jamais su réellement ce que ce mot signifie. Je vais vous le dire.

            Le verbe "glorifier" vient du verbe grec "dokeo," qui signifie fondamentalement "paraître, sembler, juger bon, se former une opinion favorable." On peut le définir comme "atteindre une opinion favorable, à propos de quelque chose que l'on a considéré dans ses réflexions," ou encore "aboutir à une conclusion favorable concernant quelque chose ou quelqu'un."

            Que signifie donc "glorifier Dieu dans mon corps ?" Cela signifie que je dois aboutir à la conclusion positive que Dieu a racheté mon corps, et que je dois donc supposer que je Lui appartiens. Puisque mon corps a été racheté, je dois aussi supposer que Dieu vit dans mon corps, qui Lui appartient. Finalement, je dois aboutir à une conclusion favorable concernant tout ce sujet, et reconnaître que le Saint-Esprit est en train d'agir dans mon corps en ce moment même, ce qu'Il fait effectivement.

            Cela vient à poser maintenant la question : "Quelle est l'œuvre que le Saint-Esprit est en train de faire dans mon corps, œuvre dont je dois avoir une opinion favorable et que je dois reconnaître ?" Quelle action du Saint-Esprit dans mon corps dois-je honorer ? Romains 8 : 11 me donne la réponse : "Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à (vivifiera) vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous." Autrement dit, ce même Esprit est en train d'insuffler progressivement la vie et la nature de Dieu dans votre corps mortel. Je dois donc "supposer" qu'Il est bien en train de le faire, atteindre une conclusion favorable, et le reconnaître.

            Combien de gens, aujourd'hui, prennent le temps de réfléchir, et de reconnaître que le Saint-Esprit est entrain d'insuffler la vie même de Dieu dans chacune des cellules de votre corps ? Si vous ne le reconnaissez pas, vous ne glorifiez pas Dieu dans votre corps. Vous pouvez Le glorifier dans la beauté d'un coucher de soleil, vous pouvez Le glorifier dans la beauté d'une fleur, vous pouvez Le glorifier pour la bénédiction d'avoir un enfant, mais combien d'entre vous ont glorifié Dieu dans leur corps aujourd'hui ? Quand vous apprenez à le faire, vous constatez que votre santé s'améliore ! Parce que l'œuvre du Saint-Esprit dans votre chair est d'injecter la puissance vitale de la nature de Dieu dans tout votre être physique. Vous devez reconnaître ce que la Parole de Dieu révèle à ce sujet, et commencer à rendre gloire à Dieu pour cela. Vous devez bien réfléchir à cette vérité, la méditer dans vos pensées, et la reconnaître pleinement. C'est cela, glorifier Dieu pour ce qu'Il est en train de faire dans votre corps.

            Je sais ce que Paul voulait dire quand il affirmait que nous ne sommes plus redevables à la chair pour vivre selon la chair. Je ne suis plus obligé de vivre selon la chair. En outre, je dois savoir ce que la Bible dit concernant l'œuvre du Saint-Esprit dans mon corps maintenant. Quand je le sais, je peux agir en conséquence. Tant que je ne le sais pas, je ne peux pas agir en conséquence, et je suis condamné à vivre selon la chair. Mais quand je comprends ce que le Saint-Esprit est entrain de faire dans mon corps, non seulement je peux agir en conséquence pour recevoir ma guérison, mais je remplirai aussi mes pensées de cette vérité. J'aboutis à des conclusions favorables, et je reconnais cette vérité. C'est ainsi que j'honore la Parole de Dieu, qui me demande de glorifier Dieu dans mon corps.

            Je voudrais revenir au mot "vie," à propos du verbe "vivifier," ou "donner la vie." Le verbe "vivifier" est la traduction d'un verbe grec qui combine deux mots : "zoe" (la vie de Dieu) et "poieo" (faire). Le mot "zoe" s'applique principalement en relation avec ceux qui sont nés de nouveau, qui ont reçu la vie de Dieu en eux. La vie de Dieu ne dépend pas de l'état de votre vie biologique. Elle est complètement différente. Certes, votre vie biologique vient aussi de Dieu, mais "zoe" concerne la nature même de Dieu, Sa vie propre. C'est cette vie de Dieu qui est en train d'être injectée dans votre corps physique.

            Vous pouvez donc comprendre l'une des principales raisons pour lesquelles les Chrétiens sont malades. Ils n'ont pas glorifié Dieu dans leur corps. Je le répète, "glorifier Dieu dans son corps" signifie "reconnaître" ce que fait Dieu, aboutir à une conclusion favorable, être conscient de l'œuvre du Saint-Esprit dans votre corps.

            Voici donc ce que vous devez faire, à partir de ce jour. Vous devez dire ce que la Parole de Dieu dit ! Autrement dit, vous devez reconnaître que ce que la Bible dit est vrai. La Bible dit que l'Esprit de Dieu vivifie votre corps physique, et lui transmet la vie même de Dieu. Dieu ne peut pas être malade ! C'est impossible ! Jésus n'a jamais été malade. Il ne pouvait pas être malade. Je suis à présent un membre de Son corps. Mon esprit est un avec Son Esprit. C'est pour cela que je suis le temple du Saint-Esprit. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Saint-Esprit demeure en nous. Il travaille à maintenir Son temple propre, sain et en bon état. Par conséquent, il nous est possible de ne jamais être malade et de rester toujours en bonne santé ! Voilà ce qui est en train de se passer dans votre corps et dans le mien !

            Vous devez rassembler toutes ces vérités dans votre "bouquet de foi." Rappelez-vous que la foi consiste à connaître la volonté de Dieu et à agir en conséquence. La foi vous permet de connaître à l'avance ce que Dieu veut faire, pour Lui permettre de le faire en vous. En général, Dieu vous donne à l'avance certaines instructions qui définissent ce que vous devrez faire pour permettre à Dieu d'agir. Vous devez donc connaître ce que la Bible dit, à propos de ce que le Saint-Esprit est en train de faire dans votre corps maintenant. Il est en train de le vivifier, de lui injecter la vie de Dieu. C'est pour cela que certains Chrétiens âgés de 80 ans semblent n'être âgés que de 50 ans ! Ils ont reconnu ce qui est en train de se passer dans leur corps ! Ils savent que leur santé physique est entre les mains de Dieu, et ils Lui font confiance pour la réaliser. En Lui faisant confiance, ils se sont déchargés de tout souci dans ce domaine. Cela leur permet de maintenir une vigueur physique qu'ils ne pourraient pas avoir autrement.

            Si vous passez beaucoup de temps à vous préoccuper de votre santé, cela finira par vous déprimer et par vous tuer ! Mais si vous reconnaissez ce que Dieu est en train de faire dans votre corps physique, et si vous Le laissez faire par la foi, alors vous glorifiez Dieu dans votre corps. La plupart des Chrétiens glorifient Dieu dans leur esprit. Ils savent qu'ils ont un esprit régénéré, et que l'Esprit de Dieu demeure dans leur esprit. Ils savent que Dieu nous parle dans notre esprit. Nous pouvons fréquenter une église remplie de l'Esprit et mettre avec raison l'accent sur ce que fait le Saint-Esprit. Mais je voudrais que vous compreniez que ce même Saint-Esprit S'intéresse d'une manière vitale à votre corps physique. Car Il est en train d'injecter la vie même de Dieu en vous, et de vivifier votre corps physique. Chacune de vos cellules baigne dans la vie même de Dieu !

            Pourquoi donc certains Chrétiens n'en bénéficient-ils pas ? Voici pourquoi : ils sont dans l'ignorance, et ne peuvent donc pas coopérer avec Dieu ! Ils n'agissent pas par la foi. Car on ne peut pas agir par la foi si l'on ne possède pas les informations nécessaires ! Quand vous connaissez la vérité, et que vous agissez conformément à cette vérité, vous glorifiez Dieu dans votre corps. Oui, Dieu S'intéresse à votre corps d'une manière vitale !

            Voyez-vous, je suis en train de mettre au point un guide, à partir duquel n'importe qui peut être guéri. Je crois en ce que je dis ! J'ai bâti ma vie sur ce fondement. Cela m'a coûté mon emploi et ma carrière dans la dénomination où je me trouvais, simplement parce que je croyais ce que je suis en train de vous enseigner. Quand cela s'est produit, savez-vous ce qui m'a soutenu ? J'ai pu vérifier que ce que je croyais marchait ! Vous savez, nous prêchons un Evangile qui marche ! Nous ne prêchons pas des théories et des doctrines humaines ! J'ai vu tellement de personnes qui ont écouté ce que je disais, concernant la guérison comprise dans l'alliance avec Abraham, alors qu'elles étaient sur leur lit de mort, et je les ai vues sortir de leur lit de mort en pleine santé ! Ces personnes ont appris ce que la Bible disait à propos de leur corps, et ils ont mis leur foi en action. Ils ont commencé à glorifier Dieu dans leur corps, et Dieu les a guéris quand ils ont commencé à mettre en pratique Ses promesses concernant leur corps physique.

            Votre corps est important. Votre corps est suprêmement important ! Il est tellement important que, lorsque Jésus est mort, Il n'est pas seulement mort pour vos péchés, mais aussi pour vos maladies ! C'est l'œuvre du Saint-Esprit que de transmettre la vie même de Dieu à votre corps. Quand vous agissez par la foi, en vous appuyant sur ces passages bibliques, alors tout ce que la mort de Christ a accompli pour vous peut se manifester en vous et en votre faveur.

            Dans un autre chapitre, je vous montrerai comment la mort de Christ a concerné vos maladies, tout autant que vos péchés. Je vous montrerai que la maladie et le péché viennent tout droit de l'enfer. Ils ne viennent pas de Dieu. N'acceptez jamais cette théologie stupide qui prétend que Dieu utilise la maladie pour vous redresser ou même pour vous enseigner. Dieu n'a pas besoin de la maladie pour vous enseigner ! Cela rabaisse Dieu au niveau du diable ! Cela met même le diable dans une position plus élevée que celle de Dieu, puisque cela fait croire que Dieu serait tellement faible qu'Il devrait employer l'une des œuvres du diable pour enseigner Ses enfants ! Dieu peut vous parler directement et vous enseigner sans avoir recours à cela !

            Si je veux enseigner l'un de mes enfants, je ne vais pas les infecter avec toute une colonie de bactéries ! Je ne vais pas leur donner le sida, ni le cancer ! Comme une telle pensée est étrange ! Dieu n'est pas comme cela ! Au contraire, le Saint-Esprit est dans chacune de vos cellules, dès maintenant, pour leur insuffler la vie de Dieu. Quand vous reconnaissez cette vérité, vous glorifiez Dieu, et vous Lui rendez honneur pour cela. C'est alors que vous pouvez commencer à vous reposer en Lui, et à vous appuyer sur Lui. C'est alors que votre santé commence à s'améliorer !

"Père, au nom de Jésus, bénis cet enseignement. Enseigne-nous, Seigneur, ce que la Bible dit à propos de la guérison. Maître bien-aimé, guéris les malades et remplis-les d'espérance ! Au nom de Jésus. Amen !"

Chapitre 4. Votre guérison est comprise dans la mort de Christ. Comment cette vérité peut vous guérir maintenant.

            Christ est mort pour nos maladies, aussi bien que pour nos péchés. Je vais vous le prouver dans ce chapitre. Je vous le montrerai en citant les Ecritures d'une manière assez claire pour que vous puissiez comprendre que Christ est mort pour les maladies de Son peuple, aussi bien que pour leurs péchés.

Nous avons déjà établi que la mort de Jésus a ratifié l'alliance conclue avec Abraham, alliance qui nous assure, nous qui sommes le peuple de Dieu, la guérison de notre corps. En raison de cette ratification, il paraît donc logique que les Ecritures ne cessent de répéter que c'est la volonté de Dieu de nous donner une pleine guérison en permanence. C'est ce que les Ecritures affirment constamment.

Dans ce chapitre, nous allons vous montrer que la guérison de notre corps a été acquise grâce à la mort de Christ. Nous verrons que Jésus est véritablement mort pour nos maladies comme pour nos péchés.

Esaïe affirme que Christ devait mourir pour nos maladies.

            Le premier passage que je voudrais vous montrer est le chapitre 53 d'Esaïe. Je voudrais que vous examiniez soigneusement le verset 4. En réalité, nous devrions lire tout le chapitre. Pour aller plus vite, je ne reproduirai pas ici tout ce chapitre. Lisez-le en entier dès que vous le pourrez.

"Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé ; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié" (verset 4).

            Rappelez-vous que le Livre du prophète Esaïe a été écrit entre 5 et 600 ans avant la naissance de Christ. Pourtant, ce chapitre 53 contient une prophétie concernant la mort du Seigneur, avec certains détails qui la concernent. Il est dit qu'il devait être enseveli dans une tombe empruntée, la tombe d'un homme riche. Il est même dit qu'Il devait mourir entre deux brigands. Si vous n'avez jamais lu ce chapitre, lisez-le lentement, vous serez béni !

            Revenez au verset 4. Notez soigneusement les mots "souffrances" et "douleurs." Ce sont les traductions de deux mots hébreux qui, dans tout l'Ancien Testament, sont toujours traduits par ailleurs par "maladies" et "douleurs." Jésus S'est donc chargé de nos maladies et de nos douleurs.

De nombreuses traductions bibliques disent que Christ est mort pour nos maladies.

On peut citer par exemple :

"Cependant il a porté nos maladies, et il s'est chargé de nos douleurs" (Ostervald).

"Mais il a porté nos langueurs, et il a chargé nos douleurs" (David Martin).

"Vraiment c'était nos maladies qu'il portait, et nos douleurs dont il s'était chargé" (Crampon).

Veuillez à présent lire Matthieu 8 : 16-17 :

"Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies."

            Rappelez-vous qu'il y a près de six cents ans entre le Livre d'Esaïe et l'Evangile de Matthieu. Ces versets 16 et 17 de Matthieu 8 font directement référence à Esaïe 53 : 4.

Dans ce même chapitre 53 d'Esaïe, le prophète emploie les mêmes mots hébreux pour dire qu'Il a porté, ou qu'Il S'est chargé de nos péchés et de nos maladies, de même qu'Il S'est chargé de nos péchés et de nos iniquités.

"A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu'il s'est livré lui-même à la mort, et qu'il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu'il a porté les péchés de beaucoup d'hommes, et qu'il a intercédé pour les coupables" (Esaïe 53 : 11-12).

            Nous savons tous que Jésus-Christ S'est chargé de nos péchés. Il a porté ces péchés et les a entraînés dans Sa mort sur la croix. Mais la plupart d'entre nous n'avons pas compris la relation que la Bible établit entre la mort de Jésus et les maladies du peuple de Dieu. Jésus a fait pour nos maladies exactement la même chose que ce qu'Il a fait pour nos péchés. Esaïe l'affirme clairement, en disant qu'Il a porté nos maladies et nos douleurs.

            Matthieu fait donc de ce verset d'Esaïe une traduction libre, mais parfaitement exacte. Il affirme que la raison pour laquelle Jésus a guéri tous ceux qui sont venus à Lui était qu'il fallait que s'accomplisse la prophétie d'Esaïe, annonçant qu'Il S'était chargé de nos maladies, de nos douleurs, de nos faiblesses et de nos infirmités. Esaïe l'avait prophétisé, et Matthieu annonce que Jésus l'a accompli, conformément à la prophétie.

De nombreux commentateurs bibliques confirment que Christ est mort pour nos maladies.

            Voici ce qu'écrit MacLaren à propos d'Esaïe 53 : 4 : "Le prophète ne bâtit pas une théorie de l'expiation. Mais les mots qu'il emploie ne pourraient pas mieux mettre en avant la réalité de l'expiation. Il faut aussi observer, pour ce qui concerne cette prophétie, que la mission unique de ce Serviteur est de souffrir. Il n'est pas présenté comme un enseignant, un exemple, un modèle, ou tout autre bienfaiteur de l'humanité. Son œuvre est de porter nos souffrances et d'être meurtri pour nous donner la guérison."

Il ajoute : "En ce qui concerne les deux mots hébreux employés pour dire que ce Serviteur a pris notre fardeau sur Ses épaules, le premier évoque non seulement le fait qu'Il S'est chargé de ce fardeau, mais qu'Il l'a emporté au loin, et le second met l'accent sur le poids de ce fardeau."

            Voici ce qu'a écrit Delitzsch : "Les mots hébreux utilisés ("nasa" et "sabal"), quand ils sont associés au fait que le Serviteur S'est chargé du péché, impliquent qu'Il a porté un lourd fardeau, et qu'Il S'est chargé de la culpabilité du péché, comme s'il s'agissait de la sienne. Il s'agit donc de prendre la place d'un médiateur, qui se charge du péché des coupables, afin de l'expier à leur place (Esaïe 53 : 11-12). Mais au verset 4, il ne s'agit pas de nos péchés, mais de nos maladies et de nos douleurs dont Il S'est chargé à notre place."

            Il ajoute : "Ce passage ne suggère pas que le Serviteur de l'Eternel ait simplement fait preuve de communion avec nos souffrances. Mais Il a pris sur Lui-même les souffrances que nous devions porter, et que nous méritions de porter. Par conséquent, non seulement Il les a portées pour nous en délivrer, mais Il les a endurées dans Sa propre personne, afin de nous en délivrer. Quand quelqu'un se charge des souffrances qu'un autre devrait subir, et quand il les subit à sa place, il ne s'agit plus de communion, mais cela devient une substitution."

            Maintenant que nous avons prouvé que la Bible affirme que Jésus a porté nos maladies, aussi bien que nos péchés, je voudrais à présent continuer à édifier au maximum votre foi, en réfutant les moqueurs.

Réfutation d'un premier argument employé par les moqueurs.

            Beaucoup prétendent que la prophétie d'Esaïe s'est accomplie uniquement à l'époque de Matthieu, et que nous ne pouvons donc plus l'invoquer pour que nous soyons guéris aujourd'hui. Ils disent que Jésus a accompli cette prophétie en guérissant les malades de son époque. Puisque cette prophétie a été accomplie au temps de Jésus, nous ne pouvons plus l'utiliser par la suite, car elle ne concernait qu'une époque qui est à présent révolue.

            Voici ma réponse à cette absurdité : Jésus n'a nullement limité l'accomplissement de cette prophétie à Son époque. Ce n'est pas non plus ce que Matthieu a voulu dire. Notez bien ce qu'il a dit. Il a dit que Jésus a guéri tous les malades "afin que s'accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète Esaïe." Cela ne signifie pas que seules les guérisons faites par Jésus ce jour-là ont accompli cette prophétie ! Mais cela signifie que Jésus a guéri tous ceux qui se sont approchés de Lui, afin qu'Il puisse accomplir cette prophétie à une époque future. Comprenez-vous cela ? Il est écrit que Jésus a guéri tous les malades, pour que cette prophétie puisse s'accomplir.

            Permettez-moi de vous expliquer certaines nuances de la syntaxe grecque. Cela fortifiera votre foi et vous édifiera. En grec, le mode indicatif fonctionne comme en anglais ou en français. C'est le mode de la réalité présente. Quand le grec emploie l'indicatif, il décrit ce qui se passe effectivement au moment présent. Mais ce n'est pas l'indicatif qui est employé dans Matthieu 8 : 17. Si cela avait été le cas, ce verset aurait signifié que Jésus aurait guéri les malades présents ce jour-là, et que cela aurait complètement et définitivement accompli la prophétie d'Esaïe. Le grec utilise ici le mode subjonctif. On pourrait donc traduire ce verset de la manière suivante : "Il guérit tous les malades, afin que ce que le prophète Esaïe avait annoncé puisse être accompli à une époque future."

            En grec, le subjonctif est employé pour dire que quelque chose pourra se produire, ou que quelque chose aura une probabilité de se produire. Matthieu ne veut donc pas dire que cette prophétie s'est réalisée à ce moment précis, bien que Jésus ait guéri tous les malades présents. Mais il fallait que tous les malades soient guéris, pour que cette prophétie puisse s'accomplir à un moment futur précis.

            Comprenez-vous ce que je veux dire ? La prophétie d'Esaïe n'a pas été accomplie ce jour-là. Mais il fallait tout de même que Jésus guérisse tous les malades présents à ce moment-là, pour que la prophétie puisse s'accomplir à un moment futur donné. La différence entre l'indicatif et le subjonctif est donc très importante.

            En grec, dans ce verset, le subjonctif est précédé de la conjonction "opos." L'emploi du subjonctif avec cette conjonction implique l'existence d'un objectif précis. L'objectif était d'accomplir cette prophétie à un certain moment futur donné. A quel moment futur précis le prophète Esaïe faisait-il allusion ?

            Pour répondre à cette question, nous devons revenir au Livre d'Esaïe, et suivre ce que la Bible dit. Nous ne pouvons pas fonder notre foi sur des enseignements qui ne reposent pas sur la Bible. Mais nous devons la fonder sur ce que la Bible enseigne clairement. Nous devons comprendre nous-mêmes ce qui est écrit.

Quel était donc ce moment précis où la prophétie s'est accomplie ? Ce moment n'a pas été déterminé au hasard. Il n'a été laissé à l'interprétation arbitraire de personne.

Esaïe lui-même nous dit à quel moment sa prophétie devait s'accomplir. Il a dit qu'elle devait s'accomplir au moment de la mort de Jésus-Christ. Tout le chapitre 53 parle de la mort expiatoire de Jésus. Il annonce que Dieu L'a chargé des iniquités de nous tous. Nous le savons bien. On nous l'a appris depuis notre enfance. Nous savons que Jésus est devenu notre substitut, que Dieu L'a littéralement chargé de tous nos péchés, et qu'Il est mort à notre place. Nous le savons, parce que c'est ce qu'enseigne tout le chapitre 53 d'Esaïe. Tout le contenu de ce chapitre annonce la mort de Jésus.

            En outre, le contexte de ce chapitre annonce aussi clairement que Jésus S'est chargé de nos maladies et de nos douleurs. Par conséquent, le moment où cette prophétie s'est accomplie ne peut être que celui de la mort de Jésus, à l'exclusion de tout autre. Personne ne peut affirmer, sans faire preuve de malhonnêteté intellectuelle, que cette prophétie s'est accomplie au moment où Jésus a guéri tous les malades ce jour-là, et qu'elle n'aurait plus aucun effet par la suite.

Réfutation d'un second argument employé par les moqueurs.

            Certains moqueurs tentent de nous battre sur notre propre terrain. Ils nous disent : "D'accord ! Cette prophétie ne s'est pas accomplie au moment de Matthieu 8, elle s'est bien accomplie au moment de la mort de Jésus. Par conséquent, depuis Sa mort, plus personne ne peut être guéri, puisque cette prophétie s'est accomplie à ce moment-là. Cette prophétie ne peut donc plus être invoquée pour que nous puissions être guéris aujourd'hui."

            Tous ceux qui lisent cela ne peuvent que penser que c'est complètement ridicule ! Et vous avez raison ! C'est avec ce genre de logique que beaucoup de gens s'efforcent de détruire votre foi et de vous convaincre que vous ne pouvez pas espérer être guéris aujourd'hui, sous prétexte qu'Esaïe 53 serait accompli et passé.

            Voici ma réponse à cette absurdité. S'il n'est plus possible d'âtre guéri aujourd'hui, sous prétexte que cette prophétie s'est accomplie au moment de la mort de Jésus, alors il n'est plus possible d'être sauvé non plus. Parce que Jésus, sur la croix, non seulement a porté nos maladies, mais Il S'est aussi chargé de nos péchés. S'il n'y a plus de guérison pour nous aujourd'hui, alors il n'y a plus de pardon des péchés non plus !

Aucun Chrétien, normalement, n'éprouve de problème à croire que la mort de Jésus pour nos péchés est toujours valable pour nous aujourd'hui. Mais les modernistes, les libéraux et les moqueurs veulent détruire votre foi en vous disant que la guérison annoncée dans ces passages n'est plus valable pour nous aujourd'hui, parce que la prophétie a été accomplie au moment de la mort de Christ. Ils ne réfléchissent même pas au fait que, s'il n'y a plus de guérison pour nous aujourd'hui, il n'y a plus de pardon pour les péchés non plus ! Plus personne n'aurait donc pu être sauvé depuis la mort de Jésus ! C'est complètement insensé !

Les Chrétiens d'origine païenne sont inclus dans Esaïe 53:4.

            Permettez-moi à présent de répondre à une autre question. Remarquez l'emploi du mot "nos" dans le passage que nous avons étudié : "Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies." Au verset 16, nous voyons un groupe de malades se présenter devant Jésus, et Il les a tous guéris, afin que la prophétie d'Esaïe s'accomplisse. Matthieu se place manifestement dans ce groupe. Ma question est la suivante : "Qui sont ceux qui sont compris dans ce groupe, désigné par "nos" ?" Il est clair que tous les Chrétiens sont compris dans ce groupe. Voici pourquoi.

Dieu avait fait avec Abraham une alliance, qui concernait aussi tous les descendants physiques d'Abraham. Mais, dans Genèse 22 : 18, nous voyons que cette alliance concernait bien d'autres personnes que les seuls descendants physiques d'Abraham :

"Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix" (Genèse 22:18).

            Toutes les nations de la terre, et pas seulement la nation Juive, seront bénies en la postérité d'Abraham. Cette bénédiction était la même que celle qui s'appliquait à Abraham et à ses descendants physiques. "Bénir" signifie : "recevoir la puissance de Dieu, qui produit le bien-être dans tous les domaines de la vie." En d'autres termes, en bénissant Abraham et sa descendance, Dieu leur a accordé le salut, la guérison, la prospérité et le bien-être. Genèse 22 : 18 affirme que toutes ces bénédictions sont donc passées sur tous les païens, puisque nous faisons parties de "toutes les nations de la terre."

            Par conséquent, la guérison, la prospérité et le bien-être, pour nous et nos familles, sont garantis à tous les Chrétiens d'origine païenne, puisqu'ils sont entrés dans l'alliance conclue avec Abraham. Quand Jésus est mort, Il a accompli deux choses, relatives à deux alliances de l'Ancien Testament, l'alliance conclue avec Abraham, et l'alliance de la Loi de Moïse. Quand Il est mort, Il a ratifié par Son propre sang tout le contenu de l'alliance conclue avec Abraham. En même temps, Il a aboli la Loi de MoÏse. A présent, ne voyez-vous pas clairement qu'il n'y a rien dans le monde qui vous oblige à être malade ? Il n'existe plus aucune raison pour laquelle vous devriez être malade et rester malade ! Pourquoi ?

            La Loi de Moïse écartait les païens de l'alliance conclue avec Abraham. Mais Jésus a aboli cette Loi. Par conséquent, tout ce qui gardait les païens éloignés des bénédictions réservées à Abraham a été aboli. A présent, les païens ont été greffés dans cette alliance. La guérison nous est donc garantie par cette alliance conclue avec Abraham. Il n'y a donc plus aucune raison de tomber malade ou de rester malade !

"Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis" (Galates 3:13-14).

            Là encore, Paul parle de la "bénédiction d'Abraham." C'est cette bénédiction qui nous permet de recevoir tous les bienfaits de Dieu, dans tous les domaines de notre vie : salut pour notre âme, guérison pour notre corps, prospérité matérielle et financière, et bien-être pour tous les membres de notre famille. Christ a racheté les Juifs de la malédiction de la Loi en abolissant cette dernière, afin que la bénédiction d'Abraham puisse aussi venir sur tous les païens, dont nous faisions partie. Nous pouvons maintenant recevoir cette bénédiction parce que Jésus a aboli la Loi, qui maintenait les païens éloignés de la bénédiction d'Abraham.

            Hélas, le diable recrute certains de ses collaborateurs les plus efficaces chez les gens remplis de bonnes intentions. Ils vous diront par exemple : "Dieu va Se glorifier au travers de votre maladie !" Non, Il ne va pas Se glorifier de cette manière ! Ils ne comprennent pas la signification du mot "glorifier." Je vous ai déjà expliqué que le mot grec traduit par "glorifier" signifie en réalité "supposer, être du même avis, aboutir à une conclusion favorable, se former une opinion favorable." Dieu ne peut pas Se former une opinion favorable sur Lui-même par votre maladie !

            Vous ne verrez nulle part dans la Bible que Dieu est responsable des maladies qu'un Chrétien peut subir. Dieu n'utilise pas votre maladie pour Se glorifier, c'est-à-dire pour Se former une opinion favorable sur Lui-même. Vous ne verrez jamais cela dans la Bible ! La Bible dit que Jésus a porté mes maladies, pour que je n'aie plus à les porter !

            La première chose que je fais quand je prie pour un malade, c'est rappeler à Dieu Ses propres paroles. Je cite Esaïe 53 : 4 et Matthieu 8 : 17. Puis je Lui rappelle que ce malade est l'un de Ses enfants, et qu'ils n'ont plus à porter cette maladie, puisque Jésus S'en est chargé. Pourquoi doivent-ils subir cette maladie ? J'ai ensuite un fondement solide pour ma prière. La Parole de Dieu me donne une fondation sur laquelle je peux appuyer ma foi. Si vous laissez quelqu'un vous troubler dans vos pensées, et vous convaincre que Jésus n'est pas mort pour vos maladies, ou que la guérison n'est plus pour aujourd'hui, et si vous avez de la considération pour les prétendues capacités de cette personne, alors vous allez croire ce qu'elle vous dit. Savez-vous ce qui va ensuite vous arriver ? Vous ne serez pas guéri, parce que sept des huit moyens de guérison prévus par Dieu nécessitent la foi.

            Je n'ai jamais autant souffert dans mon cœur que lorsque j'ai assisté à une grande campagne de guérison organisée par l'un de nos plus grands hommes de Dieu. Je n'ai certainement pas l'intention de le critiquer. C'est un homme de Dieu puissant. Il exerce son ministère dans l'onction du Saint-Esprit. C'est dans des réunions semblables que le Saint-Esprit choisit souverainement certaines personnes pour les guérir. Ils n'ont pas besoin de foi pour être guéris. Ils n'ont rien à faire. Dieu guérit souverainement quand l'onction agit. Ce grand homme de Dieu est revêtu de l'onction. Toutefois, seul un petit nombre de malades sont guéris dans cette grande foule.

            Je me trouvais près de la section où étaient rassemblés les malades en chaise roulante. Certains étaient même étendus sur des brancards. Beaucoup avaient des tubes qui pénétraient dans leur corps et étaient branchés à toutes sortes de bouteilles pour être maintenus en vie. Certains étaient venus pour être touchés par Dieu, mais ils n'ont rien reçu. Ils sont partis comme ils étaient venus, malades sur leur lit de mort. Il est probable que ces malades sont morts aujourd'hui.

            Voici ce qui me faisait le plus souffrir : La Bible nous enseigne qu'il existe huit moyens de recevoir la guérison que Jésus nous a acquise par Sa mort. La guérison reçue comme une action souveraine de Dieu, au travers de l'onction d'un ministère, ne représente qu'un seul de ces moyens. Il existe sept autres moyens de guérison, mais ils exigent tous la foi de notre part. Et vous ne pouvez pas exercer la foi pour la guérison, ni pour quoi que ce soit, si vous avez laissé quelqu'un vous convaincre que la guérison n'est plus pour vous ! Vous ne serez jamais guéri, si vous laissez ces gens vous entraîner dans leur gymnastique spirituelle, troubler vos pensées, et vous empêcher de voir ce que la Bible enseigne concernant la guérison, c'est-à-dire qu'elle est comprise dans la mort de Christ.

Nous pourrons bénéficier de la mort de Christ, concernant la délivrance de nos maladies, aussi longtemps que nous pourrons bénéficier de Sa mort, concernant le pardon de nos péchés. Jusqu'à quand donc ?

            Il y a, dans l'édition anglaise de la Bible Scofield, une note en bas de Matthieu 8 : 17, disant que la prophétie d'Esaïe a été accomplie à ce moment-là, et qu'elle n'est plus valable pour nous aujourd'hui. Je le dis avec respect : j'utilise la Bible Scofield, et certaines de ses notes sont formidables. Mais, dans certains domaines, elles sont nulles. Cette note particulière de Scofield n'est pas logique, pour deux raisons.

Tout d'abord, si le bénéfice de la mort de Jésus pour nos maladies s'est achevé avec Matthieu 8 : 17, ce n'est plus Esaïe qui a déterminé le moment de l'accomplissement de la prophétie d'Esaïe, mais les éditeurs de la Bible Scofield. Or Esaïe a clairement fait correspondre ce chapitre 53 à la mort de Christ, et pas à ce qui se passait dans Matthieu 8.

            En second lieu, si cette prophétie s'est achevée sur la croix, et si personne ne pouvait plus s'appuyer sur cette prophétie pour croire en sa guérison, il irait de soi que nous ne pourrions plus faire référence à la croix pour croire en notre salut. Pourquoi ? Parce tout a été accompli sur la croix. C'est là que Jésus S'est chargé à la fois de nos maladies et de nos péchés, comme l'avait prophétisé Esaïe.

Ainsi, si la prophétie concernant nos maladies s'est simplement accomplie au moment de la mort de Jésus, sans que nous puissions en bénéficier par la suite, alors nous ne pouvons pas non plus bénéficier de la mort de Jésus aujourd'hui, pour le pardon de nos péchés. Par conséquent, si nous utilisons la logique de Scofield, personne n'a pu être sauvé après la mort de Jésus ! Croyez-vous cela ? Bien sûr que non ! Cela devrait suffire à vous persuader que vous devez rejeter cette idée que la guérison ne serait plus pour vous aujourd'hui, sous prétexte que la prophétie d'Esaïe ne se serait accomplie qu'en Matthieu 8 : 17, ou sur la croix, et que plus personne ne pourrait plus l'invoquer depuis !

            Je n'ai jamais voulu être méchant, jamais ! Mais il me faut parfois pourfendre l'ennemi, pour ouvrir votre intelligence, et vous permettre de discerner le problème réel qui empêche les Chrétiens d'avoir la foi. Beaucoup doivent avoir foi dans la foi des autres pour leur guérison, à cause de certains enseignements qui affirment que la mort de Christ pour nos maladies n'est plus valable pour nous aujourd'hui. Il faut que je vous expose ces doctrines, et que je les dénonce avec vigueur pour vous bénir et vous permettre de faire grandir votre foi. Christ est mort pour nos maladies. Cette vérité est toujours valable aujourd'hui. Elle est parfaitement efficace, aussi longtemps que sera valable la mort de Christ pour nos péchés, c'est-à-dire perpétuellement !

            Vous n'avez pas besoin d'être malade. Christ a porté ce fardeau pour vous. Puisqu'Il l'a porté, vous n'avez plus besoin de le porter. C'est pour cela aussi que vous n'avez plus besoin de porter vos péchés. Il n'est pas question que je me charge de mes péchés ! Je les ai tous abandonnés à Jésus. C'est Lui qui les a portés. C'est pour cela que je suis sauvé. En outre, chaque fois que je ne me sens pas bien, je m'en décharge sur Jésus. Vous pouvez faire de même. Jésus est mort pour nos péchés et pour nos maladies.

"Père, fortifie la foi de Ton peuple, pour ce qui concerne la guérison. Au nom de Jésus. Amen !"

 

On trouvera dans le document A434 la suite de ce livre (Chapitres 5 à 7).

 

Vous pouvez également ouvrir le livre complet (Chapitres 1 à 10) au format pdf, en cliquant sur le lien ci-dessous :

Livre de Jay Snell - La Guérison divine - 87 pages